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Archive for the ‘CD’ Category

The Billy Jones Band

Thursday, July 5th, 2018

The Billy Jones Band
Funky Blues & Southern Soul
Volume 1
Auto-produit

Surprenant parcours que celui de Billy Jones (né Theophilus Jones) qui a commencé sa carrière en tant qu’artiste funk faisant de larges emprunts à Prince (Purple Rain) ou encore les Ohio Players (Fire). Il a opéré depuis quelques CDs un changement radical en adoptant un style musical un peu plus conventionnel.
Il est un artiste complet chanteur au délicat phrasé  et guitariste au jeu agressif et incisif au point que certains journalistes américains considèrent qu’il pourrait être la relève de Buddy Guy. Également auteur, il a écrit et composé la moitié des titres de son album. D’entrée de jeu My Love Is Real s’affirme par la qualité de sa puissance de persuasion rythmique alors que le très rock Ready For Some Lovin’ donne au pianiste Corey Bray l’occasion de montrer son talent. Jamais à court d’inspiration Billy permet à sa guitare de se livrer à de pertinentes incursions dans Love Nobody Else jusqu’à devenir rugueuse, grasse et poisseuse dans un long solo à la manière d’Albert King sur Alligator Farm.
Côté reprise, la surprise est d’entendre deux titres peu habitués à ce genre d’honneur Man And A Half est interprété de manière très différente de celle de Wilson Pickett tandis que Can’t Let You Go est une relecture qui ferait presque oublier les Staple Singers. Et pour être tout à fait complet citons Chiseled In Stone qui respecte l’esprit du chanteur country Vern Gosdin.


Jean-Claude Morlot

James & Black’s This Time

Friday, May 4th, 2018

James & Black
This Time
Magnet Records

Bruce James avait évoqué dans nos colonnes cet album enregistré aux studios Magnet de Bruxelles qui reprend pour beaucoup des titres interprétés lors des différentes prestations qui figurent sur le “live” chroniqué précédemment.
Il est très rare qu’un album live précède son presque équivalent studio. Cette démarche est intéressante car elle permet de se rendre compte du processus de création sur des titres rodés devant un public et d’évaluer le chemin parcouru pour atteindre une œuvre élaborée.
Un signe évident de cette élaboration est la disparitions des samples et des scratches largement utilisés précédemment au profit de musiciens et plus particulièrement du saxophoniste Jeroen Capens. C’est ainsi que Right On que j’avais qualifié de « mélodie pop sautillante sixties » prend un jour différent en devenant un titre influencé par le mouvement « Acid Jazz » à la manière des Brand New Heavies au point que le quotidien Libération l’a inclut dans sa « playlist » et qu’il ne serait pas surprenant que Radio Nova s’en empare.
This Time pourrait paraître comme un album festif dont Nothing Left To Do et NOLA seraient les locomotives, s’il n’y avaient les textes écrits par Bella Black. Sombres, pertinents, ils décrivent sa vision d’une Amérique et son lot de discriminations. C’est ainsi que Golden Boy dont le style est celui d’une bluette-agréablement soulignée par voix de baryton d’Alain Chenneviere- décrit une bavure policière commise -selon ses termes- par un « pig ». En un hommage à de nombreuses victimes innocentes Bella Black écrit dans la tradition de Billie Holiday et son célèbre Strange Fruits.

