Guru et DJ Premier

Keith Elam dans le Bronx Il avait créé avec DJ Premier le légendaire Gang Starr et l’album Step In The Arena (1991) est encore aujourd’hui considéré comme étant son oeuvre ultime. En solo, il fut à l’origine du concept Jazzmattazz.
Producteur, il était fréquement demandé par Notorious BIG, Nas ou encore KRS One tandis qu’il collaborait avec des artistes “plus conventionnels” comme Donald Byrd et Roy Ayers.

Ici en compagnie de Mica Paris

JCM
Photos: Archives Soul Corner

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Porretta 2010

April 21st, 2010

La programmation définitive de Porretta (du 22 au 25 Juillet) semble avoir été définitivement établie et son intégralité est disponible sur le site de Porretta (voir rubrique Blogroll)
Commençons par les mauvaises nouvelles (les bonnes suivront)
Candi Staton pressentie et signée ne sera pas présente sur les conseils de sa maison de disques qui considère que Porretta n’est pas de son niveau. Elle ne faisait pas tant la fière lorsque je l’ai interviewé en Avril 2006. Elle a côtoyé Solomon Burke au festival anglais de Glastonbury qui draine des milliers de spectateurs. A sa différence Solomon Burke ne considère pas Porretta ou Narni comme mineurs. Cela s’appelle la classe et le respect de son public.
Autres prestigieux absents : Swamp Dogg (qui est déjà venu à Porretta) qui n’a pas trouvé d’autres engagements en Europe. Dommage. Enfin Barbara Lynn dont nous nous faisions une joie ne viendra pas car elle n’aime pas prendre l’avion.

Donc serons présents :
Fred Wesley and the New JB’s dont le répertoire risque d’être sans surprise.
Mc Kinley Moore qui rendra hommage à Otis Redding.
The Green Brothers qui bien qu’originaires de Detroit furent signés par STAX Records.
Thelma Jones dont la reprise du tube de Smokey Robinson I second that emotion fut un succès.
Inutile aussi de présenter le puissant et convaincant Clay Hammond qui est un habitué du festival.
Serons également présents Lavelle White avec le Memphis All Star Rhythm & Blues Band avec Rodney Ellis, Chick Rodgers & Soul Spinner (vus à Narni)
Et enfin, cerise sur le gâteau le légendaire “Iceman” Jerry Butler recevra le “Lifetime Achievement Award”. On ne sait pas encore s’il chantera. On ne peut que le souhaiter très fort.


Comme chaque année Soul Corner sera présent pour rendre compte de l’événement et de son atmosphère. Nous savons déjà que Michele (Al Sole) et David (Il Califfo) nous attendent de pied ferme.
JCM
NB : Le document joint n’est pas l’affiche officielle du festival mais une vision personnelle de notre ami Geoff Marston.

Soul Corner on Facebook

April 11th, 2010

Soul Corner a décidé de créer son groupe sur Facebook afin que ses différents lecteurs puissent se rencontrer. Leurs origines sont différentes. Françaises bien sûr mais aussi américaines avec la présence d’artistes comme Toni Green, Thomas Bingham ou encore Solomon Burke, d’Italie grâce à notre présence assidue au Porretta Soul Festival, de Suisse et d’Angleterre. Que ceux nous oublions nous pardonnent.

There is now a Soul Corner Group on Facebook. It will be the opportunity for our readers from all other the world to meet together. Of course a lot are French, but we have American including artists such as Toni Green, Thomas Bingham and the great Solomon Burke, from Italy due to our assiduous frequentation of Porretta Soul Festival along with people from Switzerland or UK. Forgive us if we forgot some.

L’illustration de cette présentation est la reproduction de l’excellent nouveau CD de Mary J Blige Stronger with each tear et où figure la chanson Color extraite de la BOF du remarquable film Precious.
This presentation is illustrated by the cover of the latest Mary J Blige CD which includes the excellent song Color from the remarkable movie Precious: Based on the Novel Push by Sapphire.
JCM

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Since its inception Sweet Sweetback has been subtitled « An Opera ». Remembering the film, which is the flagship of the blaxploitation genre, it is difficult to imagine how Melvin Van Peebles, who gained success on stage on Broadway in the seventies with plays such as Don’t Play Us Cheap, could transpose the subject without a huge amount of money.
After being rehearsed and prepared during the Harlem Apollo Theater Series at Brooklyn’s BRIC Arts/Media the World Premiere was offered to France on February 19th and 20th 2010 at Creteil’s Maison des Arts (Paris outskirts). This idea could be considered strange if we forget that Melvin spent a few years in France during the sixties writing books and for a legendary satirical publication in French and directing his first movie La Permission (The Story of a Three-Day Pass).

