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Archive for April, 2009

SOUL POWER

Monday, April 27th, 2009

Emporté dans les valises de Leon Gast qui réalise WHEN WE WERE KINGS tourné lors du combat Ali/Foreman au Zaire en 1974 le documentariste Jeffrey Levy-Hinte avait pour mission d’en filmer les coulisses ainsi que les parties musicales du concert événement. Formé à l’école rigoureuse du documentaire, digne successeur des célèbres D.A. Pennebaker ou Fredrick Wiseman il s’attache en compagnie d’Albert Maysles à réaliser des vignettes qui sont selon ses propres propos comme des petits courts métrages tourné dans la tradition du cinéma vérité cher aux français.

Un rapprochement se fait immédiatement avec un concert précédent au même endroit en 1971 et qui fit l’objet du film SOUL TO SOUL. Alors que la vision des américains découvrant la « nation mère » était passablement caricaturale avec son côté TINTIN AU CONGO empreint de condescendance envers les « bons sauvages », ici les rapports sont montrés de manière plus décontractée. Les barrières de civilisation s’abattent en un instant comme cette séquence où les alors débutantes Sister Sledge côtoient de jeunes africaines pour partager leurs chorégraphies.
A l’inverse de l’illustre pendant de Gast SOUL POWER est avant tout un remarquable film musical extrait de douze heures de rushes (bienvenue aux bonus lors de l’édition DVD) où on peut assister aux prestations intégrales des prestigieux Spinners et leur remarquable mise en place scénique,
de l’intimiste Bill Withers, d’ un toujours aussi royal et goguenard B B King et surtout d’un James Brown accueilli comme un Dieu vivant même s’il arbore un costume qui semble être fait d’un compromis entre la combinaison pantalon et la mini jupe !

Un autre moment savoureux est celui du voyage en avion qui réunit tous les artistes où chacun y va de sa participation pour que le trajet devienne une immense jam session.
Même s’il aura fallu attendre longtemps, ce film assouvit les frustrations enregistrées par la brièveté des images vues dans WHEN WE WERE KINGS.

(Sortie française du film le 10 Juin 2009)

JCM

Sterling Williams

Tuesday, April 21st, 2009

Sterling Williams est l’un de ces nombreux chanteurs qui sillonnent à longueur d’années les USA et le « chittlin’ circuit ». Né au Texas, il commence à chanter dans une chorale gospel de Bryan pour continuer en temps que premier ténor à la E.A. Kemp High School. Il s’installe ensuite à Los Angeles où il rencontre le producteur Gene « Bowleg » Miller. Il y enregistre ses premiers disques mais la bougeotte le démangeant il se déplace vers Détroit il y connait une petite notoriété en se produisant régulièrement allant même jusqu’à faire la première partie de Joe Tex au Feltze Lounge. Il quitte Detroit pour Chicago où il devient pendant deux ans le soliste du groupe gospel The Hebrew Spiritual Singers. Son esprit semble être ailleurs puisqu’il traine les clubs locaux où il joue avec Junior Wells ou encore Luther Allison. De fait, il n’était jamais satisfait de ses choix et décida en 1980 de retourner à Los Angeles. Il chante un peu partout jusqu’à ce qu’il reçoive en 1995 avec son premier album One Day At A Time une reconnaissance longtemps attendue.

Retitré Grade A Quality en raison du succès du titre éponyme, cette œuvre contient tous les ingrédients qui concourent à la réputation de la Soul sudiste. Comme dans la plupart de ces productions la musique, à l’exception des guitaristes et du saxophoniste Ernie Fields, est synthétique. La voix de Sterling Williams est chaude et chaleureuse un peu à la manière de Tyrone Davis au point que I’ll Right For Your Love s’en inspire largement. Testify s’inscrit dans un registre soul empreint de blues à la Bobby Bland. Pour l’anecdote on pourra noter la présence de Regina Bell parmi les choristes.

Le second album My Baby’s Love reprend avec la même efficacité la recette éprouvée.Et Secret Love est, à cet égard, très efficace par ses constants clins d’œil en direction des glorieux prédécesseurs. L’émouvante ballade Second Hand Heart ressemble à certains classiques où l’artiste chante ses émotions comme si sa vie en dépendait tandis que One on One lorgne du côté de Clarence Carter. Il a depuis publié chez Ecko l’album Brand new Man.