Jean-Claude Morlot

Bootsy Collins’ New CD

Friday, March 2nd, 2018

Pour les lecteurs pressés, on ira droit au but, ce nouvel album de Bootsy Collins est certainement ce qu’il a fait de mieux depuis…. C’est simple, il faudrait être sourd, insensible à la « black music » , ou_ plus grave !_de mauvaise foi pour affirmer le contraire.
Ici, inspiration et fraîcheur sont au rendez-vous pour ce Come Back Bootsy bien senti (ce n’est pas un hasard si un des quinze titres s’intitule ainsi). Admiratif, on savoure toutes ces plages qui défilent, toutes plus festives les unes que les autres. En fait, une fusion très habile. Comme un mélange de Soul, R ’n'B, hip hop et rock psychédélique qui s’invite dans le P-Funk forcément tenace.
Et pour cause. Notre bassiste étoilé a bâti sa réputation avec Funkadelic et Parliament, dans les 70’s. Cela dit, avec World Wide Funk tout délire d’une époque désormais révolue est d’office exclu. Et c’est très bien ainsi. Certes, on danse. Mais, on garde la tête froide. Une consigne qui s’applique aussi aux invités ; aussi célèbres soient ils. Des noms ? Stanley Clarke, le regretté Bernie Worrell, Music Soulchild ou encore les vétérans du rap pour le coup très « old school » genre Chuck D. (Public Enemy) et Big Daddy Kane. Sans oublier les jeunes chanteuses-rappeuses, pas forcément connues, mais très efficaces. Un regret cependant ; Bootsy ne veut plus faire de scène ! Ce qui rend ce nouveau CD encore plus attachant. Un disque très drôle, très coloré en accord avec la pochette et son livret.

DJ Père NS

Archive Soul Corner, Photo Gilles Valentiny (RIP)

Roland Johnson & Gene Jackson

Sunday, December 17th, 2017

A l’heure des revivals survitaminés concoctés dans des studios new yorkais et des come back plus ou moins opportunistes, il est agréable de découvrir des productions authentiques aux antipodes des sonorités contemporaines et respectant les canons du genre. C’est ainsi que le label Blue Lotus nous propose ses deux dernières productions.

Il aura fallu que Roland Johnson patiente jusqu’à l’âge de 68 ans pour enregistrer son premier album. Très actif sur la scène de St Louis (Missouri) puisqu’il se produit chaque semaine au Beale (701 S. Broadway) , il doit sa chance à la rencontre des musiciens/compositeurs Paul Niehaus IV et Kevin O’Connor.

Le style se veut volontairement ancré dans la grande tradition de la Soul sudiste sans pour autant tomber dans un passéisme béat. Il n’y a pas ici de samples et le vieux Wurlitzer remplace avantageusement les synthés alors que l’ensemble paraît avoir été enregistré « live » en studio.
Des influences diverses parcourent les dix titres du présent CD. A commencer par ces deux duos avec la chanteuse Renee Smith dont Promised Land qui rappelle un peu le Soulshake de Peggy Scott & Jo Jo Benson ou encore ces uptempos Keep On Dancin’ , Yours And Mine où s’illustre un efficace quatuor vocal féminin. Difficile, aussi, de ne pas craquer sur la ballade Ain’t That Loving You dont les arrangements et l’interprétation sont dans le droit fil des aînés comme James Carr. L’éclectisme est au rendez vous puisque figure même un rock & rollisant Imagine This avec le sax hurleur de David Gomez.

Gene Jackson qui est un peu plus jeune (57 ans) semble avoir suivi le même parcours que son colistier. Le style est enlevé, la voix puissante et trouve sa pleine expression dans les ballades comme Ain’t No way, You’re Gonna Get Hurt ou 1963 qui n’est pas autobiographique mais dégage une certaine nostalgie d’une époque où Luther King et Kennedy étaient encore vivants et où l’on manifestait pour les Droits Civiques. La présence du saxophoniste Mark Huth qui s’exprime à la manière de Clarence Clemmons fait que Married At The Station ressemble à certains titres de Bruce Springsteen tandis que Rag Doll à des allures de ballade pop anglaise et que Voodoo Girl est un hommage appuyé au zydeco.

Il est à noter, sans savoir s’il s’agit d’une volonté délibérée et ce qui en fait l’intérêt , que les deux albums ne comportent aucune reprise
Enfin, Roland, Gene et Renee Smith, qui devrait bientôt enregistrer son propre album, se présentent comme étant une « Soul Revue » et regardent du côté de l’Europe. Alors…Porretta ???

