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Archive for the ‘CD’ Category

Wee Willie Walker

Tuesday, June 1st, 2021

Wee Willie Walker
& The Anthony Paule Soul Orchestra
Not in My Lifetime
Blue Dot Records BDR 110
Sortie le 26/07/21

Willie Walker né le 23/12/41 était un chanteur qui, bien qu’ayant enregistré pour Goldwax et Chess/Checker, était méconnu du grand public. Il rencontre Anthony Paule en 2015, qui l’intègre à son « Soul Orchestra », enregistre un premier album (After A While) et l’emmène dans ses valises au festival de Porretta (Italie). Ses capacités vocales, sa présence scénique, sa gentillesse, son affabilité et son éternel sourire lui offrirons l’opportunité d’y retourner à trois reprises.
C’est avec tristesse et émotion que nous évoquons le présent album car Willie décéda quelques jours (19/11/19) après avoir terminé son enregistrement. La plupart des titres (9 sur 13) sont des compositions originales dues, pour la plupart, aux plumes conjointes d’Anthony Paule, Christine Vitale et du choriste Larry Batiste. L’enregistrement réalisé « à l’ancienne » sans sophistication inutile procure à l’ensemble une sensation d’intemporalité où Willie s’exprime avec simplicité et efficacité au point qu’il est difficile de choisir un titre meilleur qu’un autre. C’est toutefois, à mon avis, dans les titres lents où l’on peut mesurer l’intensité de ses capacités vocales comme dans Over And Over (sa chanson préférée) ou encore Darling Mine où il est soutenu par la discrète mais efficace guitare d’Anthony Paule,
Il y a aussi quelques reprises comme Warm To Cool To Cold qu’il avait enregistré pour Goldwax, ou encore Suffering With The Blues emprunté à Little Willie John qui semble avoir eu une grande influence sur lui puisqu’il reprends également sa version de Heartbreak crée par Jon Thomas.
Un chant du cygne à ne pas manquer.

Jean-Claude Morlot

Bruno Mars & Anderson Paak

Tuesday, June 1st, 2021

Bruno Mars
Leave The Door Open
AfterMath Entertainment & Atlantic Reecording Corporation

Sans attendre l’album auquel participe Bootsy Collins, examinons le single qui connait un succès retentissant.

Certains (Daptone Records), pour satisfaire les goûts de contemplateurs d’une époque qu’ils n’ont pas connue, recopient laborieusement les recettes de la soul « sixties » au point, et ceci sans dénier le talents des interprètes concernés, d’accoucher d’un revival poussiéreux. D’autres comme Raphael Saadiq revisitent, s’approprient le son Motown pour en faire une œuvre originale qui, sans tomber dans la nostalgie, frise la perfection (cf l’album : The Way I See It). Et c’est dans cette perspective que s’inscrivent Bruno Mars et son acolyte Anderson,Paak en reprenant les canons d’un style, qui dans les années 70, fit la gloire des groupes vocaux comme les Temptations, les Spinners, les Stylistics (pour n’en citer que quelques uns).
Il récré ainsi l’atmosphère d’une époque ou la sophistication, l’élégance des costumes et des chorégraphies régnaient en maîtres. Et c’est la démonstration qui en a été faite lors de la récente soirée des Grammys où il s’est produit accompagné de trois choristes/danseurs dans une vibrante évocation de cette période aujourd’hui disparue. https://www.youtube.com/watch?v=n1_uRtFL-uQ

Démonstration qui confirme l’adage «  le talent fait ce qu’il peut, le génie ce qu’il veut ».

Jean-Claude Morlot

Arlo Parks

Monday, March 1st, 2021

Arlo Parks née de parents tchadien et nigérien francophones vit en Angleterre où elle a enregistré ce premier album. Une voix posée, aérée, éthérée à défaut d’être sensuelle et qui s’écoute d’une oreille attentive illustre les douze titres du présent opus. La production d’un style qualifié de « néo soul » (appellation désormais fourre-tout en opposition au vocable new soul qui revendique ses racines historiques comme l’en attestent des artistes comme Erykah Badu, Angie Stone ou Leela James , pour ne citer qu’elles, et il faudrait, à la rigueur voir du côte d’india Arie pour trouver une similitude lointaine) penche plutôt vers une « britpop » sophistiquée.
L’ensemble est une suite de mélodies planantes répétitives aux accents « trip hop » à la manière des groupes qui illustrèrent la sphère de l’  acid jazz  dans les années 90 comme Galliano. Seul Green Eyes sort du lot avec un rythme un peu plus pêchu tandis que le single Caroline ne déroge pas à la règle,
En résumé, cet album est peu représentatif de la scène soul britannique qui comporte des artistes emblématiques comme Mica Paris, Beverley Knight ou encore Ruby Turner.

