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Archive for the ‘Soul Indies’ Category

Pick of the Week

Thursday, June 28th, 2018

James & Black’s This Time

Friday, May 4th, 2018

James & Black
This Time
Magnet Records

Bruce James avait évoqué dans nos colonnes cet album enregistré aux studios Magnet de Bruxelles qui reprend pour beaucoup des titres interprétés lors des différentes prestations qui figurent sur le “live” chroniqué précédemment.
Il est très rare qu’un album live précède son presque équivalent studio. Cette démarche est intéressante car elle permet de se rendre compte du processus de création sur des titres rodés devant un public et d’évaluer le chemin parcouru pour atteindre une œuvre élaborée.
Un signe évident de cette élaboration est la disparitions des samples et des scratches largement utilisés précédemment au profit de musiciens et plus particulièrement du saxophoniste Jeroen Capens. C’est ainsi que Right On que j’avais qualifié de « mélodie pop sautillante sixties » prend un jour différent en devenant un titre influencé par le mouvement « Acid Jazz » à la manière des Brand New Heavies au point que le quotidien Libération l’a inclut dans sa « playlist » et qu’il ne serait pas surprenant que Radio Nova s’en empare.
This Time pourrait paraître comme un album festif dont Nothing Left To Do et NOLA seraient les locomotives, s’il n’y avaient les textes écrits par Bella Black. Sombres, pertinents, ils décrivent sa vision d’une Amérique et son lot de discriminations. C’est ainsi que Golden Boy dont le style est celui d’une bluette-agréablement soulignée par voix de baryton d’Alain Chenneviere- décrit une bavure policière commise -selon ses termes- par un « pig ». En un hommage à de nombreuses victimes innocentes Bella Black écrit dans la tradition de Billie Holiday et son célèbre Strange Fruits.

Jean-Claude Morlot

New Video by Le Velle

Thursday, January 4th, 2018

Roland Johnson & Gene Jackson

Sunday, December 17th, 2017

A l’heure des revivals survitaminés concoctés dans des studios new yorkais et des come back plus ou moins opportunistes, il est agréable de découvrir des productions authentiques aux antipodes des sonorités contemporaines et respectant les canons du genre. C’est ainsi que le label Blue Lotus nous propose ses deux dernières productions.

Il aura fallu que Roland Johnson patiente jusqu’à l’âge de 68 ans pour enregistrer son premier album. Très actif sur la scène de St Louis (Missouri) puisqu’il se produit chaque semaine au Beale (701 S. Broadway) , il doit sa chance à la rencontre des musiciens/compositeurs Paul Niehaus IV et Kevin O’Connor.

Le style se veut volontairement ancré dans la grande tradition de la Soul sudiste sans pour autant tomber dans un passéisme béat. Il n’y a pas ici de samples et le vieux Wurlitzer remplace avantageusement les synthés alors que l’ensemble paraît avoir été enregistré « live » en studio.
Des influences diverses parcourent les dix titres du présent CD. A commencer par ces deux duos avec la chanteuse Renee Smith dont Promised Land qui rappelle un peu le Soulshake de Peggy Scott & Jo Jo Benson ou encore ces uptempos Keep On Dancin’ , Yours And Mine où s’illustre un efficace quatuor vocal féminin. Difficile, aussi, de ne pas craquer sur la ballade Ain’t That Loving You dont les arrangements et l’interprétation sont dans le droit fil des aînés comme James Carr. L’éclectisme est au rendez vous puisque figure même un rock & rollisant Imagine This avec le sax hurleur de David Gomez.

Gene Jackson qui est un peu plus jeune (57 ans) semble avoir suivi le même parcours que son colistier. Le style est enlevé, la voix puissante et trouve sa pleine expression dans les ballades comme Ain’t No way, You’re Gonna Get Hurt ou 1963 qui n’est pas autobiographique mais dégage une certaine nostalgie d’une époque où Luther King et Kennedy étaient encore vivants et où l’on manifestait pour les Droits Civiques. La présence du saxophoniste Mark Huth qui s’exprime à la manière de Clarence Clemmons fait que Married At The Station ressemble à certains titres de Bruce Springsteen tandis que Rag Doll à des allures de ballade pop anglaise et que Voodoo Girl est un hommage appuyé au zydeco.

Il est à noter, sans savoir s’il s’agit d’une volonté délibérée et ce qui en fait l’intérêt , que les deux albums ne comportent aucune reprise
Enfin, Roland, Gene et Renee Smith, qui devrait bientôt enregistrer son propre album, se présentent comme étant une « Soul Revue » et regardent du côté de l’Europe. Alors…Porretta ???

