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Archive for the ‘Festivals’ Category

Porretta 2017 : Day 1

Monday, July 17th, 2017

Les orchestres d’université sont une bénédiction pour les programmateurs de festivals car leur participation est la plupart du temps à titre gracieux. C’est ainsi que les australiennes de Sweethearts viennent régulièrement à Porretta. Les jeunes filles grandissant le line-up change alors que le répertoire digne des Commitments reste lui inchangé (I Can’t Turn You Loose, Shake, Cold Sweat…).C’est gentil, c’est frais mais reste toutefois limite vocalement dans un set d’une heure qu’on aurait souhaité plus court. On pourra toutefois signaler la présence sporadique et amicale de Sax Gordon et de Bernard Purdie qui contribuèrent à relever le niveau.
Mais ce qui est pour le moins surprenant en les voyant est qu’on pourrait croire que l’Australie est un pays peuplé uniquement de caucasiens. Alors que le film The Sapphires leur était consacré, on pourrait légitiment se poser la question de l’absence d’aborigènes au sein de cette formation.

Suit le Gaudats Junk Band et une expérience écologique pour le moins originale car tous les instruments ne sont pas traditionnels puisque construits à l’initiative de Daniele Gaudats à partir de produits de récupération. C’est ainsi que la batterie a été fabriquée avec des barils de lessive recyclés (publicité gratuite pour Dash!!), la trompette est un entonnoir et ainsi de suite.. Le présentateur du festival Rick Hutton est à l’origine du projet et semble s’en donner à cœur joie dans ses interprétations très british de Proud Mary, Hard To Handle, Kiss et Land of Thousand Dances qu’il semble affectionné particulièrement puisqu’il l’a déjà enregistré avec Groove City.
le plus surprenant, vu l’incongruité de la chose, est que l’ensemble fonctionne à merveille et cela est certainement dû au fait que les musiciens ne sont pas des onanistes nés de la dernière pluie !!

Place au groupe espagnol The Lucilles dont la présence est certainement due à un échange de bons procédés avec le festival de Maspalomas. La chanteuse Lucille Hurt ne brille pas par son originalité. On peut ,toutefois, porter au crédit du groupe qu’il n’interprète essentiellement que ses propres compositions et au débit un set trop long.

Mais il aura fallu attendre jusqu’à minuit pour que le véritable festival commence enfin avec The Original JB’s. Martha High entre en scène après Sex Machine interprété par le bassiste Fred Thomas. Toujours aussi sémillante malgré un âge que l ’on suppose avancé, elle se lance dans un long medley composé des incontournables de James Brown et termine avec le gospelisant I Got Something To Shout About . Mais tout ceci n’était qu’un tour de chauffe puisque le groupe était programmé le lendemain pour un set plus long et plus prestigieux.

Texte et Photos (©) Soul Corner : Jean-Claude MORLOT
Photos : (©) Anne de COLBERT

Porretta 2017 : Day 2

Monday, July 17th, 2017

C’est avec une formation plus complète que la veille que The Original JB’s font leur entrée. On nous annonce qu’au lieu des traditionnelles 70 minutes que le show en durera 90. Le célèbre présentateur Danny Ray qui semble diminué quitte discrètement la chaise qu’il occupe en coulisse pour présenter le spectacle comme il en a l’habitude depuis plus de cinquante ans. Le bassiste Fred Thomas enchaîne avec I Got The Feeling, Make It Funky…Fred Wesley s’installe tandis qu’une chanteuse dénommée Tammy interprète Get On The Good Foot qui sera agréablement remplacée par Cynthia Moore (Papa’s got A Brand New Bag) . Pas de grande surprise avec le répertoire de’ Fred Wesley qui comporte ses grands classiques comme Pass The Peas. Gimme Some More. Le set sera très court car il paraît ressentir les mêmes symptômes que Danny Ray. Reste que la machine instrumentale soutenue par le batteur Tony Cook est d’une efficacité redoutable. Tout ceci est connu par cœur il demeure qu’il est agréable d’assister à une telle précision métronomique et de constater que l’esprit d’origine perdure. Entre ensuite Martha High qui reprend peu ou prou la play list de la veille tout en l’élargissant. Rappel avec l’inévitable Sex Machine.

