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Archive for the ‘Soul Indies’ Category

James & Black in Paris

Thursday, March 30th, 2017

James & Black étaient en concert le 31/03/17 à La Chapelle des Lombards (9 Rue de Lappe 75011)
https://www.facebook.com/events/1855205841433907/

A cette occasion nous publions la chronique de leur Cd Live enregistré au même endroit ainsi que quelques photos.

    C’est à l’occasion de ses (trop) rares passages à Paris que le duo a enregistré ce live le 7 Juin 2016 à La Chapelle des Lombards. Ils étaient accompagnés de leurs fidèles complices Nicolas Thys (Basse), Felix Sabal Lecco (Batterie:Percussion), Dj Phil Ross (Samples/Scratches) qui possèdent de soldes références (Toots Thielemans, Prince, Paul Simon, Peter Gabriel). A l’inverse des prestations de Porretta le répertoire n’inclut pratiquement que des compositions originales dues à la plume créative et aux inspirations diverses de Bruce James.
    C’est ainsi que le titre d’ouverture Brighter Than This et Right On ont des allures de mélodies pop sautillantes des sixties. La répartition des tâches semble bien partagée car il interprète ses propres pièces dans un style proche de ceux de Dr John ou Tom Waits alors que celles que Bella Black a écrites semblent refléter sa personnalité. Henry et Jonah en sont à ce titre symptomatiques par la profondeur de l’inspiration et de la puissance vocale qui laisse penser à une Nina Simone moderne. Impression d’ailleurs renforcée lors des prestations « live » tant le mimétisme est autant vocal que visuel.
    Deux reprises figurent. Celles de I’m Just An Old Chunk Of Coal du chanteur country Billy Joel Shaver et American Girl de Tom Petty.
    Enfin, difficile de ne pas conclure ce rapide survol sans mentionner une approche délibérément moderne avec l’apport d’un DJ qui par ses délicates interventions de scratches et de samples soigneusement sélectionnés de leaders politiques et musicaux (j’y en ai même reconnu un de Gladys Knight dans Nothing Left To Do!) contribue à créer une ambiance sonore originale.

    Jean-Claude Morlot

James & Black, Bella Black en duo avec Alain Chennevière.

Photos : Anne de Colbert

CDs Reviews

Wednesday, December 7th, 2016


Theo Huff

The New Beginning

Autoproduit (Disponible sur CD baby)

Il est de tradition à Porretta que les différents artistes participants vendent leurs dernières productions à l’issue de leur prestation. La démarche est intéressante car elle permet de découvrir une facette d’un talent détourné par le répertoire imposé par le festival.
C’est ainsi que Theo Huff excellent sur scène dans l’interprétation des classiques propose ici une vision personnelle mélange d’influence traditionnelle et de soul sudiste contemporaine. La voix puissante et chaude rappelle immédiatement une filiation évidente avec Tyrone Davis et Johnnie Taylor qui s’impose. Les ballades It’s Over Now, Nothin’ You Can Do, Something About You en sont de parfaits exemples alors que Just Enuff Rope et le mimétisme de sa tessiture contient tous les ingrédients d’un titre Stax de la grande époque.
Alors qu’il est originaire de Chicago assez paradoxalement l’influence du « chitlin’ circuit » n’est jamais bien loin. Love Jacked de Mel Waiters et Wet Panties dont le seul titre évocateur, et qui se passe de traduction, devraient avec ses allusions y faire fureur .
Figure également une lecture personnelle de Try A Little Tenderness très agréable. Reprise à risque car tellement connotée qu’elle se révèle assez casse-cou pour qui s’y aventure. Force est de reconnaître qu’il s’en sort plus qu’honorablement. On lui pardonnera toutefois d’en avoir crédité Redding/Cropper comme en étant les auteurs !