Jean-Claude Morlot

James & Black in Paris

Thursday, March 30th, 2017

James & Black étaient en concert le 31/03/17 à La Chapelle des Lombards (9 Rue de Lappe 75011)
https://www.facebook.com/events/1855205841433907/

A cette occasion nous publions la chronique de leur Cd Live enregistré au même endroit ainsi que quelques photos.

    C’est à l’occasion de ses (trop) rares passages à Paris que le duo a enregistré ce live le 7 Juin 2016 à La Chapelle des Lombards. Ils étaient accompagnés de leurs fidèles complices Nicolas Thys (Basse), Felix Sabal Lecco (Batterie:Percussion), Dj Phil Ross (Samples/Scratches) qui possèdent de soldes références (Toots Thielemans, Prince, Paul Simon, Peter Gabriel). A l’inverse des prestations de Porretta le répertoire n’inclut pratiquement que des compositions originales dues à la plume créative et aux inspirations diverses de Bruce James.
    C’est ainsi que le titre d’ouverture Brighter Than This et Right On ont des allures de mélodies pop sautillantes des sixties. La répartition des tâches semble bien partagée car il interprète ses propres pièces dans un style proche de ceux de Dr John ou Tom Waits alors que celles que Bella Black a écrites semblent refléter sa personnalité. Henry et Jonah en sont à ce titre symptomatiques par la profondeur de l’inspiration et de la puissance vocale qui laisse penser à une Nina Simone moderne. Impression d’ailleurs renforcée lors des prestations « live » tant le mimétisme est autant vocal que visuel.
    Deux reprises figurent. Celles de I’m Just An Old Chunk Of Coal du chanteur country Billy Joel Shaver et American Girl de Tom Petty.
    Enfin, difficile de ne pas conclure ce rapide survol sans mentionner une approche délibérément moderne avec l’apport d’un DJ qui par ses délicates interventions de scratches et de samples soigneusement sélectionnés de leaders politiques et musicaux (j’y en ai même reconnu un de Gladys Knight dans Nothing Left To Do!) contribue à créer une ambiance sonore originale.

    Jean-Claude Morlot

James & Black, Bella Black en duo avec Alain Chennevière.

Photos : Anne de Colbert

CDs Reviews

Wednesday, December 7th, 2016


Theo Huff

The New Beginning

Autoproduit (Disponible sur CD baby)

Il est de tradition à Porretta que les différents artistes participants vendent leurs dernières productions à l’issue de leur prestation. La démarche est intéressante car elle permet de découvrir une facette d’un talent détourné par le répertoire imposé par le festival.
C’est ainsi que Theo Huff excellent sur scène dans l’interprétation des classiques propose ici une vision personnelle mélange d’influence traditionnelle et de soul sudiste contemporaine. La voix puissante et chaude rappelle immédiatement une filiation évidente avec Tyrone Davis et Johnnie Taylor qui s’impose. Les ballades It’s Over Now, Nothin’ You Can Do, Something About You en sont de parfaits exemples alors que Just Enuff Rope et le mimétisme de sa tessiture contient tous les ingrédients d’un titre Stax de la grande époque.
Alors qu’il est originaire de Chicago assez paradoxalement l’influence du « chitlin’ circuit » n’est jamais bien loin. Love Jacked de Mel Waiters et Wet Panties dont le seul titre évocateur, et qui se passe de traduction, devraient avec ses allusions y faire fureur .
Figure également une lecture personnelle de Try A Little Tenderness très agréable. Reprise à risque car tellement connotée qu’elle se révèle assez casse-cou pour qui s’y aventure. Force est de reconnaître qu’il s’en sort plus qu’honorablement. On lui pardonnera toutefois d’en avoir crédité Redding/Cropper comme en étant les auteurs !

Jean-Claude MORLOT

Falisa JaNaye’

 This Is Mee 

Autoproduit (Singles disponibles sur CD Baby)

Pour preuve du grand écart qu’elle doit opérer entre son répertoire et sa prestation lors du festival, Falisa JanNaye est venue à Porretta accompagnée de son manager qui est aussi celui du crooner R’n'B contemporain R. Kelly . La remarque faite à propos de Théo Huff s’applique aussi en ce qui la concerne car ici aussi nous sommes en présence de soul sudiste authentique. D’entrée une voix masculine nous prévient que nous allons faire un retour en arrière au son de la « good old smooth music ». Comme à l’accoutumée et comme une marque de fabrique l’accompagnement synthétique minimaliste est de mise. Ce minimalisme assuré permet de se concentrer sur une artiste qui ne me manque pas de qualités. Sans être une Marvin Sease au féminin, la dame n’a pas sa langue dans sa poche. Pour preuve Can You Stand Up In It ? Et ses allusions à peine voilées comme l’utilisation de la formule « Ring My bell » popularisée par Evelyne Champagne King. Emprunt qui n’est peut être pas aussi innocent qu’il n’y paraît car le phrasé des deux chanteuses est assez similaire (Tonight Is The Night). Hormis quelques titres funky dont Shame qui connaît un succès mérité localement, l’album est empreint de charme et de sensualité avec une mention spéciale pour l’inspiration intemporelle de Sweet Love. Ce qui semble être la moindre des impressions après avoir croisé dans les rues de Porretta une femme qui respire la gentillesse et la générosité!