Jean-Claude Morlot

James & Black in Paris

Thursday, March 30th, 2017

James & Black étaient en concert le 31/03/17 à La Chapelle des Lombards (9 Rue de Lappe 75011)
https://www.facebook.com/events/1855205841433907/

A cette occasion nous publions la chronique de leur Cd Live enregistré au même endroit ainsi que quelques photos.

    C’est à l’occasion de ses (trop) rares passages à Paris que le duo a enregistré ce live le 7 Juin 2016 à La Chapelle des Lombards. Ils étaient accompagnés de leurs fidèles complices Nicolas Thys (Basse), Felix Sabal Lecco (Batterie:Percussion), Dj Phil Ross (Samples/Scratches) qui possèdent de soldes références (Toots Thielemans, Prince, Paul Simon, Peter Gabriel). A l’inverse des prestations de Porretta le répertoire n’inclut pratiquement que des compositions originales dues à la plume créative et aux inspirations diverses de Bruce James.
    C’est ainsi que le titre d’ouverture Brighter Than This et Right On ont des allures de mélodies pop sautillantes des sixties. La répartition des tâches semble bien partagée car il interprète ses propres pièces dans un style proche de ceux de Dr John ou Tom Waits alors que celles que Bella Black a écrites semblent refléter sa personnalité. Henry et Jonah en sont à ce titre symptomatiques par la profondeur de l’inspiration et de la puissance vocale qui laisse penser à une Nina Simone moderne. Impression d’ailleurs renforcée lors des prestations « live » tant le mimétisme est autant vocal que visuel.
    Deux reprises figurent. Celles de I’m Just An Old Chunk Of Coal du chanteur country Billy Joel Shaver et American Girl de Tom Petty.
    Enfin, difficile de ne pas conclure ce rapide survol sans mentionner une approche délibérément moderne avec l’apport d’un DJ qui par ses délicates interventions de scratches et de samples soigneusement sélectionnés de leaders politiques et musicaux (j’y en ai même reconnu un de Gladys Knight dans Nothing Left To Do!) contribue à créer une ambiance sonore originale.

    Jean-Claude Morlot

James & Black, Bella Black en duo avec Alain Chennevière.

Photos : Anne de Colbert

Bayou Moonshiners

Tuesday, February 28th, 2017


Alors que Stephanie Ghizzoni et Max Lazzarin s’étaient produits à Villarock en compagnie des Lazy Pirates, ce CD nous les présentent en duo. Contrairement à la prestation live, l’accent est mis ici sur le côté dixie traditionnel de la musique de New Orleans au détriment du funk à la Meters. C’est ainsi que se succèdent Cabbage Head, Jambalya, Down By The Riverside.

L’interprétation n’est pas en cause comme en témoigne une très émouvante version d‘Amazing Grace mais un répertoire plus “moderne” aurait été préférable .

Jean-Claude MORLOT

CDs Reviews

Wednesday, December 7th, 2016


Theo Huff

The New Beginning

Autoproduit (Disponible sur CD baby)

Il est de tradition à Porretta que les différents artistes participants vendent leurs dernières productions à l’issue de leur prestation. La démarche est intéressante car elle permet de découvrir une facette d’un talent détourné par le répertoire imposé par le festival.
C’est ainsi que Theo Huff excellent sur scène dans l’interprétation des classiques propose ici une vision personnelle mélange d’influence traditionnelle et de soul sudiste contemporaine. La voix puissante et chaude rappelle immédiatement une filiation évidente avec Tyrone Davis et Johnnie Taylor qui s’impose. Les ballades It’s Over Now, Nothin’ You Can Do, Something About You en sont de parfaits exemples alors que Just Enuff Rope et le mimétisme de sa tessiture contient tous les ingrédients d’un titre Stax de la grande époque.
Alors qu’il est originaire de Chicago assez paradoxalement l’influence du « chitlin’ circuit » n’est jamais bien loin. Love Jacked de Mel Waiters et Wet Panties dont le seul titre évocateur, et qui se passe de traduction, devraient avec ses allusions y faire fureur .
Figure également une lecture personnelle de Try A Little Tenderness très agréable. Reprise à risque car tellement connotée qu’elle se révèle assez casse-cou pour qui s’y aventure. Force est de reconnaître qu’il s’en sort plus qu’honorablement. On lui pardonnera toutefois d’en avoir crédité Redding/Cropper comme en étant les auteurs !