Jean-Claude Morlot

Eddie Kold’s Chicago Alley Blues

Monday, November 30th, 2020

Eddie Kold Band
Chicago Alley Blues
L&R Records 582927/Bellaphon

Originaire de Cologne (Allemagne), Eddie Kold en enregistrant cet album en Octobre 2019 à Chicago renoue avec l’habitude prise pour son premier album Chicago Blues Heaven , Son fidèle acolyte afro-américain Larry Doc Watkins (né le 19/07/53 et accessoirement pour la petite histoire neveu de Jimmy Johnson) assure la plupart des vocaux sur des titres originaux qu’il a composé dans la plus pure tradition du style de la Windy City tandis que Too Hot issu de la plume d’Eddie Kold lorgne du côte du british blues sixties,
La présente livraison a pour particularité la présence de nombreux invités dont Bernard Allison, qui en digne fils de son père Luther manie la guitare avec dextérité (Blues Man enregistré à Cologne en 2019 lors d »une tournée), L’harmoniciste Omar Coleman et le guitariste Tom Holland s’illustrent sur deux reprises Before You Accuse Me et Howlin’ For My Baby à l’accompagnement survitaminé à la manière de Chuck Berry, A signaler également la présence de Charlie Love sur Gimme Back My Money.

Jean-Claude Morlot

I like the way the songs have a traditional feel to them, with a couple of the songs having an up to date theme to them. “Too Hot” is a song dealing with climate change and “Smart City Blues” is about surveillance on the internet. I loved the guitar of Tom Holland on Bo Diddley’s “Before You Accuse Me” and Omar Coleman’s harmonica playing. The laid back feel of “Just A Dream” is very well handled by the band.

“Suicidal Blues” has a very hypnotic feel with an engaging piano played by Millie Meckback keeping the hypnotic beat going, with some really nice laid back blues guitar from Eddie. “Blues Man” a tale of the life of a modern Blues artists features “Bernard Allison playing some very nice melodic guitar. “Gimme Back My Money” written and sung by Charlie Love is great.

Overall a good album with some great guests helping Eddie achieve a very creditable Soulful Blues album.

Dave Thomas

James & Black’s New EP

Tuesday, July 21st, 2020

Alors qu’il avait l’habitude de parcourir l’Europe pour s’y produire le couple James & Black vit désormais, virus oblige, dans sa ville natale d’Austin (Texas), Cet immobilisme forcé ne l’a pas contraint à l’oisiveté, bien au contraire puisqu’il lui donné l’occasion de finaliser un EP de quatre titres enregistré au printemps à Anvers (Belgique) avec les collaborateurs habituels Jordi Geuens (drums), Erik Rademakers (bass) and Jeroen Capens (saxophone) épaulés par Fumihito Sugawara and Max Benassi qui par leur habileté habituelle et leurs guitares ont contribué à l’aboutissement de ce projet multinational,
Le résultat des quatre titres originaux qui ne figurent pas sur leurs deux Cds précédent (chroniqués sur ce site) est pour le moins surprenant, Good Thang voit Bella Black faire ses débuts de rappeuse soutenue par un excellent solo du saxophoniste Jeroen Capens tandis que Bruce James laisse éclater sa voix proche de celle de Dr John dans The Bite un titre dansant à la forte influence « britpop » à la manière de Brand New Heavies et qui raconte, peut être d’une manière autobiographique, l’errance d’un étranger dans une ville inconnue, en l’occurrence : Amsterdam, Le couple est en duo sur la ballade Water Love où Bella récidive dans ses incursions rap ,

War Came Around est un vibrant plaidoyer sur les événements qui secouent les USA (la vidéo est sous-titrée en anglais),
Without justice there will be no peace.


