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Archive for the ‘Festivals’ Category

Porretta 2018 : Day 1

Monday, July 16th, 2018


Daria Bianca et Groove City eurent le redoutable honneur d’ouvrir ce 31 iéme festival. Je n’avais vu Daria sur scène et je dois avouer que j’ai été extrêmement surpris par la qualité de sa performance. Admirablement soutenue par le groupe et son leader Fabio Ziveri elle est aussi à l’aise dans les titres lents comme Damn Your Eyes ou rapides comme Spirit In The Dark. Doué d’un registre vocal très étendu, elle donne l’impression d’en tirer le maximum de manière qui semble illimitée. Rick Hutton la rejoignit ensuite pour un duo assez truculent (You Can Leave Your Hat On).

Changement de ton avec le pianiste Mitch Wood. Il se réclame de Professor Longhair, de Fats Domino ou encore de James Booker et interprétera tout normalement certains de leurs classiques au long de ses différentes prestations. C’est agréable, sympa et dansant mais resterait dans les limites du piano bar s’il n’ avait bénéficié du soutien efficace de Groove City.

La soirée était très éclectique avec le groupe italien The JBees et son spectacle « We’re Dancing Tonight ». Il s’agit d’un long medley de presque deux heures qui aligne tous les tubes disco les pires comme les meilleurs. La machine bien huilée tourne bien. Mais tout cela manque, hélas, d’originalité. C’est sous titré « Tribute To Soul Train » , ce serait plutôt « Tribute To Eurodisco ».

Texte et Photos “Soul Corner” : Jean-Claude Morlot

Porretta 2018 : Day 2

Monday, July 16th, 2018

La soirée de Vendredi commença avec le guitariste californien Chris Cain. Son jeu est subtil et volubile et c’est tout naturellement qu’il livra un set au style blues bien marqué. C’est ainsi que Going Back To Memphis fut suivi de classiques tels que Sweet Sixteen ou Let’s Have A Ball qui n’aurait pas déplu à Albert King. La seule ombre à cette démonstration est que certains aficionados italiens se sont plaints qu’ils ne venaient pas à Porretta pour écouter du blues. Je laisse à chacun la responsabilité des propos tenus.
Sax Gordon rejoint ensuite, après un long intermède, l’orchestre d’Anthony Paule pour l’instrumental Soul Fingers et chanter Somebody in This World For You. L’un des choristes Larry Batiste enchaîna avec Don’t Knock My Love et Let’s Stay Together.

Booker Brown venait pour la première fois en Europe et ce fut une agréable surprise que de découvrir ce chanteur dans la tradition de ses aînés O.V. Wright et Bobby Bland auquel il rendit hommage avec une poignante version de I’ll Take Care Of You. On ne peut que regretter que le set très intense qui se termina avec Stir It Up n’ait été aussi court.

C’est avec Ace Of Spades que la jeune new yorkaise Missy Andersen prit possession de la scène . S’ensuivit Stand By Me pour terminer par un torride Higher & Higher.
Willie Walker est un habitué des lieux puisque compagnon de route du Anthony Paule Band. Ce vétéran originaire de Memphis commença par quelques classiques
I Won’t Cheat You No More, Second Chance qu’il enregistra pour le label Goldwax ainsi que de son nouveau CD (Hate Take A Holiday) pour terminer avec Your Good Thing Is About To End.
Terri Odabi qui n’est pas non plus une inconnue en ces lieux commença avec une version jazzy de Wade In The Water et après un hommage à Denise LaSalle continua avec Gentrefication Blues pour terminer avec Stand By Me.John Ellison est mondialement connu pour avoir écrit alors qu’il était avec le groupe Soul Brother Six le titre ayant fait l’objet du plus grand nombre de reprises Some Kind Of Wonderful. Et c’est tout naturellement avec qu’il fit son entrée et enchaîna avec Thank You Baby For Loving Me pour continuer avec I’ll Be loving You qui est la face B du single original où figure Some Kind.. ! I démontra ensuite sa puissance vocale avec What Can You Do (When You Ain’t Got Nobody) alors que l’uptempo Get On Love Life . lui donna l’occasion de faire participer le public.

