La révélation Jennifer Hudson
Celle qui fut la révélation du film Dreamgirls et qui n’a volé son Oscar aura pris le temps pour sortir son premier album. L’attente n’aura pas été vaine. Entourée d’une brochette de producteurs en harmonie avec l’air du temps, elle sait passer des sonorités contemporaines à des œuvres plus classiques. L’exercice est délicat car le mélange des genres n’est pas facile car elle semble avoir bénéficié d’une éducation traditionnelle. Très douée, elle démontre l’étendue de ses capacités vocales dans les ballades comme Giving myself, Invisible, And I’m telling you I’m not going où l’oiseau semble prendre son essor pour la premiere fois tandis que Spotlight ou My heart en font une sévère concurrente de Beyonce dont elle volait déjà la vedette dans le film.
Car Jennifer Hudson est de la catégorie des grandes des Aretha Franklin, des Gladys Knight ou encore des Dionne Warwick. Avec I’m his only woman la soul « à l’ancienne » n’est pas absente. Le schéma est classique. Le titre reprend à la manière de Woman to woman de Shirley Brown, le thème de la rivalité de deux femmes amoureuses du même homme. La puissance évocatrice de ces joutes autant verbales que vocales (ici en compagnie de Fantasia) est telle qu’un nouveau classique de la Soul est né. Et c’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter !
JCM
