Les compte rendus de Porretta sont entrecoupés par l’actualité. On repart aujourd’hui du début avec une partie du premier soir officiel et d’une seconde, sorte de “off”, qui se déroule en ville.

Au milieu de gauche à droite Bobby Johnson, Jean-François Jacomino et Wayne Jackson
Bobby Johnson et le CIV Soul Band eurent le redoutable honneur découvrir le festival le premier soir. La formation est toujours à la hauteur de son talent et de ses compétences. Il y avait quelques appréhensions à jouer devant un public d’amateurs de soul. Elles furent vite évacuées aprés l’accueil reçu lors des premiers titres. C’est un euphémisme d’écrire que je connais bien Bobby mais il n’empèche qu’il ne cesse de me surprendre. Lors d’une improvisation, il se prit à évoquer son enfance à Kingston (Jamaïque). Le groupe avait reçu le soutien du trompettiste Wayne Jackson, membre des Mar-Keys et des Memphis Horns, quil s’était fondu dans la section de cuivres comme un simple instrumentiste. Il est à noter que sa tenue (short et tennis) contrastait un peu à côté de la tenue impeccable des jeunes musiciens. Qu’importe puisque le feeling était présent. Changement de décor le Dimanche matin. L’ensemble se produisait gratuitement sur une deuxième scène installée sur une place de la ville. L’ambiance était différente puisque le public l’était aussi car composé essentiellement d’habitants peu habitués à ce genre de musique. Là aussi l’enthousiasme des jeunes musiciens, la chaleur communicative de Bobby soutenu par l’omniprésent Wayne Jackson, qui m’a confié que sa trompette dormait entre sa femme et lui ! emportèrent la mise avec leur hommage à Otis Redding désormais bien réglé.

Il ne reste plus qu’à regretter qu’un problème de « timing » ait empéché un duo surprise entre Bobby et Toni Green dont Bobby semble s’être remis!