Texte et Photos Soul Corner : Jean-Claude Morlot

Porretta 2018 : Day 3

Monday, July 16th, 2018

la prestation de Don Briant et des Bo-Keys en ce Samedi soir était certainement le moment le plus attendu du week-end. Dans une forme exceptionnelle, il débuta par A Nickel And A Nail suivi de Everything Gonna Be Allright, de They Don’t Know, I Die A Little Each Day ainsi que le funky The Driving Beat, hommage à Willie Mitchell, pour terminer en apothéose avec I Can’t Stand The Rain co-écrit avec sa femme Ann Peebles.

Quintessence de la Soul, voix puissante et inspirée, orchestre impeccable, la magie était dans l’air ce soir là et nous n’aurions pas été frustrés si le festival s’était arrêté après cette impressionnante démonstration non passéiste, ni nostalgique car il faut du temps pour se remettre d’une telle gifle.

Après une interruption pour changement d’orchestre et ineffable Mitch Wood que l’on croirait sorti d’un épisode des Sopranos et Sax Gordon arriva le bluesman Alvon Johnson (vu il y a quelques années au Quai du Blues) ajouté au dernier moment et qui n’interpréta qu’un seul titre Let’s Straighten It Out dans une version proche d’un tempérant où il ne put s’empêcher de jouer au « guitar hero » (la chronique de son album The Blues Chose Me est à lire sur ce site). Suivi la choriste Sandy Griffith dans d’ agréables versions de Proud Mary et de Neither The One Of Us.
Retour à ce qui fait le charme de Porretta avec un hommage au label Goldwax et à ceux qui en furent les chevilles ouvrières. C’est au tour de Percy Wiggins d’ouvrir le bal avec une suite de chansons parmi lesquelles Bring It On Home To Me et I Ain’t Never Loved A Woman/Groovin’ ainsi que Love And Happiness. Il sera ensuite rejoint par son frère Spencer Et Willie Walker qui furent ses compagnons sur Goldwax.pour interpréter ensemble I Need A Lot Of Loving. Au regard des années passées Spencer semble diminué physiquement mais démontrera en débutant avec le classique Lonely man et le non moins classique et toujours aussi efficace tube Uptight Good Woman qu’il reste encore en possession de ses moyens.
On ne présente plus l’iconoclaste et inclassable Swamp Dogg dont la carrière à elle seule pourrait être une histoire de la Soul (mon interview est à lire sur le magazine en ligne ABS http://www.absmag.fr/swamp-dogg/ ). Total Destruction Of Your Mind, extrait de son premier fut précédé du rare Lover Man, de Synthetic World alors que le set se termina avec Gotta Get A Message To You.

Il fut suivi par la chanteuse de Memphis Lacee dont le répertoire consista essentiellement de reprises telles que Dr Feelgood ou encore Try A little Tenderness à l’exception d’un titre original I Miss The Good Old Days.

L’heure était bien avancée lorsque ce fut au vétéran Ernie Johnson de conclure la soirée avec certains de ses classiques comme I’m In The Mood For Love, Move Along et le bluesy You’re Gonna Miss Me.
Ce chanteur au vocal puissant fut longtemps comparé à Otis Redding et c’est tout naturellement qu’il conclura par un long et émouvant I’ve Got Dreams To Remember.

Texte et Photos Soul Corner : Jean-Claude Morlot
Autres/Other Photos : Courtesy and © of Dave Thomas

Porretta 2018 : Day 4

Monday, July 16th, 2018

La formule du Dimanche soir est désormais consacrée, on prend les mêmes et on leur demande de venir chanter deux ou trois titres chacun. Mitch Wood fait son entrée après quelques instrumentaux de l”orchestre d’Anthony Paule pour quelques boogies qui permettrons a quelques danseurs locaux de s’éclater puis suiv par le chanteur japonais Haruhiro Aoyama, leader du groupe the Fave Raves dans une version de Take Me To The River ne manquant pas de charme. Puis ce fut au tour de Sax Gordon (Somebody In This World For You), des choristes  Larry Batiste (Don’t Knock My Love) et Sandy Griffight (Neither One Of Us) . Retour à l’hommage au label Goldwax avec Percy Wiggins et It Didn’t Take Much (For Me To Fall In Love) et I Ain’t Never Found A Girl. J’ai du mal à voir Spencer Wiggins aussi diminué alors que je l’avais rencontré il y a plusieurs années et longuement parlé avec lui. Double Lovin’ lui donna l’occasion de prouver que la voix semble avoir été peu altérée par son état de santé. Les deux frères furent ensuite rejoints par Willie Walker pour une version endiablée du classique I Need A Lot Of Loving et un grand moment de Soul « oldies ». Willie restas seul ensuite (Romance In The dark, After A While) avant d’être rejoint par Terri Odabi et interpréter le célèbre duo de Lovey Dovey magnifié par Otis Redding et Carla Thomas.
Willie quitta la scéne pour que Terri puisse s’exprimer seule pour une poignée de chanson dont Funkier Than A Mosquito’s Tweeter que n’aurait pas renié sa créatrice Tina Turner.
Alvon Johnson
continua en réitérant Let’s Straighten It Out.