Jean-Claude MORLOT

Falisa JaNaye’

 This Is Mee 

Autoproduit (Singles disponibles sur CD Baby)

Pour preuve du grand écart qu’elle doit opérer entre son répertoire et sa prestation lors du festival, Falisa JanNaye est venue à Porretta accompagnée de son manager qui est aussi celui du crooner R’n'B contemporain R. Kelly . La remarque faite à propos de Théo Huff s’applique aussi en ce qui la concerne car ici aussi nous sommes en présence de soul sudiste authentique. D’entrée une voix masculine nous prévient que nous allons faire un retour en arrière au son de la « good old smooth music ». Comme à l’accoutumée et comme une marque de fabrique l’accompagnement synthétique minimaliste est de mise. Ce minimalisme assuré permet de se concentrer sur une artiste qui ne me manque pas de qualités. Sans être une Marvin Sease au féminin, la dame n’a pas sa langue dans sa poche. Pour preuve Can You Stand Up In It ? Et ses allusions à peine voilées comme l’utilisation de la formule « Ring My bell » popularisée par Evelyne Champagne King. Emprunt qui n’est peut être pas aussi innocent qu’il n’y paraît car le phrasé des deux chanteuses est assez similaire (Tonight Is The Night). Hormis quelques titres funky dont Shame qui connaît un succès mérité localement, l’album est empreint de charme et de sensualité avec une mention spéciale pour l’inspiration intemporelle de Sweet Love. Ce qui semble être la moindre des impressions après avoir croisé dans les rues de Porretta une femme qui respire la gentillesse et la générosité!

Jean-Claude MORLOT

Groove City

Road To Memphis

GC 002 2016

Fabio Zivery et son groupe Groove City sont parmi les chevilles ouvrières qui animent les premières parties à Porretta. Alors qu’ il leur arrive d’ accompagner certains artistes, l’idée à germer de les enregistrer en studio à Bologne. En vieux routiers de la Soul Fabio et ses acolytes en connaissent tous les codes et délivrent un accompagnement qui n’a pas à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’Outre Atlantique.
C’est ainsi que l’on retrouve Wee Willie Walker pour la reprise de deux classiques Who’s Making Love, Breaking Up Somebody’s Home, la puissance de Jerry Jones et sa remarquable version de You Got Me Humming, la voix éraillée de Bruce James est présente sur une composition de Fabio Ziveri à l’influence néo-orleanaise. Le MC de Porretta et liverpuldien Rick Hutton se lance dans des interprétations toutes britanniques de Hard To Handle et Land Of 1000 Dances.
Sax Gordon que l’on pourrait comparer à un Big Jay Mc Neelly contemporain revisite Memphis Soul Stew avec le « Bologna style » et un hommage appuyé à la cuisine italienne. L’exercice de style qui consiste à laisser chaque musicien s’exprimer le temps d’un court solo permet de constater l’étendue du talent de chacun.
En revanche, portion congrue pour les femmes. Elles ne sont que deux pour relever la lourde concurrence masculine. Bella Black (moitié de James & Black) est impressionnante dans son appropriation de Dr Feelgood tandis que la chanteuse de Memphis Susan Marshall est émouvante dans You’re Taking Up Another Man’s Place.

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD

Friday, October 18th, 2013


J’ai déjà écrit tout le bien que je pense de ce chanteur originaire de Flint, Michigan ( (voir dans Soul Indies dans les Catégories). Cette nouvelle livraison ( New Love) ne déroge pas à un style qui semble devenir une marque de fabrique.
Il sait, s’inspirant des chanteurs du « chittlin’ » sudiste, développer des mélodies langoureuses aux textes empreints de mélancolie à l’instar de Real Love Will Change A No Good Man ou de Good Love.
Artiste aux influences multiples dont je ne relèverai que celles qui semblent les plus flagrantes, il allie la décontraction sophistiquée d’un Tyrone Davis dans la plupart des titres et celle clairement avouée d’Albert King (I Come To Have A Good Time). Il réussit, s’embarquant du côté du blues traditionnel, une relecture du célèbre Rock Me Baby à la manière du roi de la V Guitar alors que Nature lorgne sans complexe sans que personne ne s’en plaigne du côté de James Brown.
Maurice Davis est un artiste à grand potentiel (une vidéo est également disponible dans lesCatégories) et je ne peux qu’encourager les promoteurs et organisateurs de festival européens à être les premiers à s’y intéresser car selon la formule consacrée «  He’s a crowd pleasure »

Maurice Davis peut être contacté via sa page FaceBook.

