New York. Les années 80. Un son nouveau et un mode de vie alternatif débarquent. Ce qu’on a cru n’être qu’une passade temporaire devient l’affirmation d’une nouvelle culture afro-américaine. Prémices d’une culture qui apportera Obama à la Présidence ? Nul ne peut l’affirmer.
Le mouvement était joyeux, à l’inverse du gangsta rap qui se développera plus tard car il était porteur d’une certaine forme d’hédonisme.
Il suffisait de se promener dans les rues de New York dans ces années là pour s’en convaincre. Les touristes européens étaient surpris de voir des rames de métro complètement bariolées par des graffeurs qui agissaient clandestinement dans les entrepôts du Métro.
Poursuivis par la police, inculpés. Ils étaient plutôt considérés comme des voyous plutôt qu’artistes. Le film Wild Style est très fidèle à restituer l’état d’esprit qui régnait à l’époque.

Le temps avançant, leur talent fut reconnu au point que certains dont Futura 2000 participèrent au premier événement parisien hip hop appelé New York City Rap qui eut lieu le 22/11/82 au Bataclan. Les différents courants qu’ils soient musicaux (Grand Mixer DST,Fab Five Freddy, Africa Bambaataa et même Mike Jones de Clash), artistiques avec les championnes du « double dutch » (la corde à sauter des cours de récré !), les break dancers du Rock Steady Crew et graphiques étaient représentés tandis que Futura 2000 se livrait à une démonstration de « graffe » live sur scène.

Aujourd’hui, les « voyous » d’hier vendent leurs œuvres des milliers d’euros comme cette toile de Crash!

Une exposition vente est organisée par la Maison Millon Corneille de Saint Cyr Commissaire Priseur à la Cigale les 19 et 20 Juin où seront présentées 290 œuvres des 140 artistes les plus représentatifs du mouvement.
Texte : JCM
Documents : DR et collection JCM