Il semble que, contrairement à l’année passée où la soirée avait duré plus de cinq heures, le turbo soit mis et que les participations s’enchaînent à un rythme effréné. Et c’est ainsi que John Ellison n’eut droit qu’à deux titres : le Funky survitaminé Give Me The Lovelight et le reggae If Had Just One Wish, il a 77 ans et le temps ne semble pas l’avoir marqué outre mesure. Ce qui est loin d’être de Swamp Dogg qui ne se fatigua pas en interprétant Synthetic World et Total Destruction Of Your Mind. En comparaison, âgé de 76 ans, il est la preuve que tout à chacun ne réagit pas de la même façon à la vieillesse. Il devient alors évident que « Destruction » n’a pas la même pèche que lors de sa création il y a presque 50 ans !
Booker Brown fut réduit aussi à la portion congrue avec Backyard Party et Rock Me Baby tandis que Missy Anderson s’acquitta d’une version mollassonne de A nickel And A Dime et de Stand By Me. Ernie Johnson rendit hommage à Bobby Bland dans un long medley et conclut avec Move Along. Enfin, Lacee eut le redoutable honneur de clore le festival (Let The Juke Joint Jump, Can We Groove) avec que tous les artistes se réunissent pour le grand final en entonnant à tour de rôle une version endiablée de Bring It On Home To Me. Et ce fut l’apothéose de cette 31 iéme édition qui n était pas complètement puisque de désormais traditionnelles prolongations se déroulèrent les jours suivant. Et c’est à lire dans le « Off » qui suit.


Texte et Photos Soul Corner : Jean-Claude Morlot
Autres/Other Photos : Courtesy and © of Dave Thomas

Porretta 2018 Le “Off”

Monday, July 16th, 2018

Pour jouir pleinement du festival, il est fortement recommandé de rester une semaine entière à Porretta car les festivités commencent tôt. C’est ainsi que le mercredi se produisirent sur la terrasse de l’hôtel Helvetia Booker Brown et Mitch Wood.
Le lundi, alors que la ville est désertée, le festival se transporte dans la ville voisine de Vergato où une version réduite et concise des spectacles précédents est proposée. Seuls les artistes participants la semaine suivante au Maspaloma Festival (Grande Canarie) sont présents.
C’est à l’extérieur du musée Etrusque de Marzabotto et dans le cadre d’un champ franchement moissonné que se déroule le dernier épisode. L’entrée est gratuite et le public local ce qui n’empêche pas les artistes de donner le meilleur d’eux mêmes. Le schéma est similaire ) celui de la veille. Chacun a droit à trois titres et la surprise de voir Spenccer Wiggins dans une forme qu’il n’avait pas les jours précédents. C’est aussi la possibilité de cotoyer longuement les artistes et de partager de rares moments de complicité. C’est ainsi que j ai pu avoir grâce à Ernie Johnson une conversation téléphonique avec Millie Jackson.

MARZOBOTTO

Photos courtesy & © Dave Thomas

Et puis, c’est aussi le traditionnel repas dominical des membres du Zocollo Duro (Le Noyau Dur) au restaurant La Pace. Comme à leur habitude Vito Asta et Antonio Novelli contribuèrent à mettre l’ambiance alors que John Ellison nous fit l’honneur de chanter a cappella à la fin du repas.