CD disponible chez CDBaby

Jean-Claude Morlot

La Note de Soul Corner : 4/5

Maurice Davis : Whipped & Pecked

Monday, July 16th, 2012

Maurice Davis qui n’est pas un inconnu de ces colonnes (Rubrique : Soul Indies) nous livre son nouveau CD qui, comme les précédents, est auto-produit. Ici, l’originalité réside dans le fait qu’il nous présente une série de hui titres inédits qu’il a composé à l’exception de Whipped & Pecked qui est l’œuvre de John Cummings.
Bien qu’originaire de Flint, Michigan son style s’apparente à celui des chanteurs sudistes qui savent combiner avec bonheur blues et soul. Guitariste émérite il s’inspire volontiers d’ Albert King dont il va jusqu’à emprunter la célèbre « V ». C’est ainsi que l’on trouve la combinaison des deux styles dans Whipped & Pecked ou encore dans Never Say What You Won’t Do. Une autre influence majeure qui ce doit d’être signalée est celle de Tyrone Davis que l’on retrouve fréquemment (Pack your bags, Bodily Harm, Hold on To What You got). Et puis il est impossible de citer le titre de clôture Ain’t Got No Money qui est en reprenant tous les codes du Godfather période seventies est un pur moment d’hommage.

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD : “Play” Boy

Tuesday, May 24th, 2011

The King of Party Blues n’est pas inconnu de nos lecteurs puisque nous avons déjà évoqué en Septembre 2010 son précédent CD (rubrique Soul Indies). Il nous revient avec une nouvelle livraison qui reprend, puisqu’elle fonctionne dans le chitlin circuit, une formule qui consiste à mélanger titres originaux qu’il écrit avec des reprises Soul et Blues.

Les originaux ne sont que deux Black Cat est parfait dans le registre des titres qui font danser dans les clubs alors que Gone Girl s’inscrit dans le droit fil rythmique de James Brown.
La surprise de ce CD.est qu’une guitare bluesy vient y imposer sa présence. Maurice Davis qui avait déjà enregistré Cold Women de Mack Rice enregistré par Albert King a eu l’excellente idée de retourner aux sources de celui qui doit être son maitre au point d’utiliser la célèbre V Guitar pour le réenregistrer en le renommant Cold Women With Warm Heart . Le son est flamboyant, puissant, aérien et les riffs acérés sont ici respectés à la lettre. Un autre hommage est sa reprise You Gonna Need Me.

Le style oscillant en permanence entre le blues et la soul, il n’est pas surprenant de voir License To Steal (Clay Hammond) côtoyer Got To Give It Up (Marvin Gaye) ou encore le rarissime I Destroyed Your Love (Terry Huff) qui bénéficie d’un étonnant traitement hip hop.
Une paire de titres Malaco (I Could Saved Your Love, Members Only) conclut le recueil.
Maurice Davis a un choix éclectique qu’il interprète vocalement en changeant régulièrement de registre pour pousser jusqu’au falsetto.

Ce CD autoproduit ne donne aucun détail de production ni de musiciens mais la qualité des interprétations et des arrangements donne envie de le voir se produire sur une scène qu’elle soit à Flint (Michigan) ou en Europe.

Jean-Claude Morlot.

Maurice Davis Performing at the 11th Annual Keep On Keepin On Community Afrikan American Festival 2009
Riverbank Park~Downtown Flint,MI

Magi 9 : Keep It Real

Tuesday, November 2nd, 2010

La soul teintée de jazz de Magi 9 nous replonge dans un style qui faisait fureur dans les années 80. a cette époque le talent épousait la sophistication. C’est ainsi que nous retrouvons une guitare sensuelle que ne rénierait pas George Benson ou encore un saxophone digne de Groover Washington JR. Les compositions qui sont toutes originales bénéficient quelques fois des voix de Marleik Walker, Devannae Williams et Andrew Williams. C’est ainsi que Sweet and Sexy allie charme et sensualité.

Il est évident que je rejoins l’avis d’Elliot Harris lorsqu’il fait le parallèle avec les œuvres de Norman Connors.

Jean-Claude MORLOT

L’avis de notre correspondant américain Elliot Harris

Magi 9 is a group of Los Angeles based musicians who work in purposeful anonymity. All professional, but some part-time and some studio musicians who wanted their music to stand on it’s own regardless of their age, race or gender. After listening to this cd I have come away with the following. Besides what smooth jazz stations allow you to hear with their unwavering repittition, there is plenty of good exciting jazz to grab you by the ear and make you think that there is still good in the world.
I will mention just a few cuts but know that the entire cd is a great listen and will take you back to the jazz fusion of the late

70’s and the 1980’s. While relaxing with Keep it Real I thought about Ronnie Laws and the Pressure Sensitive album, composers like Norman Connors, Donald Byrd, Grover, Lee Ritnour, Johnathan Butler, Larry Carlton it’s that kind of jazz. Magic in You will George Benson you right on up. The title cut Keep it Real has a ballet between the sax and rhythm guitar that is mellow but serious in it’s attempt to groove you. From the opening cut Cruisin with a Groove to the sexy mood of Galactical Bedtime to In your Face which is all in your ear this is grown folks music.