Jean-Claude MORLOT

Groove City

Road To Memphis

GC 002 2016

Fabio Zivery et son groupe Groove City sont parmi les chevilles ouvrières qui animent les premières parties à Porretta. Alors qu’ il leur arrive d’ accompagner certains artistes, l’idée à germer de les enregistrer en studio à Bologne. En vieux routiers de la Soul Fabio et ses acolytes en connaissent tous les codes et délivrent un accompagnement qui n’a pas à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’Outre Atlantique.
C’est ainsi que l’on retrouve Wee Willie Walker pour la reprise de deux classiques Who’s Making Love, Breaking Up Somebody’s Home, la puissance de Jerry Jones et sa remarquable version de You Got Me Humming, la voix éraillée de Bruce James est présente sur une composition de Fabio Ziveri à l’influence néo-orleanaise. Le MC de Porretta et liverpuldien Rick Hutton se lance dans des interprétations toutes britanniques de Hard To Handle et Land Of 1000 Dances.
Sax Gordon que l’on pourrait comparer à un Big Jay Mc Neelly contemporain revisite Memphis Soul Stew avec le « Bologna style » et un hommage appuyé à la cuisine italienne. L’exercice de style qui consiste à laisser chaque musicien s’exprimer le temps d’un court solo permet de constater l’étendue du talent de chacun.
En revanche, portion congrue pour les femmes. Elles ne sont que deux pour relever la lourde concurrence masculine. Bella Black (moitié de James & Black) est impressionnante dans son appropriation de Dr Feelgood tandis que la chanteuse de Memphis Susan Marshall est émouvante dans You’re Taking Up Another Man’s Place.

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD

Friday, October 18th, 2013


J’ai déjà écrit tout le bien que je pense de ce chanteur originaire de Flint, Michigan ( (voir dans Soul Indies dans les Catégories). Cette nouvelle livraison ( New Love) ne déroge pas à un style qui semble devenir une marque de fabrique.
Il sait, s’inspirant des chanteurs du « chittlin’ » sudiste, développer des mélodies langoureuses aux textes empreints de mélancolie à l’instar de Real Love Will Change A No Good Man ou de Good Love.
Artiste aux influences multiples dont je ne relèverai que celles qui semblent les plus flagrantes, il allie la décontraction sophistiquée d’un Tyrone Davis dans la plupart des titres et celle clairement avouée d’Albert King (I Come To Have A Good Time). Il réussit, s’embarquant du côté du blues traditionnel, une relecture du célèbre Rock Me Baby à la manière du roi de la V Guitar alors que Nature lorgne sans complexe sans que personne ne s’en plaigne du côté de James Brown.
Maurice Davis est un artiste à grand potentiel (une vidéo est également disponible dans lesCatégories) et je ne peux qu’encourager les promoteurs et organisateurs de festival européens à être les premiers à s’y intéresser car selon la formule consacrée «  He’s a crowd pleasure »

Maurice Davis peut être contacté via sa page FaceBook.

CD disponible chez CDBaby

Jean-Claude Morlot

La Note de Soul Corner : 4/5

Maurice Davis : Whipped & Pecked

Monday, July 16th, 2012

Maurice Davis qui n’est pas un inconnu de ces colonnes (Rubrique : Soul Indies) nous livre son nouveau CD qui, comme les précédents, est auto-produit. Ici, l’originalité réside dans le fait qu’il nous présente une série de hui titres inédits qu’il a composé à l’exception de Whipped & Pecked qui est l’œuvre de John Cummings.
Bien qu’originaire de Flint, Michigan son style s’apparente à celui des chanteurs sudistes qui savent combiner avec bonheur blues et soul. Guitariste émérite il s’inspire volontiers d’ Albert King dont il va jusqu’à emprunter la célèbre « V ». C’est ainsi que l’on trouve la combinaison des deux styles dans Whipped & Pecked ou encore dans Never Say What You Won’t Do. Une autre influence majeure qui ce doit d’être signalée est celle de Tyrone Davis que l’on retrouve fréquemment (Pack your bags, Bodily Harm, Hold on To What You got). Et puis il est impossible de citer le titre de clôture Ain’t Got No Money qui est en reprenant tous les codes du Godfather période seventies est un pur moment d’hommage.