As the curtain reveals a naked stage without any set it is understood that we won’t see a traditional opera performed. The left side is filled with a thirteen-piece band Burnt Sugar The Arkestra Chamber under the direction of guitarist Gregory S. Tate since the right side is left empty.
As it is difficult to talk about a transposition, I would prefer to use the word evocation. Certain scenes in which the hero is fighting for his life, here performed by a remarkable actor Jeremiah, are reproduced with the idea of trying to keep the concept of the original piece but it is obvious that some of the torrid ones are toned down. His desperate run, king pin of the film is illustrated by an original idea in the form of a very convincing sort of “moonwalk”!
The few elements of the sets representing a police car or a gun are made with three or four pieces of cardboard that immediately remind us of the zany world of cartoonist Robert Crumb.

But the “piece de resistance” is the music that is so intense with rich arrangements full of sharpness that it sometimes diverts the mind from the action. Despite its forty year old Melvin Van Peebles’ universe begun with the album Brer Soul it is perfectly vitalized and the score originally by Earth, Wind & Fire remains contemporary. And to remind the public that people improve with time he went on stage to say a few words of thanks in French.

Text and Photos: Jean-Claude MORLOT
(This review will be published in the British magazine IN THE BASEMENT early May.

Many thanks to Antonia Simone (New York City) for her invaluable help

This two hour Opera along with the complete line-up are available on French/German TV ARTE

at: http://liveweb.arte.tv/fr/video/Melvin_Van_Peebles___Sweet_Sweetback_s_Baadasssss_Song/

Dès l’origine Sweet Sweetback.. fut sous titré « Un Opéra ». Difficile en ce souvenant du film navire amiral de la blaxploitation comment imaginer, si ce n’est qu’avec une débauche de moyens, sa transposition scénique. Melvin Van Peebles en vieil habitué de la comédie musicale puisqu’il fut à l’origine de Don’t Play Us Cheap qui connut un succès certain à Broadway dans les années 70 à su intelligemment contourner le challenge qui se posait.
La création mondiale de cette pièce développée au cours des Salon Series de l’Apollo Theater d’Harlem et aux BRIC Arts/Media de Brooklyn eut lieu les 19 et 20 Février 2010 à la Maison des Arts.


Dés l’ouverture du rideau, le public comprend qu’il n’assistera pas à un « Opéra » traditionnel puisque la scène est entièrement dépouillée à l’exclusion de tout décor. Dans le coin gauche est installée une puissante formation de treize musiciens, Burnt Sugar The Arkestra Chamber sous la direction du guitariste Gregory S. Tate alors que la partie droite est laissé libre pour les comédiens. Difficile de parler de transposition, je préférerais employer le mot d’évocation. Certaines scénettes dans lequel se débat le héros, ici interprété par un remarquable Jeremiah, sont reconstruites en gardant le côté délirant de l’œuvre originale.


Il est évident que certaines comme les plus torrides sont évoquées de manière édulcorée. La fuite éperdue de Sweetback, fil conducteur, du film est illustrée de manière originale par une sorte de moonwalk très convaincant. Les éléments de décors qui sont composés de trois morceaux de cartons pour représenter une voiture de police ou un revolver font penser à une bande dessinée que Crumb aurait illustrée.
Mais la cerise sur le gâteau est la musique qui est tellement intense qu’il arrive parfois qu’on quitte le fil de l’action pour se concentrer sur elle tant les arrangements ont été écrits avec une brillante d’acuité pour retrouver l’esprit d’alors. Tout l’univers sonore de Melvin Van Peebles qui avait commencé dès 1969 avec Brer Soul est reconstitué à la perfection malgré ses presque quarante ans.
Et comme s’il était besoin de prouver que les ans conservent il est venu sur scène participer au rappel et prononcer quelques mots de remerciements au public.

Texte et Photos : JCM

Black Dynamite

January 27th, 2010

Black Dynamite est présenté comme un hommage parodique à la vogue Blaxploitation des années 70. Le problème qu’ont eu à résoudre les producteurs et réalisateur était de se moquer avec émotion de films qui, déjà en leur temps, étaient à la limite de la caricature. Le sujet du film, aussi fin qu’un lacet de chaussure comme c’était l’usage à l’époque, tourne autour de « vilains blancs » qui ont inventé une drogue qui réduit la taille du sexe des noirs. La même idée, dans le film « sérieux » Three The Hard Way (en France : Les Démolisseurs) développait l’idée d’un gaz découvert par une organisation néo fasciste qui ne tuerait que les noirs.
Autre exemple: Dynamite en fait des kilos de vanité et d’auto suffisance tout comme Rudy Ray Moore dans Dolomite à la différence prés que ce dernier ne pensait pas s’inscrire dans la caricature. Démonstrations qu’il n’y a qu’un pas pour que la parodie côtoie des originaux qui en valant leur pesant de celluloïd n’étaient pas sensés faire rire au second degré.
Donc dans ce cas difficile de faire original avec un sujet au contenu à la limite du genre.