Comme désormais chaque année, c’est à Anthony Paule et son Soul Orchestra d’opérer en temps que « house band ». La chorsite Sue McCracklin rend hommage à son père Jimmy en interprétant The Walk tandis qu’une autre choriste Loralee Christensen suit avec Oh, Darling Mine. La toujours sémillante Falisa Janaye n’est plus une inconnue du festival car elle y vient pratiquement tous les ans depuis 2013. Son set, hélas trop court, n’est constitué que de reprises allant du Shoorah!, Shoorah! de Betty Wright au poignant If Loving You Is Wrong qui sera l’occasion d’un amusant et sensuel duo avec Rick Hutton pour terminer par une excellente version de Baby Workout (Jackie Wilson).

Scott Sharrard ne doit certainement sa présence que du fait d’avoir été le leader du Greg Allman Band jusqu’à la mort de celui-ci dans le courant de l’année. Il démarre avec le soul/blues Debt extrait de l’album enregistré avec The Brickyard Band en 2012 pour enchaîner sur High Cost Of Loving You écrit avec The Bo-Keys. Suivra Words Can’t Say qu’il déclare avoir enregistré dans les studios Hi. Il s’inscrit vocalement dans la tradition d’un certain rock blues blanc qui ne saurait faire oublier son remarquable jeu de guitare.

LaRhonda Steele et King Louie entrent avec Take Me To The River et It’s Your Thing. Après une longue interruption le temps d’installer la batterie de Bernard Purdie, LaRhonda revient pour interpréter Natural Woman puisque Purdie avait accompagné Aretha Franklin.

Les inconditionnels des Blues Brothers attendaient avec impatience l’arrivée du frontman du groupe Rob Paparozzi. Le numéro fut sans surprise conforme à leur attente et se termina en apothéose en compagnie de LaRhonda avec Hold On I’m Coming.

Le moment le plus attendu fut sans conteste l’arriva du sudiste Willie Hightower. D’entrée, Nobody But You donne le ton. Puissance de la voix dans les langoureux Time Has Brought About A Change et It’s A Miracle, énergie avec son classique Walk A Mile In My Shoes, la soul classique et intemporelle était, ce soir là, au rendez vous. Le set, hélas trop court, fut conclu par If I Had A Hammer.

Barbara Blue est surnommée « The Reigning Queen Of Beale Street” (Memphis) où elle chante tous les soirs au Silky O’Sullivan’s. Le choix d’une composition Hayes/Porter Love Is After Me enregistré à l’origine par Charlie Rich aux studio Hi donne le ton. I’m Gonna Tear Your Playhouse Down suit dans la même veine. On peut trouver dans les bluesy Hands Off et A Woman’s Blues des intonations à la Etta James. Et puis comment résister à sa relecture personnelle de Heartbreak Hotel qui donna au guitariste Anthony Paule l’occasion d’un remarquable solo ? Pour terminer avec Memphis Stomp en hommage à Willie Mitchell qui fut un de ses mentors. L’impression qu’elle donne ne laisse pas indifférent car elle respire la gentillesse, la sincérité et la générosité. Elle semble être ce qu’on appelle une femme entière.

La soirée n’était pas encore terminée et se fut à Toni Lynn Washington de la conclure. On peut légitimement se poser la question de l’opportunité de programmer une femme âgée à une heure tardive. Mais le résultat valu l’attente. Everybody’s Fault But Mine fut suivi de I Take What I Want, puis de Everyday Will Be Like A Holiday pour conclure avec Feel So Bad. L’ensemble des artistes se joignit à elle pour le final qui clôtura cette soirée de six heures.