Jean-Claude Morlot

Sortie le 20 Juillet 2020 disponible sur le site www.jamesandblack.org

Chroniques Albums

Sunday, March 1st, 2020

MARTHA HIGH
Nothing’s Going Wrong
Blind Faith Records

Nul n’est prophète en son pays et ce n’est pas Martha High qui démentira ce vieil adage puisqu’elle a décidé , après des années passées aux côtés de James Brown, de poser ses valises en Italie et plus précisément à Rome. Ce choix ne semble pas fortuit puisqu’il semblerait que l’Italie soit une terre d’accueil idéale pour les artistes Soul. Citons Michael Allen ex-membre du groupe Kilo qui enregistra chez Stax en 1979 ou encore la chanteuse Lisa Hunt (pour ne citer qu’eux deux)
Ils y trouvent, comme ce fut le cas pour le regretté Willie Walker avec Groove City, de solides musiciens ainsi que de redoutables sections de cuivres connaissant jusqu’au bout de leurs anches l’art du riff acéré et musclé. C’est ainsi qu’elle rencontre le producteur Luca Sapio et le groupe The Italian Royal Family et enregistre cet album, comme le précédent Singing For The Good Time , dans leur studio analogique. Cette particularité qui peut sembler incongrue en ces temps actuels confère à l’ensemble un son moelleux moins mécanique que son homologue numérique.
Luca Sapio a écrit , composé, arrangé et mixé la totalité de cet album qui ne comporte que des inédits alors que la solution de facilité aurait consisté à déverser une série de reprises browniennes.
A l’instar d”illustres prédécesseurs qui surent par le passé reprendre des codes usés comme ce fut le cas dans le cinéma avec les exemples du western ou du fantastique Sapio se les réapproprie pour en faire un style personnel. C’est ainsi que l’intro de Face The New Future ressemble à du Ennio Morricone qui aboutirait sur de la blaxploitation façon Isaac Hayes, que les arrangements de Stop Get Off My Back et de Land of Broken Promises sont furieusement seventies. Ces écrins qui ressemblent à des musiques de films sont servis par la puissante voix de Martha High qui démontre qu’a 75 ans que la vieillesse n’est pas nécessairement un naufrage. Devrait être un des albums de l’année.

FRANK BEY
All My Dues Are Paid
Nola Blue Records NB010

Il a commencé sa carrière en assurant les premières parties d’Otis Redding dont il aurait beaucoup appris sur la manière de capturer l’audience d’un public.
Il a formé un groupe Moorish Vanguard dont le contrat d’enregistrement aurait capoté,d’après ses dires de la faute de James Brown.
S’en suivit un long silence de dix sept ans (peut être dû aussi à de probables problèmes de santé rénaux) et pour enfin le voir faire un retour remarqué en 2015 sur la scène du Porretta Soul Festival en compagnie d’Anthony Paule.
Cet album, le deuxième pour le label Nola Blue, est quelque peu déconcertant au premier abord par l’éclectisme de son propos en décalage avec ce qu’il avait proposé précédemment. C’est ainsi que Idle Hands reprise du titre d’Eddie Palmieri et Harlem River Drive ouvre une session qui sera essentiellement composée de reprises dont l’une des rares exceptions sera celle de l’ autobiographique All My Dues Are Paid où il semble régler ses comptes avec certaines critiques. Les sources d’inspiration sont aussi diverses que variées puisque figurent côte à côte un classique de country music He Stopped Loving Her Today, le jazzy très années quarante I’ll Bet I’ll Never Cross Your Mind où l’on sent qu’il atteint les limites de son potentiel vocal . Un hommage particulier est rendu àPercy Mayfield avec le rock ‘n roll de Never No More qui donne l’opportunité à l’orchestre de se défouler dans une superbe partie instrumentale et Ha Ha In The Daytime écrit à l’époque où il collaborait avec Ray Charles.
Et puis, enfin pourquoi conclure avec une énième reprise d’ Imagine de John Lennon qui n’apporte pas grand chose à l’auditeur si ce n’est que de lui donner quelque chose de familier à écouter?