JOHN ELLISON AU RESTAURANT LA PACE


Videos : Jean-Claude Morlot

Porretta Soul Festival 2018

Saturday, March 10th, 2018

Porretta Soul Festival, 31th Year 19 -22 July 2018

Thursday 19 July
We’re Dancing Tonight

JBees Band, Tribute to Soul Train (R&B, soul, dance/pop, funk, jazz, disco ‘70/’80)

Mitch Woods & His Rocket 88’s – Jump N’ Boogie

Friday 20 July
Anthony Paule Soul Orchestra feat. Sax Gordon and Larry Batiste
Booker Brown, , Missy Andersen, John Ellison (from Soul Brothers Six), Terrie Odabi, Wee Willie Walker,

Chris Cain & Luca Giordano Band

Saturday 21 July
Don Bryant feat. The Bo-Keys,

Anthony Paule Soul Orchestra feat. Sax Gordon and Larry Batiste
Swamp Dogg, Spencer Wiggins, Percy Wiggins, Ernie Johnson
Lacee, Fabrizio Poggi & Mitch Woods

Sunday 22 July

Anthony Paule Soul Orchestra feat. Sax Gordon and Larry Batiste
Ernie Johnson, Missy Andersen, John Ellison (from Soul Brothers Six), Booker Brown, Terrie Odabi
Swamp Dogg, Spencer Wiggins, Percy Wiggins, Wee Willie Walker,
Lacee.

Mitch Woods with The Anthony Paule Soul Orchestra

Porretta 2017 : Day 1

Monday, July 17th, 2017

Les orchestres d’université sont une bénédiction pour les programmateurs de festivals car leur participation est la plupart du temps à titre gracieux. C’est ainsi que les australiennes de Sweethearts viennent régulièrement à Porretta. Les jeunes filles grandissant le line-up change alors que le répertoire digne des Commitments reste lui inchangé (I Can’t Turn You Loose, Shake, Cold Sweat…).C’est gentil, c’est frais mais reste toutefois limite vocalement dans un set d’une heure qu’on aurait souhaité plus court. On pourra toutefois signaler la présence sporadique et amicale de Sax Gordon et de Bernard Purdie qui contribuèrent à relever le niveau.
Mais ce qui est pour le moins surprenant en les voyant est qu’on pourrait croire que l’Australie est un pays peuplé uniquement de caucasiens. Alors que le film The Sapphires leur était consacré, on pourrait légitiment se poser la question de l’absence d’aborigènes au sein de cette formation.

Suit le Gaudats Junk Band et une expérience écologique pour le moins originale car tous les instruments ne sont pas traditionnels puisque construits à l’initiative de Daniele Gaudats à partir de produits de récupération. C’est ainsi que la batterie a été fabriquée avec des barils de lessive recyclés (publicité gratuite pour Dash!!), la trompette est un entonnoir et ainsi de suite.. Le présentateur du festival Rick Hutton est à l’origine du projet et semble s’en donner à cœur joie dans ses interprétations très british de Proud Mary, Hard To Handle, Kiss et Land of Thousand Dances qu’il semble affectionné particulièrement puisqu’il l’a déjà enregistré avec Groove City.
le plus surprenant, vu l’incongruité de la chose, est que l’ensemble fonctionne à merveille et cela est certainement dû au fait que les musiciens ne sont pas des onanistes nés de la dernière pluie !!

Place au groupe espagnol The Lucilles dont la présence est certainement due à un échange de bons procédés avec le festival de Maspalomas. La chanteuse Lucille Hurt ne brille pas par son originalité. On peut ,toutefois, porter au crédit du groupe qu’il n’interprète essentiellement que ses propres compositions et au débit un set trop long.

Mais il aura fallu attendre jusqu’à minuit pour que le véritable festival commence enfin avec The Original JB’s. Martha High entre en scène après Sex Machine interprété par le bassiste Fred Thomas. Toujours aussi sémillante malgré un âge que l ’on suppose avancé, elle se lance dans un long medley composé des incontournables de James Brown et termine avec le gospelisant I Got Something To Shout About . Mais tout ceci n’était qu’un tour de chauffe puisque le groupe était programmé le lendemain pour un set plus long et plus prestigieux.