Jean-Claude MORLOT
Photos : © Anne de COLBERT

Porretta 2017 : Day 3

Monday, July 17th, 2017

Le pianiste néo orleanais Davell Crawford est issue d’une longue lignée de pianistes. C’est en toute logique qu’il démarra par le classique Iko, Iko écrit par son grand-père. Suivirent Big Boss Man, Something You Got, Nobody Knows You When You’re Down & Out. Rejoint par Vasti Jackson qu’il déclare connaître depuis ses plus jeunes années, il interprète Georgia On My Mind dans un style propre à celui de la Crescent City. Son set dura plus d’une heure ce qui semble un peu disproportionné par rapport au peu de temps que d’autres artistes ont pour s’exprimer. Ce qui pourrait paraître agréable dans un club ne l’est pas nécessairement dans un festival. D’autant que, nonobstant un talent évident, qu’il semble par moment être un juke box vivant comme lors de sa version de I Can’t Stand The Rain.
Anthony Paule et son orchestre s’installe pour un marathon de quatre heures qui commença par une remarquable version du Stay With Me Baby de Lorraine Ellison par Loralee Christensen. Entra ensuite une nouvelle venue à Porretta Terri Odabi qui impressionna avec une puissante interprétation de Drown In My Own Tears. Il est évident que Vasti Jackson ne possède pas le raffinement vocal de Johnnie Taylor. Il ne lui rendit pas moins hommage avec talent et énergie. C’est ainsi que, sans surprise, s’enchaînèrent les classiques Who’s Making Love, Take Care Of Your Homework, Jody’s Got Your Girl And Gone pour laisser la place à des œuvres moins vitaminées comme Stop Doggin’ Me Around. Mais l’absence de sa guitare devait le démanger car il s’empressa de la récupérer pour scatter sur Cheaper To Keep Her alors que l’incontournable rappel Two Last Dollars lui donna l’opportunité de se lancer dans un long solo.
Place à Wee Willie Walker déjà présent en 2015. Il présente un extrait de son nouveau CD After A While. Pour commencer l’ambiance est plutôt jazzy avec Is That It alors que If Only et Good thing Is About To Come To An End lui permettent de retourner à ses racines sudistes. Le rappel sera l’occasion de demander à Terri Obabi de le rejoindre pour une énergique version de Lovey Dovey.

Le Sweet Soul Music Award décerné par le festival fut attribué cette année au fondateur du magazine finlandais Soul Express Heikki Suosalo.

Comment faire pour se faire un prénom Selassie lorsqu’on est le fils de Solomon. Difficile, en effet, en voyant le rejeton de s’empêcher au charisme et au charme vocal que dégageait son père. Sa version de Try A Little Tenderness fut sympathique sans être bouleversante.
L’un des principaux tubes de Burke Everybody Needs Somebody To Love fut popularisé par les Blues Brothers. C’est donc sans surprise qu’il fut rejoint par Rob Paparozzi.
Le festival fêtait aussi le centième anniversaire de la naissance de Rufus Thomas. C’est à la cadette de ses filles Vaneese d’ouvrir l’hommage avec le jazzy Saturday Night On The River, Elle a longtemps été dans les années 90 et 2000 choriste à New York et il semble qu’il en reste des traces puisqu’une partie de son répertoire est orienté pop-rock qu’elle conclura après une version à rallonge de Wang Dang Doodle. Changement de ton avec l’arrivée de la sœur aînée Carla. La frêle jeune femme de ses débuts est devenue une respectable vieille femme de 75 ans. L’outrage su temps ne semble pas avoir eu d’influence sur sa voix et sa version de son classique B.A.B.Y. demeure toujours aussi évocatrice. Sa version de Little Red Rooster est une surprise puisqu’elle reprend les arrangements jazzy écrits par Sam Cooke. Elle invite Scott Sharrard pour un solo qui laissera un instant Anthony Paule sur la touche. Stax fut de retour avec Something Good Is Gonna Happen To You avant la réunion de famille pour l’hommage au père. Et c’est en duo qu’elles reprirent à leur manière Memphis Train et Walking The Dog.
Ricky Fanté qui est également acteur (il a interprété le rôle de Marvin Gaye dans le téléfilm The Temptations) a une personnalité précieuse qui n’a pas manqué de susciter quelques sarcasmes de la part d’une certaine catégorie des spectateurs masculins ! Il démarre avec deux titres extrait de son unique CD qui seront suivis par, festival oblige, par une plaisante version de These Arms Of Mine et enfin par It Ain’t Easy qui demeure à ce jour son seul hit.De manière inattendue, son court set se termina en invitant Carla Thomas où ils reprirent ensemble Tramp comme au temps d’Otis & Carla.