Une sommaire capture vidéo prise dans un club permet de le voir à l’œuvre au milieu de son public. L’homme à fière allure et une élégance naturelle. Si ses accompagnateurs sont réduits au minimum, il est agréable de constater qu’il semble vouloir assurer une certaine qualité à son show puisqu’il s’est adjoint la complicité de deux choristes féminines. Preuve que Sterling Williams qui fait partie de l’armée des sans grades pourrait peut être se faire un nom en Europe. N’est ce pas Porretta ?

JCM
Note de Soul Corner : 4/5

Grade A quality est désormais en streaming sur notre site

CADILLAC RECORDS

Wednesday, April 8th, 2009

Ce biopic qui retrace la création de Chess Records via son mentor Leonard Chess semble mal tomber au moment où l’Amérique de 2009 tente de tourner définitivement avec l’élection d’Obama la page des frustrations passées (ségrégations, héritages de l’esclavage).
Tourné quelques décades précédentes il aurait suscité l’enthousiasme tant la reconstitution (quoique relativement fauchée) parait fidèle à l’esprit d’alors.

Emprunts de clichés (le passage du Sud profond aux faubourgs de Chicago qui induit le passage au blues électrique) ce film est d’un classicisme cinématographique académique. On se prend à imaginer ce que Clint Eastwood, à l’instar de son fabuleux BIRD, aurait pu en faire.
L’hagiographie est fidèle à la légende. On y sort les six coups et on y dénonce les violences policières sans toutefois tomber dans une dénonciation agressive du racisme pourtant omniprésent.
Musicalement, l’avantage du film est d’avoir donné à chaque artiste la possibilité de réinterpréter les classiques plutôt que d’avoir à synchroniser en play back les originaux. L’invasion britannique, illustrée par des Rolling Stones caricaturaux, fait plonger le label qui se redressera qu’avec son passage au Rhythm & Blues avec Etta James. Beyonce est admirable de mimétisme.

Ses interprétations de classiques comme I’d rather go blind qui sans atteindre les sommets des versions originales n’en demeurent pas moins convaincantes.

Par contre, on pourra s’interroger sur la conclusion qui affirme péremptoirement que sans le blues qu’il n’aurait pas eu de Rhythm & Blues, de Soul et même de Rap. Vaste sujet de débats car tous ces genres sont issus du grand « meltin pot » des différentes composantes de la musique noire.

JCM

PRINCE : Lotus Flower

Thursday, April 2nd, 2009

Que n’as t’on pas glosé sur les stars vieillissantes. C’est toujours facile de bruler les icones qu’on à adoré. C’est le propre de l’admirateur déiste qui ne supporte pas que le Maitre se fourvoie dans les magouilles mercantiles pour vendre des CD ( Planet Earth offert par The Mail on Sunday)
Jamais à l’abri de coups de force, Prince revient sur le devant de la scène avec un double CD Lotus Flow. A l’instar de Michael Jackson on le disait rincé, fini, liquidé. Et dès la première écoute c’est la surprise totale.

Il renait de ses cendres avec ce double opus qui semble avoir été produit à l’époque de la gloire qu’il a connu dans les années 80. Son funk mâtiné de rock est omniprésent dans There never be another like you tandis que Chocolate Box nous renvoie aux grandes heures de The Time et de Morris Day. Dance 4 Me qui renoue également avec le son électronique qui fit sa gloire ne semble pas démodé en 2009 alors que Feel good, Feel better s’aventure en compagnie de Maceo Parker sur des territoires funk browniens qu’il n’a jamais dédaigné de fréquenter. La Prince Touch est en marche et n’hésite pas à s’inspirer de Jimi Hendrix dans Dreamer où le toucher de guitare rappelle de manière hypnotique celui de Purple Haze. Preuve que les grands ne sont jamais en manque de ressources.
Un retour incontournable et dont nous attendrons la suite avec impatience.

JCM

La note de Soul Corner : 4/5 .

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