Jean-Claude Morlot

Dave Godin’s Deep Soul Treasures

Thursday, December 5th, 2019

Dave Godin’s Deep Soul Treasures
Vol 5
Kent 485

Les amateurs anglais de Soul music sont réputés pour être les plus exigeants, connaisseurs et rigoureux du genre au monde où ils n’ont aucun équivalent. Et ce n’est pas l’hexagone qui peut entrer en compétition puisqu’à l’exception de Gilles Petard personne ne peut rivaliser avec eux. Dave Godin, à l’inverse des amateurs de “Northern Soul” qui privilégient les rythmes sautillants de Motown et de ses satellites est attiré par la “Deep Soul” aux voix recherchées, au mélodies suaves et puissantes et où l’émotion est à fleur de peau. Le présent volume est le cinquième d’une série de compilations qui regroupent son Olympe du genre. Vingt cinq titres d’une sélection rigoureuse et érudite d’où il est difficile de faire un choix tant la qualité est au plus haut niveau et qu’il faudrait tous citer pour rendre compte de l’érudition et de la passion de son auteur.
Chaque titre est abondamment documenté dans lr livret par la plupart des spécialistes anglais comme Tony Rounce, John Marriot ou encore Stuart Cosgrove pour n’en citer que quelques uns. c’est ainsi que l’on prrend plaisir à (re)découvrir des perles rarissimes comme I Ain’t Got Love Nobody Else des Masqueraders (Until Them) I Suffer de Barbara Lynn extrait de son album Atlantic, These Ain’t Teardrops (James Carr) ou encore deux pépites produites par Allen Toussaint (Can’t Last Much Longer/ Betty Harris) et All I Want Is You/Zilla Mayes). Une préférence ira toutefois à Jerry Washington et Right Here Where You Belong extrait de son unique album éponyme Excello…excellent de bout en bout et considéré par Sean Hampsey comme l’un des meilleurs LP Soul jamais entendu.
C’est aussi l’occasion d’apprendre certains détails comme celui raconté par John P. Dixon d’une rencontre avec Ernie Johnson (dont figure Standing At The Crossroads en duo avec Eddie Campbell) et qui révèle l’avoir rencontré dans les rues de Phoenix en 2002 poussant un chariot de supermarché qui contenait tout ce qu’il possédait. Ou encore dé découvrir Judy White (Satisfaction Guaranteed) est la fille du bluesman folk Josh White.

Indispensable.


Jean-Claude Morlot

Pick Of The Week

Tuesday, October 8th, 2019

La chronique est à lire dans la rubrique ci dessous

Chroniques Albums

Sunday, September 29th, 2019


Zac Harmon
Mississippi BarBQ
Catfood Records CFR 028
Le CV de Zac Harmon est impressionnant. Celui qui, selon le journaliste Don Wilcox, allie la sophistication d’un Bobby Bland et le style de Freddy King a eut une carrière passionnante en faisant ses premières armes avec Dorothy Moore ou encore Z.Z. Hill pour continuer en temps que producteur, arrangeur et écrivain pour des artistes aussi variés que The Whispers ou The O’Jays pour ne citer qu’eux et jusque dans les années 90 pour Alexander O’Neal (Home Is Where The Heart Is/Change of Heart).
C’est à partir de 2003 qu’il considère qu’il est temps de retourner à ses racines et se consacrer au blues. Le présent CD se présente sous une forme relativement classique lorgnant grâce à l’apport d’une solide section de cuivres et une approche “soul” du côté de Robert Cray (Desesparate Love, Since You’ve Been Gone) ou encore de B.B. King (Sunday Morning After Saturday Night).
Mais la véritable surprise est la présence du titre de l’album qui est en complet décalage avec la tonalité générale. En effet,Mississippi BarBQ est ouvertement dans le droit fil de la “Southern Soul” qui est un genre à lui seul et qui raconte souvent des tranches de vie sudiste au point que la recette du BarBQ réussi est incluse dans le CD! Nul doute que ce titre ainsi que Make A Dollar Out A Fifteen Cents écrit dans la même veine contribue à lui apporter un nouveau public.
A noter une relecture personnelle de Knocking On Heaven’s Door qui lui permets de laisser libre court à sa volubile virtuosité technique.

Scott Sharrard
Saving Grace
We Save Music WSM 001
Le chanteur/guitariste Scott Sharrard (ex musical director du Gregg Allman Band) a profité de la présence des Bo-Keys et de Scott Bomar avec lequel il a produit son album à Porretta pour en faire la promotion. Amoureux fou de Memphis qu’il considère comme le “paradis sur terre” il en a réuni la fine fleur pour nous offrir son hommage mâtinè d’un son rock très incisif. La cohésion est parfaite dans le titre d’ouverture High Cost Of Loving You où la voix de Scott même si elle n’est pas celle d’un blues shouter est aussi hargneuse que son jeu de guitare.
Difficile de faire un choix tant l’ensemble est séduisant que ce soit la ballade Words Can’t Say ou les funky Sweet Compromise et Tell The Truth soutenus par une puissante section de cuivres marque de fabrique des Bo-Keys fidèles à l’esprit de la ville mythique.
La seule reprise est celle de Everything A Good Man Needs de Gregg Allman interprété par Taj Mahal et avec Bernard “Pretty” Purdie à la batterie.