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD : “Play” Boy

Tuesday, May 24th, 2011

The King of Party Blues n’est pas inconnu de nos lecteurs puisque nous avons déjà évoqué en Septembre 2010 son précédent CD (rubrique Soul Indies). Il nous revient avec une nouvelle livraison qui reprend, puisqu’elle fonctionne dans le chitlin circuit, une formule qui consiste à mélanger titres originaux qu’il écrit avec des reprises Soul et Blues.

Les originaux ne sont que deux Black Cat est parfait dans le registre des titres qui font danser dans les clubs alors que Gone Girl s’inscrit dans le droit fil rythmique de James Brown.
La surprise de ce CD.est qu’une guitare bluesy vient y imposer sa présence. Maurice Davis qui avait déjà enregistré Cold Women de Mack Rice enregistré par Albert King a eu l’excellente idée de retourner aux sources de celui qui doit être son maitre au point d’utiliser la célèbre V Guitar pour le réenregistrer en le renommant Cold Women With Warm Heart . Le son est flamboyant, puissant, aérien et les riffs acérés sont ici respectés à la lettre. Un autre hommage est sa reprise You Gonna Need Me.

Le style oscillant en permanence entre le blues et la soul, il n’est pas surprenant de voir License To Steal (Clay Hammond) côtoyer Got To Give It Up (Marvin Gaye) ou encore le rarissime I Destroyed Your Love (Terry Huff) qui bénéficie d’un étonnant traitement hip hop.
Une paire de titres Malaco (I Could Saved Your Love, Members Only) conclut le recueil.
Maurice Davis a un choix éclectique qu’il interprète vocalement en changeant régulièrement de registre pour pousser jusqu’au falsetto.

Ce CD autoproduit ne donne aucun détail de production ni de musiciens mais la qualité des interprétations et des arrangements donne envie de le voir se produire sur une scène qu’elle soit à Flint (Michigan) ou en Europe.

Jean-Claude Morlot.

Maurice Davis Performing at the 11th Annual Keep On Keepin On Community Afrikan American Festival 2009
Riverbank Park~Downtown Flint,MI

Magi 9 : Keep It Real

Tuesday, November 2nd, 2010

La soul teintée de jazz de Magi 9 nous replonge dans un style qui faisait fureur dans les années 80. a cette époque le talent épousait la sophistication. C’est ainsi que nous retrouvons une guitare sensuelle que ne rénierait pas George Benson ou encore un saxophone digne de Groover Washington JR. Les compositions qui sont toutes originales bénéficient quelques fois des voix de Marleik Walker, Devannae Williams et Andrew Williams. C’est ainsi que Sweet and Sexy allie charme et sensualité.

Il est évident que je rejoins l’avis d’Elliot Harris lorsqu’il fait le parallèle avec les œuvres de Norman Connors.

Jean-Claude MORLOT

L’avis de notre correspondant américain Elliot Harris

Magi 9 is a group of Los Angeles based musicians who work in purposeful anonymity. All professional, but some part-time and some studio musicians who wanted their music to stand on it’s own regardless of their age, race or gender. After listening to this cd I have come away with the following. Besides what smooth jazz stations allow you to hear with their unwavering repittition, there is plenty of good exciting jazz to grab you by the ear and make you think that there is still good in the world.
I will mention just a few cuts but know that the entire cd is a great listen and will take you back to the jazz fusion of the late

70’s and the 1980’s. While relaxing with Keep it Real I thought about Ronnie Laws and the Pressure Sensitive album, composers like Norman Connors, Donald Byrd, Grover, Lee Ritnour, Johnathan Butler, Larry Carlton it’s that kind of jazz. Magic in You will George Benson you right on up. The title cut Keep it Real has a ballet between the sax and rhythm guitar that is mellow but serious in it’s attempt to groove you. From the opening cut Cruisin with a Groove to the sexy mood of Galactical Bedtime to In your Face which is all in your ear this is grown folks music.

I guarantee you this will Keep you In the Mood and furthermore this is one of the best cd’s by an unknown band that I have ever heard. I promise if you hate most of the jazz you hear on radio today but love throwback jerseys, White Castles, and Chuck Taylors

You will love KEEP IT REAL by MAGI 9.

Elliott Norman Harris

Music writer historian and Radio Personality
(to submit CD for review contact Enorman Harris baddj.enorman@yahoo.com)

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