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos ; © Anne de COLBERT

Porretta 2017 : Day 4

Monday, July 17th, 2017

Les organisateurs en laissant jouer Davell Crawford quarante cinq minutes que cette dernière soirée allait durer six heures ? Une agréable version de A Song For You fut suivie, reprenant peu ou prou le répertoire de la veille, par Iko Iko, Bright Lights Big City pour enchaîner sur Something You Got et ainsi de suite avec Danny Boy.
Arrive Sue Mc Cracklin après une poignée d’instrumentaux d’Anthony Paul avec, à nouveau, The Walk et Loralee Christensen pour Reverend Lee.
Il est clair que la présence de Scott Sharrard et de son rock peut déconcerter dans un tel endroit mais il n’empêche que Love Like Kerozene se révéla efficace en rappelant de lointains souvenirs des années 70. Suivit Barbara Blue et Woman’s Blue qui en compagnie de Scott Sharrard, de Rob Paparozzi et de Sax Gordon termina son set avec l’entraînant Hands Off.
Willie Hightower est le digne représentant de la Soul sudiste et c’est ce fut un plaisir de l’entendre interpréter Walk A Mile In My Shoes ainsi que le poignant You Used Me.
L’honneur du festival est de présenter des artistes qui jusque là fréquentaient peu les scènes européennes. Ce fut le cas, entre autres, pour Falisa Janaye, Théo Huff . Sans déroger à la tradition, nous eûmes le plaisir de découvrir Terri Odabi et ses qualités vocales dans un époustouflant Will You Still Love Me. Originaire d’Oakland (Californie) et consciente des problèmes qui rongent la société elle a écrit Gentrification Blues qui traite des « embourgeoisés qui y vivent ». Retour aux classiques avec When Something Is Wrong With My baby en compagnie de Wee Willie Walker qui reprit ensuite le micro en solo pour conclure avec A Change Is Gonna Come.
Sans se fatiguer Vaneese Thomas reprend Saturday Night On The River chanté la veille suivie de sa sœur Carla et son incontournable B.A.B.Y. et pour terminer ensemble avec Walking The Dog en hommage à leur père.
La seconde partie de cette soirée commença après trente minutes d’interruption destinées à faire marcher le commerce environnant par un long instrumental où se distingua Bernard Purdie dont le jeu tout en sobriété contraste avec celui non moins efficace de D’Mar (batteur avec Anthony Paule). Cette seconde partie de par sa concision pourrait se résumer comme une mini Soul Revue puisque les artistes inter activent entre eux. C’est ainsi que LaRhonda Steele s’accoquine avec Rob Paparozzi sur Love The One You’re With et Cold Sweat. Rob rappelant qu’il était venu six années auparavant invite Willie Walker pour Knock On Wood et Soul Man à la manière des Blues Brothers. C’est ensuite au tour de Selassié Burke qui reprendra Meet Me In Church et Don’t Give Up On Me de son père et puisqu’il semble que chaque artiste n’ait droit qu’à deux titres puis la sémillante Falisa Janaye se déchaîna avec I Wish et Baby Workout que n’aurait renier son créateur Jackie Wilson. Ricky Fanté revint avec deux titres de la veille (Love Doesn’t Live Here No More et It Ain’t Easy) suivi de Toni Lynn Washington (Everyday Will Be Like A Holiday et Feel So Bad). La soirée se terminait et Vasti Jackson eut le privilège de conclure en répétant son hommage à Johnnie Taylor (Who’s Making Love et Last Two Dollars).

La 30 iéme édition du festival se termina traditionnellement en invitant tous les artistes à interpréter Bring It On Home To Me en guise de «  grande finale ».

Mais les réjouissances n’étaient pas terminées puisque des prolongations avec les artistes qui devaient partir aux Îles Canaries eurent lieu les jours suivants dans les villages voisins de Vergato et de Tollè.
Ce sera à lire dans le « Off » ci-dessous.