I guarantee you this will Keep you In the Mood and furthermore this is one of the best cd’s by an unknown band that I have ever heard. I promise if you hate most of the jazz you hear on radio today but love throwback jerseys, White Castles, and Chuck Taylors

You will love KEEP IT REAL by MAGI 9.

Elliott Norman Harris

Music writer historian and Radio Personality
(to submit CD for review contact Enorman Harris baddj.enorman@yahoo.com)

L’STUBBS : Here We Are

Tuesday, October 26th, 2010

L’Stubbs est un quintet féminin originaire de Detroit, ville où Motown a été porté sur les fonds baptismaux. Alors quoi de plus normal que de découvrir que le groupe est composé de Thelma Stubbs-Mitchell qui n’est autre que la sœur du légendaire membre des Four Tops Levi Stubbs, les quatre autres membres (Pamela Fuller, Sheila Stubbs-Taylor, Ronda Pierce et Robin Pierce) en étant ses nièces.
Une petite présentation par Duke Fakir (des Four Tops) introduit ce CD dont on remarque dès la première écoute l’excellence d’une production qui oscille subtilement entre classicisme et approche légèrement plus contemporaine. Le premier aspect se traduit par une suite de ballades soul que ne renieraient pas Anita Baker ou Nathalie Cole. C’est ainsi que Baby Come to Me et All is Well permettent d’apprécier les talents vocaux respectifs de Robin Pierce et de Ronda Pierce qu’un solo aérien de saxophone de Randy Scott égaie.

Il est intéressant de noter que chacune des membres du groupe est capable d’en prendre la tête. C’est ainsi que Thelma (Stubbs) Mitchell nous délivre une remarquable « tuerie » Should’ve I Known Better. Robin Pierce revient en duo avec Frank Reed pour le poignant Love Finds Love aux accents délicieusement retro de la soul des eighties. Plus récents, se trouvent Let’s Go Back, I’m Dreamin’ s’aventurent sur des terrains plus contemporains en restant toujours efficace. Le seul petit bemol viendra de You can’t Change pour son côté outrageusement rock.
Merci à Elliott Harris de nous avoir permis de découvrir ce groupe à l’énorme potentiel.

Il m’a aussi été donné d’écouter un CD promo où les cinq femmes démontrent en reprenant des classiques de la soul (Lady Marmalade, Backstabbers, I Want You Back, Chains Of Fools, Baby Love, I Can’t Help Myself, Neither The One Of Us) l’étendue de leurs qualités vocales ainsi que la diversité de leurs influences.

Jean-Claude MORLOT
Photos: DR

L’avis de notre correspondant américain : Elliott Enorman Harris.

Motown, like all great industries, has its legacies and legends. L’Stubbs is a talented vocal quintet descended from Motown’s royalty. The cross-generational all-female group features Thelma Stubbs-Mitchell, the sister of Levi Stubbs of the legendary Four Tops, and four of his nieces, Pamela Fuller, Shelia Stubbs-Taylor, Ronda Pierce, and Robin Pierce. L’Stubbs has performed with the iconic Four Tops and The Temptations. They are making name for themselves with their sultry R&B harmonies and Diva-style.

The legacy of Levi Stubbs of the famous Four Tops is alive and well with the release of Here we Are from L’Stubbs formerly The Stubbs Girls. This new cd from Crew Records co-based in Detroit and Atlanta has produced some material worthy of the legacy of musical excellence in songwriting that Detroit is known for due to its association with Motown and all the grand songwriters who contributed to their lasting historical significance.
The Stubbs may be new to recording but not to performance as they have been playing clubs and casinos along with being highly sought after for corporate events throughout the Midwest for years. With this their debut on Crew Records they showcase what these audiences have known for years, they can sing. Uncle to four of the five member group and brother to one Levi Stubbs lead singer of the Four Tops would be pleased by the success the ladies are sure to find with this effort.
Amongst the 14 songs on this cd you will find the type of music that feels familiar and friendly to mature musical palate.
If your taste flows toward the R&B of the 70’s, 80’s and very early 90’s this will work for you. Full of new songs and not full of remakes like so many artist try to force feed you these days. You will find that these songs are like comfort food, filling and familiar.
It’s surprisingly hard for me to find a favorite considering All is Well is a song that I helped get on this cd. A classic slow love song that personally takes me to a place that brings tears almost every time I hear it. This song has found it’s self in the company of so many good tunes I am finding a new favorite every time I play the record (cd, I know). You and I starts like a Delphonics, Temprees, or a Ted Mills Blue Magic led song is straight Old Skool. Baby Come to Me, Let’s Go Back, I’m Dreamin, Should’ve Know Better are all enough reason for you to trust me on this one! The cd once again is called Here We Are and I for one am glad they showed up.