Jean-Claude MORLOT

Falisa JaNaye’

 This Is Mee 

Autoproduit (Singles disponibles sur CD Baby)

Pour preuve du grand écart qu’elle doit opérer entre son répertoire et sa prestation lors du festival, Falisa JanNaye est venue à Porretta accompagnée de son manager qui est aussi celui du crooner R’n'B contemporain R. Kelly . La remarque faite à propos de Théo Huff s’applique aussi en ce qui la concerne car ici aussi nous sommes en présence de soul sudiste authentique. D’entrée une voix masculine nous prévient que nous allons faire un retour en arrière au son de la « good old smooth music ». Comme à l’accoutumée et comme une marque de fabrique l’accompagnement synthétique minimaliste est de mise. Ce minimalisme assuré permet de se concentrer sur une artiste qui ne me manque pas de qualités. Sans être une Marvin Sease au féminin, la dame n’a pas sa langue dans sa poche. Pour preuve Can You Stand Up In It ? Et ses allusions à peine voilées comme l’utilisation de la formule « Ring My bell » popularisée par Evelyne Champagne King. Emprunt qui n’est peut être pas aussi innocent qu’il n’y paraît car le phrasé des deux chanteuses est assez similaire (Tonight Is The Night). Hormis quelques titres funky dont Shame qui connaît un succès mérité localement, l’album est empreint de charme et de sensualité avec une mention spéciale pour l’inspiration intemporelle de Sweet Love. Ce qui semble être la moindre des impressions après avoir croisé dans les rues de Porretta une femme qui respire la gentillesse et la générosité!

Jean-Claude MORLOT

Groove City

Road To Memphis

GC 002 2016

Fabio Zivery et son groupe Groove City sont parmi les chevilles ouvrières qui animent les premières parties à Porretta. Alors qu’ il leur arrive d’ accompagner certains artistes, l’idée à germer de les enregistrer en studio à Bologne. En vieux routiers de la Soul Fabio et ses acolytes en connaissent tous les codes et délivrent un accompagnement qui n’a pas à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’Outre Atlantique.
C’est ainsi que l’on retrouve Wee Willie Walker pour la reprise de deux classiques Who’s Making Love, Breaking Up Somebody’s Home, la puissance de Jerry Jones et sa remarquable version de You Got Me Humming, la voix éraillée de Bruce James est présente sur une composition de Fabio Ziveri à l’influence néo-orleanaise. Le MC de Porretta et liverpuldien Rick Hutton se lance dans des interprétations toutes britanniques de Hard To Handle et Land Of 1000 Dances.
Sax Gordon que l’on pourrait comparer à un Big Jay Mc Neelly contemporain revisite Memphis Soul Stew avec le « Bologna style » et un hommage appuyé à la cuisine italienne. L’exercice de style qui consiste à laisser chaque musicien s’exprimer le temps d’un court solo permet de constater l’étendue du talent de chacun.
En revanche, portion congrue pour les femmes. Elles ne sont que deux pour relever la lourde concurrence masculine. Bella Black (moitié de James & Black) est impressionnante dans son appropriation de Dr Feelgood tandis que la chanteuse de Memphis Susan Marshall est émouvante dans You’re Taking Up Another Man’s Place.