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos : © Anne de COLBERT

Porretta 2017 “Le Off” (1)

Monday, July 17th, 2017

Lundi matin. La ville survoltée hier animée se réveille calme et paisible. Les dernières traces des trois jours d’intense activités disparaissent. Le festival n’est plus qu’un lointain souvenir au Rufus Thomas Park où les équipes de nettoyage municipales en effacent les derniers vestiges car la vie tranquille de la cita doit reprendre ses droits. La terrasse du bar Roma est nettoyée à grande eau. Un visiteur de passage serait incrédule si on lui décrivait l’ambiance qui régnait encore quelques heures auparavant.
La quasi totalité des festivaliers avait pris les premiers trains pour Bologne alors que certains restaient. La cerise sur le gâteau est que le festival n’est pas totalement terminé puisque avant de s’exporter aux Îles Canaries il rayonne encore pendant deux jours dans des bourgades alentour.
C’est en compagnie de Dave Thomas (In The Basement magazine) et Tony Rounce (Ace Records) que se fit le voyage jusqu’à Vergato. Une scène provisoire avait été installée devant la Mairie pour un public qui semblait uniquement composé que des habitants de la localité.
En un peu plus de deux heures, nous eûmes, pour notre plus grand plaisir, l’occasion de revoir la « soul revue » de la seconde partie du concert de veille. Pas de surprise dans cette révision générale. Les sœurs Vaneese & CarlaThomas réitérèrent Walking The Dog, Barbara Blue You Belong To Me, Falysa Janaye Baby Workout, Ricky Fanté These Arms Of Mine. Et ainsi de suite avec Bernard Purdie, Toni Lynn Washington, Vasti Jackson. Mais la surprise vint de Willie Hightower qui après s’être acquitté de Walk A Mile In My Shoes se lança dans une époustouflante version de presque huit minutes de You Used Me. L’homme simple qui avait été un peu abasourdi par l’accueil reçu les jours précédents semblait avoir trouvé ses marques et en capacité d’exprimer toutes les facettes de son talent. A ce sujet, nous ne pouvons que remercier Dave Thomas dont l’influence semble avoir été déterminante dans sa venue.


Photos © Anne de COLBERT De gauche à droite : Falysa Janaye, Willie Hightower, Ricky Fanté, Scott Sharrard, falysa Janaye, Toni Lynn Washington, Vasti Jackson, Willie Walker, Vaneese & Carla Thomas

Texte : Jean-Claude MORLOT

Porretta 2017 Le “Off” (2)

Sunday, July 2nd, 2017

Le lendemain le bus du festival nous emmène dans un périple qui semble sans fin au long d’une route en lacets jusqu’à la ville de Tollé. La scène, plus modeste que celle de la veille, est adossée à l’église de la Piazza Givanni XXIII. Une suite de tables occupent la rue centrale donnant un air de banquet campagnard. Nous y sommes Dave Thomas, Stillyan Angelov et Stefan Skill Kolev (deux Djs bulgares) invités à déguster quelques spécialités locales comme le montre la photo prise par Graziano Uliani.
La plupart des artistes étant déjà en route pour les Canaries, ceux qui sont restés eurent l’occasion de donner libre court à leur talent. C’est ainsi que nous avons l’opportunité de découvrir l’étendue de celui de Terri Obadi qui s’exprima longuement avec Something’s Gotta Hold Of My Heart/Mr Blue Soul/I’m Gonna Live My Life/I’ll Sing The Blues/Drowning In My Own Tears avant d’être rejointe par Willie Walker pour Lovey Dovey. Willie, quant à lui, interpréta Look What You’ve Done To Me/ After A While/I Don’t Want To Hurt You/Ain’t That Love et Is That It. Enfin, Barbara Blue fut exubérante dans ses versions de Heartbreak Hotel et Wag Dang Doodle.

EN MARGE DU OFF

-C’est en présence des édiles municipaux que le pont qui relie les deux berges de la ville fut baptisé « Solomon Burke Bridge ». Ceux ci ne manquèrent d’insister de l’influence du festival sur l’économie locale.
-Le groupe Zoccolo Duro édita pour ses membres et pour fêter le 30 ième anniversaire un t-shirt commémoratif qui leur fut réservé.
-Le traditionnel déjeuner dominical au restaurant La Pace avait, comme à son habitude, invité les artistes qui le souhaitait à se rejoindre le Zoccolo Duro. Bernard Purdie, Scott Sharrard, Barbara Blue, Rob Paparozzi acceptèrent l’invitation tandis que Falisa Janaye

découvrait avec surprise l’article que le magazine ABS avait consacré à son récent CD.