Elliott Norman Harris

(to submit CD for review contact Enorman Harris baddj.enorman@yahoo.com)

Tenry Johns : The King Kong Rocker

Wednesday, September 22nd, 2010

Tenry Johns est originaire de Shelby, Mississippi où il commença très jeune en montant à l’âge de 15 ans son premier orchestre. Il migre au milieu des années 60 après ses études à Chicago où il rejoint son cousin Johnny Drummer qui bénéficiait d’un réputation locale en tant que artiste compositeur.
Quelques temps après, il fonde avec ses frères le Johns Bros. Band qui aura la redoutable tâche d’accompagner Denise La Salle ou Bill Coday. Après des années de tournées, il rencontre Harry Glen de Marvel Records avec lequel il enregistre un EP de quatre titres. Il rejoint ensuite le groupe The Notations et devient le leader du groupe Nitro ( à ne pas confondre avec Nytro de Whitfield Records).
A la dissolution du groupe, il décide d’écrire et de produire ses propres compositions. Il publie quatre CD sur son label Tenry Music : In Here Tonight, Need Your Love, So What et Moving on.
So What se distingue par le choc des influences musicales. Party Time, So What, Where’s the Love, T.J.’s Groove sont typiques des ambiances sudistes tandis que I wanna Know Your Name flirte avec un soul blues où il laisse la volubile guitare de Max Valideneu s’exprimer. De l’autre côté des émotions Oh baby en recèle des tonnes relents en forme de ballades de Joe Tex à la Hold on to what you’ve got.


Moving On se démarque un peu en adoptant une démarche légerement differente, même si la frontière entre les deux genres est très ténue, plus orientée vers une Soul à forte connotation blues sudiste. Le changement de guitariste avec l’arrivée de Larry Kucera et la présence plus affirmée des cuivres Darryl C. Thompson (trompette) et John Kaluzny (sax ténor) semblent induire cette inflexion. C’est ainsi que des titres aussi puissants et accrocheurs que Live Your Life, Rockin’ In America et I Ain’t gonna cheat ressemblent furieusement à Johnny Copeland. Ce qui n’empêche pas notre homme de conserver la verve qu’il doit déployer en club. Avec un peu d’imagination on peut s’imaginer ce que peux donner Move on…Don’t Stop en club avec un public majoritairement féminin.

Jean-Claude MORLOT
Photos: Tenry Johns’ Courtesy

L’avis de notre correspondant américain Elliott “Enorman” Harris :

CD review “Moving On” Tenry Johns

Maybe starting a review off by comparing the subject of the review to other musicians is somehow not proper it will not stop me here. Two of my favorite Blues singers are Phillip Walker and Grady Champion and Tenry Johns compares very favorable with those two magnificent blues torchbearers. On his latest he starts with the tittle song Move On which is not blues but sounds kinda like a George McCrae, Gwen McCrae type of TK records uptempo Rock Your Baby type joint that sets this record off perfect.
Then comes You Alright with a perfect blues guitar intro (Yes there is that P word again”) this song gives volume to the comparison with Walker and Champion also the late Johnny Guitar Watson. All of these men have and had singing styles and voices which set them apart from the others and the average.
Tenry Johns writes and finds strong vehicles for his strength’s which are his sense of irony and humor. Being in the Chicago land area there is also no shortage of some of the best players in the blues world and you can hear the quality in every lick, pick, and snare strike.
You feel all of that on What’s Wrong, I ain’t gonna cheat on you and the chant of You gotta trust me baby is rhythmic charisma that will have you doing what good music make one do when it’s hitting all cylinders.Trust me baby!
Get out of that mess is my temporary theme song because seems like something is always going on that ain’t as bad as we make it, and we need a pep talk. This is that pep talk (thanks Tenry).
In the past TJ has given us some great music that you should be aware of, and my favorite is a CD called So What which after you rush out and get “Move On” you will be compelled to go out and grab along with Need your Love another very good offering by the former bass player for the The Notations.
Tenry will tell you himself that he is no great vocalist, but he is a great composer of the songs he sings. His feel for what he does is one of comfortable confidence which is clear in his music. So if you think you are stuck with music that does not meet your musical standards cause that is what they play on the radio, then get yourself some real music from a real artist played with real instruments. I guess I’m telling you to “Move On”.

