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Fred Williamson is “The Boss Nigger”

La diffusion récente sur le câble du rarissime western Boss Nigger réalisé par Jack Arnold auteur du mythique Tarantula est pour nous l’occasion de republier une interview de Fred Williamson réalisée en … 1975.

SoulCorner : Comment avez vous commencé au cinéma ?

Fred Williamson : J’ai d’abord commencé par être joueur de football, puis je suis devenu architecte. Cela a été très difficile pour moi d’être architecte en même temps que joueur car il ne me restait pas beaucoup de temps libre. Aussi, je devais trouver un travail qui me permettrais d’avoir des loisirs. Une nuit que je regardais la télévision, j’ai pensé que je pouvais en faire autant. J’ai aussitôt arrêté ma carrière d’architecte. La première chose que j’ai faite a été une série de télévision “JULIA SHOW” où j’étais le petit ami de Diane Caroll, ensuite j’ai tourné dans M.A.S.H. De Robert Altman et joué le rôle d’un maître-baigneur dans le film d’Otto Preminger Tell Me That You Love Me, Junie Moon et après vous connaissez la suite.

SC : Désormais vous êtes connu pour être spécialisé dans ce qu’on appelle les films de “blaxploitation”. Êtes vous d’accord avec cette désignation?

FW ; Non, car je fais des films d’action, d’homme d’action. Les personnages que j’incarne pourraient être tenus par Clint Eastwood, Charles Bronson ou Burt Reynolds. Je joue des personnages qui pourraient être n’importe quel homme. Je ne joue pas dans des situations qui ne pourraient arriver qu’à des noirs.

SC : Nous pensons que c’est une réaction de blancs de les appeler ainsi.

FW : Oui, car souvent je suis le seul acteur de couleur et pourtant on étiquette le film “ black movie” Alors, pourquoi les critiques n’appellent ils pas les films de Burt Reynolds ou de James Caan des “films blancs”. Je pense qu’il s’agit plutôt d’étroitesse de leur part.

SC ; Comment sont distribués vos films aux U.S.A.?

FW : Malheureusement, ils sont surtout projetés dans les villes où il y a une forte concentration noire.

SC : Savez-vous qu’il y a en France des tentatives pour les projeter dans les grands circuits?

FW : Je pense qu’il y a une différence entre la façon de penser des européens avec celle des américains.La discrimination et le racisme sont deux choses qui sont fondamentalement différentes aux U.S.A. et en Europe. Aux U.S.A. On nous oppose le fait d’être noir. En Europe aussi. Mais il y a aussi des différences, comme la religion, qui ne sont pas aussi fortes qu’aux USA Une autre différence est que les américains nous ont amenés en esclavage. Par conséquent, il n’y a pas cette haine des noirs envers les blancs pour en avoir fait d’eux des esclaves.

SC : Pensez vous que cette situation s’arrange?

FW : Oui, déjà, il n’y a plus d’esclavage !! A chaque fois qu’il y a un gain, il y a une perte. Nous sommes désormais reconnus en tant qu’acteurs mais nous devons jouer les bouffons et les clowns. Maintenant, nous revenons en arrière. La preuve en est CAR WASH, LET’S DO IT AGAIN, UPTOWN SATURDAY NIGHT. Je suis le seul à faire d’action à la Charles Bronson, parce que je les produit, les écrit et les joue. Je ne veux pas être un clown à la Steppin Fetchitt (NDR : acteur des années trente longtemps considéré le stéréotype négatif des afro-américains).

SC : Pensez vous sérieusement que nous revenons à l’époque de Steppin Fetchitt?

FW : Dans un sens oui. Je ne pense pas que des films comme CAR WASH seront populaires en Europe parce que les européens ne comprendrons pas ce genre d’humour et de personnages comme celui du pasteur interprété par Richard Pryor qui fait partie de la vie quotidienne aux U.S.A. et est perçu comme tel. En Europe, c’est du folklore et vous riez aux mauvais moments, vous riez des gens et non pas avec. C’est une différence importante car si vous riez avec c’est que vous les comprenez alors que si vous riez d’eux c’est terminé. C’est là qu’ils deviennent des bouffons !

SC : Avez vous vu WATTSTAX et que pensez vous du rôle de Richard Pryor ?