-Enfin, le festival ne serait pas ce qu’il est sans l’accueil chaleureux du personnel du festival dont Mauro Palmieri (pour ne citer que lui), sans les longues nuits en compagnie des artistes au Pub” Il Califfo “(qui fêtera ses vingt ans en Octobre) des frères Filipponi. Et aussi, sans oublier les fabuleux « spaghetti con vongole » de l’ami Michele dans son restaurant “ Le Salette” (Via Nazionale, 110 Ponte della Venturina)

Texte et Photos © Jean-Claude MORLOT

Photos La Pace © Anne de COLBERT

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Porretta Soul Festival 2017

Sunday, March 19th, 2017


Le programme définitif est désormais connu.
The definitive line up is already available

Porretta Soul Festival Tribute To Otis Redding, Porretta Terme Rufus Thomas Park 30th year
20 – 23 Juillet/july 2017

Jeudi 20 Juillet 20 h
Sweethearts (Australie) Special Guest Sax Gordon
The Lucilles (Espagne)
Gaudats Junk Band (Italie/U.K.)
T.B.A.

Vendredi 21 Juillet 20 h
The Original JB’S The Original James Brown Orchestra (13 piece band)
featuring Fred Wesley, Martha High, M.C. Danny Ray
Anthony Paule Soul Orchestra with Sweet Nectar
Willie Hightower
Barbara Blue (The Reigning Queen of Beale Street)
Sax Gordon with Toni Lynn Washington
Falisa Janaye
Scott Sharrard (Gregg Allman Band, Musical Director )

Samedi 22 Juillet 20 h
Davell Crawford
Anthony Paule Soul Orchestra with Sweet Nectar
Ricky Fanté (from Chicago) Ici en photo
Vaneese Thomas & Carla Thomas (Tribute To Rufus Thomas)
Vasti Jackson (Tribute To Johnnie Taylor)
King Louie & LaRhonda Steele with Rob Paparozzi (Blues Brothers Band front man) and
Bernard “Pretty” Purdie
Wee Willie Walker

Dimanche 23 Juillet 20 h
Davell Crawford
Anthony Paule Soul Orchestra Show & Revue with
Sweet Nectar
Ricky Fanté
Vaneese Thomas & Carla Thomas
Vasti Jackson
King Louie & LaRhonda Steele with Rob Paparozzi
Bernard “Pretty” Purdie
Wee Willie Walker
Willie Hightower
Barbara Blue
Sax Gordon with Toni Lynn Washington
Falisa Janaye
Scott Sharrard

Porretta’s First Impressions

Thursday, July 21st, 2016

Alors que le festival n’était pas encore commencé, une soirée inaugurale était organisée sur la terrasse de l’hôtel Helvetia où se produisit le duo James & Black.

Photos: Copyright Anne de Colbert

Porretta 2016 Day 1

Tuesday, July 19th, 2016

La premiére soirée du Jeudi s’ouvrit avec la participation de deux formations d’Universités américaines (Soul Confluence, GrooveTrader).



Soul Confluence

Comme à l’habitude une large place fut réservée aux groupes locaux avec la chanteuse Gloria Turrini & Band, Groove City et sa nouvelle chanteuse, Daria Biancardi qui remplaçe avantageusement Sabrina Kabua.

A gauche, Gloria Turrini, à droite, Daria Biancardi.

Que ce soit en solo pour Bruce ou en duo avec Bella le couple James & Black n’est pas inconnu à Porretta puisqu’ils y trouvèrent même le temps de s’y marier il y a quelques années !! Leur mission était de rendre hommage à Allen Toussaint. La voix légèrement éraillée de Bruce James rappelant celle d’un jeune Dr John fit merveille en interprétant ses plus grands succès (Working In The Coal Mine, Southern Nights, Night People…) tandis que Bella Black au look savamment étudié d’une Nina Simone gracile excella dans la reprise du titre It’s Raining écrit pour Irma Thomas.