Texte et Photos (©) Soul Corner : Jean-Claude MORLOT
Photos : (©) Anne de COLBERT

Porretta 2017 : Day 2

Monday, July 17th, 2017

C’est avec une formation plus complète que la veille que The Original JB’s font leur entrée. On nous annonce qu’au lieu des traditionnelles 70 minutes que le show en durera 90. Le célèbre présentateur Danny Ray qui semble diminué quitte discrètement la chaise qu’il occupe en coulisse pour présenter le spectacle comme il en a l’habitude depuis plus de cinquante ans. Le bassiste Fred Thomas enchaîne avec I Got The Feeling, Make It Funky…Fred Wesley s’installe tandis qu’une chanteuse dénommée Tammy interprète Get On The Good Foot qui sera agréablement remplacée par Cynthia Moore (Papa’s got A Brand New Bag) . Pas de grande surprise avec le répertoire de’ Fred Wesley qui comporte ses grands classiques comme Pass The Peas. Gimme Some More. Le set sera très court car il paraît ressentir les mêmes symptômes que Danny Ray. Reste que la machine instrumentale soutenue par le batteur Tony Cook est d’une efficacité redoutable. Tout ceci est connu par cœur il demeure qu’il est agréable d’assister à une telle précision métronomique et de constater que l’esprit d’origine perdure. Entre ensuite Martha High qui reprend peu ou prou la play list de la veille tout en l’élargissant. Rappel avec l’inévitable Sex Machine.

Comme désormais chaque année, c’est à Anthony Paule et son Soul Orchestra d’opérer en temps que « house band ». La chorsite Sue McCracklin rend hommage à son père Jimmy en interprétant The Walk tandis qu’une autre choriste Loralee Christensen suit avec Oh, Darling Mine. La toujours sémillante Falisa Janaye n’est plus une inconnue du festival car elle y vient pratiquement tous les ans depuis 2013. Son set, hélas trop court, n’est constitué que de reprises allant du Shoorah!, Shoorah! de Betty Wright au poignant If Loving You Is Wrong qui sera l’occasion d’un amusant et sensuel duo avec Rick Hutton pour terminer par une excellente version de Baby Workout (Jackie Wilson).

Scott Sharrard ne doit certainement sa présence que du fait d’avoir été le leader du Greg Allman Band jusqu’à la mort de celui-ci dans le courant de l’année. Il démarre avec le soul/blues Debt extrait de l’album enregistré avec The Brickyard Band en 2012 pour enchaîner sur High Cost Of Loving You écrit avec The Bo-Keys. Suivra Words Can’t Say qu’il déclare avoir enregistré dans les studios Hi. Il s’inscrit vocalement dans la tradition d’un certain rock blues blanc qui ne saurait faire oublier son remarquable jeu de guitare.

LaRhonda Steele et King Louie entrent avec Take Me To The River et It’s Your Thing. Après une longue interruption le temps d’installer la batterie de Bernard Purdie, LaRhonda revient pour interpréter Natural Woman puisque Purdie avait accompagné Aretha Franklin.

Les inconditionnels des Blues Brothers attendaient avec impatience l’arrivée du frontman du groupe Rob Paparozzi. Le numéro fut sans surprise conforme à leur attente et se termina en apothéose en compagnie de LaRhonda avec Hold On I’m Coming.

Le moment le plus attendu fut sans conteste l’arriva du sudiste Willie Hightower. D’entrée, Nobody But You donne le ton. Puissance de la voix dans les langoureux Time Has Brought About A Change et It’s A Miracle, énergie avec son classique Walk A Mile In My Shoes, la soul classique et intemporelle était, ce soir là, au rendez vous. Le set, hélas trop court, fut conclu par If I Had A Hammer.

Barbara Blue est surnommée « The Reigning Queen Of Beale Street” (Memphis) où elle chante tous les soirs au Silky O’Sullivan’s. Le choix d’une composition Hayes/Porter Love Is After Me enregistré à l’origine par Charlie Rich aux studio Hi donne le ton. I’m Gonna Tear Your Playhouse Down suit dans la même veine. On peut trouver dans les bluesy Hands Off et A Woman’s Blues des intonations à la Etta James. Et puis comment résister à sa relecture personnelle de Heartbreak Hotel qui donna au guitariste Anthony Paule l’occasion d’un remarquable solo ? Pour terminer avec Memphis Stomp en hommage à Willie Mitchell qui fut un de ses mentors. L’impression qu’elle donne ne laisse pas indifférent car elle respire la gentillesse, la sincérité et la générosité. Elle semble être ce qu’on appelle une femme entière.

La soirée n’était pas encore terminée et se fut à Toni Lynn Washington de la conclure. On peut légitimement se poser la question de l’opportunité de programmer une femme âgée à une heure tardive. Mais le résultat valu l’attente. Everybody’s Fault But Mine fut suivi de I Take What I Want, puis de Everyday Will Be Like A Holiday pour conclure avec Feel So Bad. L’ensemble des artistes se joignit à elle pour le final qui clôtura cette soirée de six heures.