Jean-Claude MORLOT

James Govan (1949/2014) RIP

Wednesday, August 13th, 2014

Ce 18 Juillet 2014 alors que nous étions plongés dans la trépidation du 27 ième Porretta Soul Festival, la nouvelle de la disparition de James Govan nous frappa de stupeur. Cet artiste (né en Septembre 1949) au mimétisme si proche d’Otis Redding au point qu’il était surnommé “Little Otis” avait été au fil des années (1993, 95, 96 et 97) un fidèle animateur de cet unique lieu européen de la Soul Music.
Un CD, compilation de ces différentes participations, était en préparation depuis le début de l’année. Un hasard malheureusement fortuit fait coïncider son édition avec cette triste nouvelle.
Soutenu par la crème des musiciens de Memphis, il y démontre au travers d’une suite de classiques (Shake, Dock Of The Bay, Soul Man…) ses qualités vocales si proches de celles de son inspirateur. A noter également deux remarquables duos Are you lonely baby et Sweet Soul Music (dont le texte à été modifié pour rendre hommage aux artistes Stax) en compagnie de la chanteuse Jackie Johnson. Témoignage de la première décade du festival ce recueil rappellera de nombreux souvenirs à ceux qui chaque année font leur pèlerinage italien.
(Edited by 103 Centrote www.103.it)

Mais la médaille de cette célébrité européenne avait un revers. Ses prestations Outre Atlantique étaient trop connotées de celles de son illustre inspirateur au point qu’il avait du mal à trouver sa place car certains allèrent même jusqu’à dire qu’un second Redding n’était pas nécessaire. Repéré par Rick Hall (Fame Records) il enregistre deux singles où sa voix puissante et rauque donne toute sa puissance à la Soul sudiste à la manière d’un Wilson Pickett.Le succès ne fut pas au rendez vous et il retourna comme batteur dans le groupe Stone Blue à tourner à Memphis et ses environs. Jusqu’à ce que les musiciens de Muscle Shoals lui donne une seconde en lui donnant l’opportunité d’enregistrer l’album I’m in Need en 1982 qui restera inédit jusqu’en 1987 où il sera édité en Angleterre par Charly (CD Charly 113).

C’est ainsi que se créent les légendes de la Soul Music

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD

Friday, October 18th, 2013


J’ai déjà écrit tout le bien que je pense de ce chanteur originaire de Flint, Michigan ( (voir dans Soul Indies dans les Catégories). Cette nouvelle livraison ( New Love) ne déroge pas à un style qui semble devenir une marque de fabrique.
Il sait, s’inspirant des chanteurs du « chittlin’ » sudiste, développer des mélodies langoureuses aux textes empreints de mélancolie à l’instar de Real Love Will Change A No Good Man ou de Good Love.
Artiste aux influences multiples dont je ne relèverai que celles qui semblent les plus flagrantes, il allie la décontraction sophistiquée d’un Tyrone Davis dans la plupart des titres et celle clairement avouée d’Albert King (I Come To Have A Good Time). Il réussit, s’embarquant du côté du blues traditionnel, une relecture du célèbre Rock Me Baby à la manière du roi de la V Guitar alors que Nature lorgne sans complexe sans que personne ne s’en plaigne du côté de James Brown.
Maurice Davis est un artiste à grand potentiel (une vidéo est également disponible dans lesCatégories) et je ne peux qu’encourager les promoteurs et organisateurs de festival européens à être les premiers à s’y intéresser car selon la formule consacrée «  He’s a crowd pleasure »

Maurice Davis peut être contacté via sa page FaceBook.