Le set étant entièrement consacré à la facette funky du maestro de New Orleans, il est dommage, et cela aurait été remarqué, que Bella Black ne s’empare de From A Whisper To A Scream qui fut magnifié en son temps par Esther Phillips et dont elle aurait été une remarquable interprète.


Jerry Jones qui eut son heure de gloire dans les années 70 avec le titre Party Vibes sur l’album The Edge d‘Ike Turner s’est imposé avec une voix massive et puissante pour une interprétation particulièrement remarquée de You Got Me Humming (Sam & Dave) et de Turn Back The Hand Of Time . Il fut accompagné sur ce court set par Groove City avec lequel il a enregistrè il y a peu quelques titres pour le CD Road To Memphis.

Texte et Photos Soul Corner: Jean-Claude Morlot
Photos : copyright Anne de Colbert

Porretta 2016 Day 2

Tuesday, July 19th, 2016

Cette soirée de Vendredi s’ouvrait sous les meilleurs auspices avec Fred Wesley & The New JB’s. Même s’il semble qu’il n’ y ait pas de surprises à attendre, le plaisir d’entendre une mécanique bien huilée est toujours un plaisir. C’est ainsi que se suivirentDamn Right I’m Somebody, Funky GoodTime, Pass The Peace, Soul Power etc.. qui firent sa gloire alors musicien de James Brown. Mais il tint à rappeler qu il ne se cantonnait pas à ce seul rôle, puisqu’il interpréta Four Play extrait de son LP avec les Horny Horns (sic) et coécrit par George Clinton/Bootsy Collins et dont la tonalité jazz fait référence à sa culture d’origine.

Falisa Janaye’ faisait son retour à Porretta. Chanteuse efficace, son répertoire n’était, alors qu’elle fut présentée comme la « Reine de La Southern Soul » essentiellement composé que de classiques (A Fool In Love, What A Man, Mister Big Stuff). Il fallu attendre un dernier titre pour qu’elle devienne plus personnelle.  Et c’est dommage car ses productions actuelles sont orientées vers une Soul sudiste plus contemporaine.
Retour également pour Frank Bey puisque déjà présent en 2014. Ici, pas de surprise car nous sommes en présence d’une soul intemporelle. Le répertoire original sort des sentiers battus par les éternelles reprises et une parfaite osmose avec le Bey Paul Band contribue à l’ambiance conviviale. Mais ce serait oublier l’attraction du soir puisque le batteur Derrick « D-Mar » Martin sauta de son siège tel un diable sortant de sa boite pour littéralement survoler sa batterie pour atterrir sur le devant de la scène et aller faire un tour parmi le public !
Stan Mosley, originaire de Chicago, faisait sa première apparition. Uptempo, il délivre, en digne héritier de son mentor Tyrone Davis, une Soul puissante. Alors que sa voix chaude et chaleureuse semble plus à l’aise dans les ballades où elle excelle comme lors d’une excellente version de Harry Hippie de Bobby Womack. Il fut rejoint pour un final à la Sam & Dave par Théo Huff avec I Thank You.
Théo Huff, qui en était à sa troisième année consécutive, enchaîna sur son propre show avec Who’s Making Love. Là, aussi les influences de Tyrone Davis et de Johnnie Taylor sont évidentes. Il termina avec une œuvre originale Just Enough Rope et l’inévitable Try A Little Tenderness qu’on lui pardonnera puisque extrait de son dernier Cd qui sera chroniqué ici prochainement.
George Mc Crae était programmé en fin de soirée. Après son succès planétaire il y a quarante ans, L’inquiétude était grande de savoir si nous aurions droit à l’un de ces shows revivals où le pathétique rivalise avec l’ennui. Dès les premières notes de I Get Lifted les craintes se dissipent. La voix haut perchée qui faisait sa caractéristique alliée au son dansant de Miami sont toujours au rendez vous. Ironiquement, il semble qu’elle fasse merveille en reprenant It’s Alright de Curtis Mayfield. Et inévitablement la soirée se termina en empruntant la machine à remonter le temps qu’est Rock Your Baby

Texte : Jean-Claude Morlot
Photos : Copyright Anne de Colbert

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