Vaneese Thomas
Down Yonder
Segue SRVT 2019
Fille de Rufus, sœur de Carla Vaneese Thomas n’a pas suivi les traces familiales puisque c’est à New York qu’elle fera ses premières armes en enregistrant en 1987 pour Geffen l’album Vaneese (qui connaitra un relatif succès avec le titre I Wanna Get Close To You) produit par Beau Huggins connu par la découverte de Freddie Jackson pour Orpheus Prod. S’en suit une longue décennie où sa participation en tant que “background singer” sera importante.
en 2004 parait, déjà chez Segue, l’album A Woman’s Love qui doublonne royalement pour dix titres sur douze avc Talk Me Down (Unleashthe80s Records) publié en 2001 et qui bénéficiait de la présence de Kirk Whalum, Patti Austin ou encore James D-Train Williams.
Le présent CD est un album à la tonalité pop/rock dans lequel Vaneese s’exprime d’une voix puissante et inspirée voire gospelisante au point que Down Yonder semble sorti du répertoire des Staples Singers ou encore dans Legacy Of Pain avec le chanteur Kevin Bacon où elle évoque des meurtres commis dans le Mississippi et pas encore élucidés.
Il faudra se reporter aux titres I Tried/Last Kiss où figurent les cuivres de Lannie Mc Millan et Kirk Smothers (des Bo-Keys)et Wake Me avec Carla dans les chœurs pour retrouver un peu de l’inspiration de sa ville natale.

Jessy Wilson
Phase
Three Tigers
Protégée d’Alicia Keyes, dont elle a été choriste, amie de John Legend dont elle a partagé les compositions Jessy Wilson se lance en solo en revendiquant l’héritage de Curtis Mayfield et le R’n'B des années 70. Et c’est ici que semblent s’arrêter les influences car nous sommes en face d’une œuvre disparate sans homogénéité où le rock le dispute à une pop éthérée très britannique (Oh, Baby, Love & Sophistication, LA Night) alors que Clap Your Hands, sa hargne et sa guitare psyché sans rapport avec celle de Curtis Mayfield nous rappellent les grandes heures de Betty Davis. Moving Through Your Mind en forme de “Soul planante” ressemble à ce que faisait Jhelisa Anderson (soeur de Carleen) il y a une vingtaine d’année dans Language Electric !! Paradoxalement cet album produit par Patrick Carney (batteur des Black Keys) plonge plutôt dans le pop rock seventies que dans le hip hop. Dommage car sans posséder une tessiture identifiable immédiatement comme une Macy Gray ou encore Erykah Badu Jessy Wilson est agréable à écouter.

Jean-Claude Morlot

Barbara Blue’s New CD

Tuesday, June 11th, 2019

BARBARA BLUE
Fish In Dirty H2O

Barbara Blue (aka “The Queen of Beale Street”, Memphis), nous présente son neuvième album. Celle qui fut produite par Willie Mitchell s’est entourée d’une sorte de « who’s who » des musicien de la scène locale. Nous trouvons donc au sein d’une liste non exhaustive Lester Snell, Will McFarlane, Michael Toles, Lonnie McMillan ainsi que les choristes de Sweet Nectar (Maureen Smith, Lynette McCracklin), sans oublier la présence du batteur Bernard “Pretty” Purdie que l’on ne présente plus. Il devient alors paradoxal que ce CD ait une couleur « blues classique » s ‘éloignant du son légendaire de Memphis. Le titre d’ouverture, My Heart, est la véritable profession de foi d’une chanteuse à la voix âpre et rugueuse (à la manière d’Etta James) qui, à l’occasion de huit compositions (sur treize titres) laisse libre cours à son inspiration. Le morceau titre de l’album est emprunté à Koko Taylor et revisité avec l’apport du rappeur de Memphis Al Kapone (Three6Mafia). Les riffs acérés et incisifs du guitariste Scott Sharrad (ex Greg Allman Band) sur Accidental Theft rivalisent avec ceux de Michael Toles (sur Dr Jesus) et Will McFarlane (sur le funky Gravy Train). Cet album, qui démarre avec une véritable déclaration d’amour au Blues, se termine tout naturellement par un hommage à l’un de ses pionniers avec la reprise de Come On In My Kitchen de Robert Johnson.

Jean-Claude Morlot

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