CD disponible chez CDBaby

Jean-Claude Morlot

La Note de Soul Corner : 4/5

Porretta 2013 (Pt1, 19/07/13)

Monday, August 5th, 2013

Ce vendredi commença avec l’orchestre de Paul Brown qui officiera tout au long du week end. Quelques classiques (Memphis Train, I can’t stand the rain) permirent aux choristes de chauffer la salle avant que le présentateur Rick Hunter annonce Toni Green qui entre en scène tout de blanc vêtue. Le manteau long cache un petit ensemble gilet et short court qui dévoile ses longues jambes. Elle démarre, comme à Valbonne, avec le funky/rock Baby Love. Une surprise lui était réservée à l’issue de ce titre endiablé qui déconcerta un peu les aficionados qui semblaient ignorer qu’il a été créé par Mother’s Finest qui s’est illustré au début de sa carrière en étant peut être le premier groupe black de “Heavy Metal” car à son issue quatorze irréductibles fans (dont je fais partie) surnommés «  Lo Zoccolo Duro » (Le Noyau Dur) portant chacun un T Shirt avec une lettre différente pour écrire TO TONI WITH LOVE se levèrent au sommet des gradins pour lui rendre hommage.L’émotion était à son comble et les larmes furent au rendez vous. Mais le spectacle devait reprendre ses droits même s’il faut reconnaître qu’il eut quelques moments de flottements durant les enchaînements qui lui permirent de glisser une composition originale Just Ain’t Working Out (extraite de l’album Southern Soul Music). S’ensuivit un long changement de robe qui ne dépendit pas de caprice de la chanteuse puisqu’un œil avisé put remarquer à son retour que dans la précipitation la fermeture éclair était à peine fermée ! Force est de reconnaître que le groupe sut remarquablement remplir le long intermède.
Le show must go on et c’est dans une magnifique robe blanche à sequins qu’elle interpréta une version de I, Who Have Nothing qui força l’admiration du public y compris celle du patron d’Ace Records Tony Rounce. Et tout ceci se termina par le classique de Jackie Wilson Loney Teardrops qui fut conclut par une version endiablée de Shout tandis que le rappel fut consacré à un autre classique de Jackie Wilson Higher and Higher.

Même si elle n’est pas une figure emblématique de la Soul sixties Mitty Collier n’en demeure pas moins avec une poignée de singles pour Chess (My Party, Help Me) comme étant incontournable pour les amateurs purs et durs. Nous étions prévenus qu’elle avait abandonné son répertoire profane pour se tourner vers des horizons plus « spirituels » . Le pasteur Calvin Bridges officiait aux claviers tandis qu’une chorale hétéroclite la supportait. Le prosélytisme l’emporta sur tout sens critique lorsqu’elle fit venir sur scène une femme italienne pour traduire ses propos où elle expliqua que son tube I had a talk with my man était à l’origine I had a talk my God ! Même le public italien pourtant féru de religiosité sembla peu réceptif. C’est dire.
Longtemps demandé, rarement présent sur les scènes européennes à l’exception d’un concert dans un Bataclan quasi désert à l’occasion d’une Mississippi Blues Revue le 29 Juin 1993 prélude à un passage à Vienne, Latimore était l’une des têtes d’affiche de ce festival 2013. La longue chevelure brune à laissé place à une crinière blanche qui témoigne de ses 74 ans. Le temps ne semble pas avoir eu d’influence sur sa puissance vocale comme en témoigne sa version de Something ‘Bout ‘Cha ainsi que sa longue et émouvante version de Let’s Straighen It Out. Sa dernière production étant une suite reprises de titres de Ray Charles, il se devait d’en dérouler certains sans trop s’y attarder pour la satisfaction d’un public qui attendait ses compositions originales. Un rapide Hit The Road Jack ponctua le concert tandis qu’ Enchain My Heart concluait un court set d’une heure.
Alors que le son de Miami commence à avoir droit de Cité à Porretta, pouvons nous rêver d’y voir ses figures emblématiques que sont Betty Wright, Gwen & George Mc Rae ou autre Little Beaver.


Porretta 2013/1 - diaporamas

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos : Barbara GROS-PIRON, Jean-Claude MORLOT

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