FW :Oui. Aux U.S.A. Richard Pryor est un homme très drôle. Il gagne beaucoup d’argent avec des films comme THIS NIGGER IS CRAZY ou NIGGER PLEASE. Il se sert de terminologie de « nigger » pour faire rire les noirs alors que ça n’a aucun sens pour les européens.

SC : Et Melvin Van Peebles ?

FW : C’est pareil. Il faut connaître les rapports qui existent entre les noirs et les blancs pour comprendre leur humour. Il faut connaître la haine, l’hostilité, la colère qu’il y a envers les blancs. Il faut savoir qu’il y a un pays où les races se haïssent. Si vous acceptez de l’admettre alors vous avez tout compris.

SC : Dans ces conditions, vous a t’il été difficile d’être votre propre producteur ?

FW : Non, car tant que mes films rapportent de l’argent, on les accepte. Et puis, il y a des gens qui préfèrent «  l’homme noir fort » au bouffon.

SC : Pensez vous refaire des films avec Jim Brown et Jim Kelly ?

FW : Oui, j’en referais, mais par dans le style de THREE THE HARD WAY (NDR : En France : LES DÉMOLISSEURS) car l’histoire était trop stupide. Les noirs contre les blancs, c’est ridicule et dépassé. J’ai accepté car c’était la première fois que trois acteurs noirs tournaient ensemble. Il était important de montrer que nous pouvions travailler et faire quelque chose qui soit un succès. Le second était différent puisqu’il s’agissait d’un western TAKE A HARD RIDE avec Lee Van Cleef.

SC : Quelles sont les raisons qui font que vous n’aimez pas le scénario des « DÉMOLISSEURS » ?

FW : C’est une histoire qui avait une orientation raciale (des blancs qui inventent une drogue qui ne tue que les noirs!). C’est terminé tout ça . Et puis, ça a été fait tellement de fois. Dans mes films, je combats les blancs aussi bien que les noirs.

SC : Dans vos films comme dans comme dans beaucoup d’autres films noirs, la musique a beaucoup d’importance

FW : Oui, c’est très important, plus important que ne le pense les « major studios ». C’est pourquoi les producteurs indépendants sont très attirés par la musique car les gens qui vont au cinéma aiment voir de bons acteurs et entendre de la bonne musique.

SC : Est ce la raison pour laquelle vous avez choisi The Dells pour NO WAY BACK ?

FW : Oui, c’est un groupe très populaire et je suis très satisfait de leur musique. Dans le film que je prépare actuellement la musique sera composée par The Ohio Players qui sont très connus aux U.S.A. (NDR : projet qui semble aujoud’hui n’avoir été qu’un vœu pieux)

SC : Pourquoi avoir choisi The Dells ? Parce qu’ils sont populaires ou parce que vous aimez leur musique ?

FW ; Pour plusieurs raisons, parce que je les aime et aussi parce qu’ils n’ont jamais fait de musique de films. Et comme j’essaie de donner une chance à tout le mondes, j’ai choisi ce groupe qui tourne depuis des années.

SC ; Pourtant la plupart des chanteurs noirs font des musique de films

FW : Peut être. Mais rendez vous compte qu’ils obtenus sept disques de platine et que personne ne leur jamais demandé d’écrire pour le cinéma.

SC : Avez vous vu BLACK JOY ? (NDR : film anglais en compétition à Cannes cette année là et qui raconte l’histoire d’un jeune immigré guyanais dans le quartier noir de Londres Brixton)

FW : Non, mais j’en ai beaucoup entendu parler. J’aime les films d’action. Je n’aime pas voir des films à message même si je suis sûr que c’est un bon film. L’avez vous vu ? C’est un film à message ?

SC : Oui

FW ; Ça ne m’intéresse pas. J’ai eu suffisamment de messages dans ma vie. Je ne vais pas au cinéma pour en recevoir d’autres ! C’est la raison pour laquelle il n’y en a pas dans mes films.

SC : Pourquoi avez vous appelé votre Société « Po’or Boy ? (NDR « Pauv’ Gars » avec la connotation raciste de l’emploi du mot « Boy »)

FW : J’ai toujours été un « poor boy », même maintenant que je suis acteur, producteur et metteur en scène.

SC : Il y a un peu d’ironie là !

FW : Oui, beaucoup

Propos recueillis à Cannes le 27/05/77 par Jean-Claude MORLOT

Photos : 1 & 2 TAKE A HARD RIDE
3 BLACK JOY

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