Spencer Wiggins à Porretta
Saturday, May 30th, 2009C’est désormais un lieu commun que d’écrire que Porretta est l’endroit où chaque amateur sincère de Soul doit aller au moins une fois dans sa vie. Le seul danger soit que son séjour ne devienne une addiction.
Le directeur artistique Graziano Uliani qui nourrit pour son festival de grandes ambitions se pique de dénicher des talents méconnus voire oubliés et qui pourtant contribuèrent à la grandeur de cette musique que nous aimons tant. C’est ainsi qu’il débaucha Swamp Dogg et sorti de sa tanière le légendaire Eddie Hinton.
Cette année, la surprise est de taille puisqu’il a réussi à convaincre Spencer Wiggins de venir se produire. Spencer Wiggins a fait partie de la cohorte des chanteurs sudistes qui dans les années soixante remportèrent un succès modeste. Signé par le label Goldwax il avait pour partenaire les fabuleux O.V. Wright, James Carr alors que ses producteurs/ compositeurs étaient Quinton M Claunch et Rudolph V. Russell.
Son œuvre majeure restera Uptight Good Woman ( écrite par Dan Penn et Spooner Oldham)contemporain de When A Man Loves A woman qui l’éclipsa alors que That’s How Much I Love You rencontra une audience moindre ce qui n’empêcha son édition française.

Comme beaucoup de ses confrères, il s’est tourné vers la religion puisqu’il est désormais diacre au sein de la New Baptist Church de Miami.

Il est à craindre, qu’à l’instar de Joe Simon l’an passé, que son répertoire ne consiste qu’en une suite de « bondieuseries » et se concentre sur des titres extraits de son dernier Cd I’m going on alors que le public souhaitera certainement l’entendre interpréter ses anciennes ballades. Genre dans lequel il excelle. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il soit moins psychorigide que son prédécesseur.
Texte : JCM
Photo : Courtesy Graziano Uliani
Illustration : Collection JCM