Force est de reconnaitre que la reconstitution est fidèle. Les voitures sont d’époque. Il ne manque pas un millimètre aux plateform shoes et aux coiffures afro. Hélas, nous sommes sensés nous amuser avec un festival de lieux communs qui inondaient les séries B. j’ai bien peur que les auteurs à force de vouloir bien faire se soient pris les pieds dans le tapis.
A titre de comparaison réussie nous pourrions citer Don’t be a menace to South Central while drinking your juice in the hood (en France: Spoof Movie) qui parodie Boyz’n the hood, Menace II Society (entre autres) au point que certaines scènes sont reprises plan par plan. La réussite est certainement due au fait que Paul Barclay (réalisateur) et les frères Wayans aient pris du recul sur le sujet sans vouloir le copier pour en rire.
Enfin et pour terminer sur une note positive, je signale que la musique originale qui fait un copié/collé des clichés en vigueur en forme de clin d’oeil aux grands maitres est excellente.
JCM
La note de Soul Corner: 2/5

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La disparition de Teddy Pendergrass est aussi celle d’une grande voix de la Soul qui s’éteint.
Originaire de Philadelphie, il contribua à rendre célèbre le fameux « son ».
Formé à l’école du gospel, il devient dans sa jeunesse le batteur d’un groupe local The Cadillacs qui ne tardera pas à fusionner avec Harold Melvin and The Blue Note dont il deviendra le chanteur soliste.
Le succès vient très vite au rendez avec des titres comme If you don’t know me by me ou Wake up everybody. Il devint très vite évident que des problèmes relationnels intervinrent au son du groupe, d’autant que le nom du chanteur ne figure pas dans l’intitulé le reléguant derrière Harold Melvin.

La séparation est inéluctable. Il se lance dans une carrière solo que personne ne regrettera.
Libre de ses choix et de son avenir, il développe un personnage de sex symbol sachant attirer un public féminin qui le lui rendra bien. Sur scène, il chantait torse nu des textes torrides dont la célèbre trilogie Come go with me,Close the door, Turn off the light qui se termine en apothéose avec une inévitable conclusion : Do Me. Les vidéos du Hollywood Bowl en 79 et de l’Hammersmith en 82 sont symptomatiques de l’ambiance qui régnait. Les plus sages lui envoyaient des ours en peluche (son surnom était Teddy Bear) et les plus dévergondées leurs sous vêtements. Loin de ce côté anecdotique, Pendergrass était un authentique interprète à la voix chaude et ensorcelante.
En 1982, survient un accident de voiture en une compagnie d’une passagère à l’identité trouble, le cloue hémiplégique dans un fauteuil roulant. Diminué physiquement mais pas vocalement il signe alors avec Asylum où il retrouve le succès avec Joy et 2 A.M.
L’intégralité de ses enregistrements PIR a été rééditée par Ace Records.
JCM

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Nous apprenons aujourd’hui le décès de Willie Mitchell qui fut à l’origine de l’inimitable son de Memphis avec le label Hi. Son titre de gloire est d’avoir révélé Al Green et aussi d’avoir participé aux carrières d’Ann Peebles, Syl Johnson, Otis Clay ou encore O.V. Wright.
Mais il ne faut pas oublier qu’il était aussi un trompettiste renommé et qui connu le succès avec certains instrumentaux comme 30-60-90.

Récemment, il était encore en studio pour finaliser le nouvel album de Toni Green qui nous disait hier au téléphone ses inquiétudes sur son état de santé puisqu’il avait été amputé d’une jambe. Elle constatait avec tristesse qu’il n’avait plus le goût de vivre.
R.I.P.

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416 Project

January 1st, 2010

Porretta est un creuset musical où les affinités et les passions se croisent. Certains y rencontrent l’âme sœur, d’autres plus prosaïques se réunissent avec leur amour de la musique en commun. Un petit groupe s’est formé en marge du CIV Soul Band. Le résultat est une formation plus réduite pour une efficacité restée intacte. Et comme les chiens ne font pas des chats le fils Michaël Jacomino est le digne fils de son père qui n’hésite pas à payer de sa personne en s’éclatant comme un teenager au point qu’on se demande s’il y a une différence d’âge entre les participants !
Pour la petite histoire l’idée du projet est née dans la chambre 416 de l’hôtel Castanea de Porretta!

La vidéo que nous proposons en guise de cadeau de Nouvel An à nos lecteurs est une reprise de « Jungle Boogie » que Kool & The Gang ne devrait pas détester. D’autres vidéos sont également disponibles sur You Tube.
JCM

2010

December 29th, 2009

A Merry Soul Christmas and an Happy Blues Year aux lecteurs de Soul Corner.

Nous espèrons que vous continuerez à partager nos émotions et nos coups de coeur.

JCM

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