Jean-Claude MORLOT
Photos : © Anne de COLBERT

Porretta 2017 : Day 3

Monday, July 17th, 2017

Le pianiste néo orleanais Davell Crawford est issue d’une longue lignée de pianistes. C’est en toute logique qu’il démarra par le classique Iko, Iko écrit par son grand-père. Suivirent Big Boss Man, Something You Got, Nobody Knows You When You’re Down & Out. Rejoint par Vasti Jackson qu’il déclare connaître depuis ses plus jeunes années, il interprète Georgia On My Mind dans un style propre à celui de la Crescent City. Son set dura plus d’une heure ce qui semble un peu disproportionné par rapport au peu de temps que d’autres artistes ont pour s’exprimer. Ce qui pourrait paraître agréable dans un club ne l’est pas nécessairement dans un festival. D’autant que, nonobstant un talent évident, qu’il semble par moment être un juke box vivant comme lors de sa version de I Can’t Stand The Rain.
Anthony Paule et son orchestre s’installe pour un marathon de quatre heures qui commença par une remarquable version du Stay With Me Baby de Lorraine Ellison par Loralee Christensen. Entra ensuite une nouvelle venue à Porretta Terri Odabi qui impressionna avec une puissante interprétation de Drown In My Own Tears. Il est évident que Vasti Jackson ne possède pas le raffinement vocal de Johnnie Taylor. Il ne lui rendit pas moins hommage avec talent et énergie. C’est ainsi que, sans surprise, s’enchaînèrent les classiques Who’s Making Love, Take Care Of Your Homework, Jody’s Got Your Girl And Gone pour laisser la place à des œuvres moins vitaminées comme Stop Doggin’ Me Around. Mais l’absence de sa guitare devait le démanger car il s’empressa de la récupérer pour scatter sur Cheaper To Keep Her alors que l’incontournable rappel Two Last Dollars lui donna l’opportunité de se lancer dans un long solo.
Place à Wee Willie Walker déjà présent en 2015. Il présente un extrait de son nouveau CD After A While. Pour commencer l’ambiance est plutôt jazzy avec Is That It alors que If Only et Good thing Is About To Come To An End lui permettent de retourner à ses racines sudistes. Le rappel sera l’occasion de demander à Terri Obabi de le rejoindre pour une énergique version de Lovey Dovey.

Le Sweet Soul Music Award décerné par le festival fut attribué cette année au fondateur du magazine finlandais Soul Express Heikki Suosalo.

Comment faire pour se faire un prénom Selassie lorsqu’on est le fils de Solomon. Difficile, en effet, en voyant le rejeton de s’empêcher au charisme et au charme vocal que dégageait son père. Sa version de Try A Little Tenderness fut sympathique sans être bouleversante.
L’un des principaux tubes de Burke Everybody Needs Somebody To Love fut popularisé par les Blues Brothers. C’est donc sans surprise qu’il fut rejoint par Rob Paparozzi.
Le festival fêtait aussi le centième anniversaire de la naissance de Rufus Thomas. C’est à la cadette de ses filles Vaneese d’ouvrir l’hommage avec le jazzy Saturday Night On The River, Elle a longtemps été dans les années 90 et 2000 choriste à New York et il semble qu’il en reste des traces puisqu’une partie de son répertoire est orienté pop-rock qu’elle conclura après une version à rallonge de Wang Dang Doodle. Changement de ton avec l’arrivée de la sœur aînée Carla. La frêle jeune femme de ses débuts est devenue une respectable vieille femme de 75 ans. L’outrage su temps ne semble pas avoir eu d’influence sur sa voix et sa version de son classique B.A.B.Y. demeure toujours aussi évocatrice. Sa version de Little Red Rooster est une surprise puisqu’elle reprend les arrangements jazzy écrits par Sam Cooke. Elle invite Scott Sharrard pour un solo qui laissera un instant Anthony Paule sur la touche. Stax fut de retour avec Something Good Is Gonna Happen To You avant la réunion de famille pour l’hommage au père. Et c’est en duo qu’elles reprirent à leur manière Memphis Train et Walking The Dog.
Ricky Fanté qui est également acteur (il a interprété le rôle de Marvin Gaye dans le téléfilm The Temptations) a une personnalité précieuse qui n’a pas manqué de susciter quelques sarcasmes de la part d’une certaine catégorie des spectateurs masculins ! Il démarre avec deux titres extrait de son unique CD qui seront suivis par, festival oblige, par une plaisante version de These Arms Of Mine et enfin par It Ain’t Easy qui demeure à ce jour son seul hit.De manière inattendue, son court set se termina en invitant Carla Thomas où ils reprirent ensemble Tramp comme au temps d’Otis & Carla.