Elliott Enorman Harris
(to submit cd for review contact Enorman Harris baddj.enorman@yahoo.com)

Maurice Davis : King of Party Blues

Tuesday, September 14th, 2010

Nous avons le plaisir de presenter une nouvelle rubrique consacrée à la Soul indépendante US. Pour ce faire, nous nous sommes adjoints les services d’un correspondant américain spécialiste du genre. L’essayiste et DJ réputé en Ohio Elliott “Enorman” Harris nous fera ponctuellement partager ses connaissances.

Originaire de Flint, Michigan Maurice Davis poursuit son petit bonhomme en enregistrant régulièrement pour son label Touring Records après avoir fait une apparition chez Ecko. Son dernier CD est la démonstration de son éclectisme et de son ouverture d’esprit envers tous les genres de la musique.
Son surnom laisse deviner qu’il est un artiste habitué des clubs où il doit prendre un plaisir certain à faire danser le public. C’est ainsi qu’on ne sera pas surpris de voir, grâce à un registre vocal étendu, de nombreuses reprises dans des styles différents comme celle de Just Be Thankful (William De Vaughn) ou encore de Cold Women (Albert King) où on le découvre excellent guitariste. Il est assez surprenant de le voir s’inspirer du Sud pour les ballades puisque After The Party, Leaving Me et I’ll Follow That Thing en sont de parfaits exemples.
Mais notre homme ne se contente pas des œuvres des autres et écrit à l’occasion Ain’t Got No Money au groove très « brownien », When You Slow Jam qui rejoint l’inspiration sudiste évoquée plus tôt ainsi que Maurice Hustle, exemple type de la chanson à danser, laisse supposer l’ambiance qu’il doit savoir créer sur scène où on l’imagine demander au public féminin de participer.
Il ne reste plus qu’à le voir sur une scène européenne.

Jean-Claude MORLOT
Photos : Maurice Davis’ courtesy

Les CDs sont disponibles chez CD Baby

Le commentaire d’Enorman Harris:

Let’s start with this proclamation: I like the new CD by Maurice Davis called Soulful. The latest release by the Flint Michigan artist is simply put, a fun record. This is someone doing songs that they obviously loved growing up and still do. Another CD with covers? Difference here is he is having fun, and I think you can hear that in the tone of the songs and mood of the CD. The songs sometimes sound like they were thinking about the next word as they were singing, like the song was being written while the song was being recorded. That is one of the things that make this CD fun for me, the unexpected.

With songs like Just Be Thankful by Billy De Vaughn and Leaving me by The Independents and Ain’t got no money which is really The JB’s Doing it to death with Maurice and a friend talking over plans for the evening. This CD works for me because the songs seemed to be sung with the care and attention of one who really cares about the treatment of these cherished songs. Even when the lyrics run on like one of Soldier Boys rhymes with no reason this works because Maurice Davis is a pro who respects his craft enough to make sure it’s “Soulful” amongst other things.’ It is comforting like good homemade macaroni and cheese (not the box junk) which leaves you fully satisfied. So an oldie covered well with some cool creativity is a welcome listen. Maurice has managed to do both on this disk. BTW the CD is more than covers as you will discover. The original songs are familiar too and make this entire record an easy listen.

A performer well known for his smoking stage show, and support of his hometown Flint Michigan. Loyal enough to stay in his city well known for its economic suffering as a successful businessman giving back to his community. I write this in hopes that music fans will give this CD a listen and find this artist to be someone whose music deserves their loyalty and support.
I’ll tell you “SOULFUL” is just that, and so is Maurice Davis.
Touring Records INC

Reviewed By
Enorman Harris
writer and music historian, former DJ @ WVKO AM & WSMZ FM

(to submit cd for review contact Enorman Harris baddj.enorman@yahoo.com)

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