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos ; © Anne de COLBERT

Porretta 2017 : Day 4

Monday, July 17th, 2017

Les organisateurs en laissant jouer Davell Crawford quarante cinq minutes que cette dernière soirée allait durer six heures ? Une agréable version de A Song For You fut suivie, reprenant peu ou prou le répertoire de la veille, par Iko Iko, Bright Lights Big City pour enchaîner sur Something You Got et ainsi de suite avec Danny Boy.
Arrive Sue Mc Cracklin après une poignée d’instrumentaux d’Anthony Paul avec, à nouveau, The Walk et Loralee Christensen pour Reverend Lee.
Il est clair que la présence de Scott Sharrard et de son rock peut déconcerter dans un tel endroit mais il n’empêche que Love Like Kerozene se révéla efficace en rappelant de lointains souvenirs des années 70. Suivit Barbara Blue et Woman’s Blue qui en compagnie de Scott Sharrard, de Rob Paparozzi et de Sax Gordon termina son set avec l’entraînant Hands Off.
Willie Hightower est le digne représentant de la Soul sudiste et c’est ce fut un plaisir de l’entendre interpréter Walk A Mile In My Shoes ainsi que le poignant You Used Me.
L’honneur du festival est de présenter des artistes qui jusque là fréquentaient peu les scènes européennes. Ce fut le cas, entre autres, pour Falisa Janaye, Théo Huff . Sans déroger à la tradition, nous eûmes le plaisir de découvrir Terri Odabi et ses qualités vocales dans un époustouflant Will You Still Love Me. Originaire d’Oakland (Californie) et consciente des problèmes qui rongent la société elle a écrit Gentrification Blues qui traite des « embourgeoisés qui y vivent ». Retour aux classiques avec When Something Is Wrong With My baby en compagnie de Wee Willie Walker qui reprit ensuite le micro en solo pour conclure avec A Change Is Gonna Come.
Sans se fatiguer Vaneese Thomas reprend Saturday Night On The River chanté la veille suivie de sa sœur Carla et son incontournable B.A.B.Y. et pour terminer ensemble avec Walking The Dog en hommage à leur père.
La seconde partie de cette soirée commença après trente minutes d’interruption destinées à faire marcher le commerce environnant par un long instrumental où se distingua Bernard Purdie dont le jeu tout en sobriété contraste avec celui non moins efficace de D’Mar (batteur avec Anthony Paule). Cette seconde partie de par sa concision pourrait se résumer comme une mini Soul Revue puisque les artistes inter activent entre eux. C’est ainsi que LaRhonda Steele s’accoquine avec Rob Paparozzi sur Love The One You’re With et Cold Sweat. Rob rappelant qu’il était venu six années auparavant invite Willie Walker pour Knock On Wood et Soul Man à la manière des Blues Brothers. C’est ensuite au tour de Selassié Burke qui reprendra Meet Me In Church et Don’t Give Up On Me de son père et puisqu’il semble que chaque artiste n’ait droit qu’à deux titres puis la sémillante Falisa Janaye se déchaîna avec I Wish et Baby Workout que n’aurait renier son créateur Jackie Wilson. Ricky Fanté revint avec deux titres de la veille (Love Doesn’t Live Here No More et It Ain’t Easy) suivi de Toni Lynn Washington (Everyday Will Be Like A Holiday et Feel So Bad). La soirée se terminait et Vasti Jackson eut le privilège de conclure en répétant son hommage à Johnnie Taylor (Who’s Making Love et Last Two Dollars).

La 30 iéme édition du festival se termina traditionnellement en invitant tous les artistes à interpréter Bring It On Home To Me en guise de «  grande finale ».

Mais les réjouissances n’étaient pas terminées puisque des prolongations avec les artistes qui devaient partir aux Îles Canaries eurent lieu les jours suivants dans les villages voisins de Vergato et de Tollè.
Ce sera à lire dans le « Off » ci-dessous.

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos : © Anne de COLBERT

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