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Archive for the ‘CD’ Category

James & Black in Paris

Thursday, March 30th, 2017

James & Black étaient en concert le 31/03/17 à La Chapelle des Lombards (9 Rue de Lappe 75011)
https://www.facebook.com/events/1855205841433907/

A cette occasion nous publions la chronique de leur Cd Live enregistré au même endroit ainsi que quelques photos.

    C’est à l’occasion de ses (trop) rares passages à Paris que le duo a enregistré ce live le 7 Juin 2016 à La Chapelle des Lombards. Ils étaient accompagnés de leurs fidèles complices Nicolas Thys (Basse), Felix Sabal Lecco (Batterie:Percussion), Dj Phil Ross (Samples/Scratches) qui possèdent de soldes références (Toots Thielemans, Prince, Paul Simon, Peter Gabriel). A l’inverse des prestations de Porretta le répertoire n’inclut pratiquement que des compositions originales dues à la plume créative et aux inspirations diverses de Bruce James.
    C’est ainsi que le titre d’ouverture Brighter Than This et Right On ont des allures de mélodies pop sautillantes des sixties. La répartition des tâches semble bien partagée car il interprète ses propres pièces dans un style proche de ceux de Dr John ou Tom Waits alors que celles que Bella Black a écrites semblent refléter sa personnalité. Henry et Jonah en sont à ce titre symptomatiques par la profondeur de l’inspiration et de la puissance vocale qui laisse penser à une Nina Simone moderne. Impression d’ailleurs renforcée lors des prestations « live » tant le mimétisme est autant vocal que visuel.
    Deux reprises figurent. Celles de I’m Just An Old Chunk Of Coal du chanteur country Billy Joel Shaver et American Girl de Tom Petty.
    Enfin, difficile de ne pas conclure ce rapide survol sans mentionner une approche délibérément moderne avec l’apport d’un DJ qui par ses délicates interventions de scratches et de samples soigneusement sélectionnés de leaders politiques et musicaux (j’y en ai même reconnu un de Gladys Knight dans Nothing Left To Do!) contribue à créer une ambiance sonore originale.

    Jean-Claude Morlot

James & Black, Bella Black en duo avec Alain Chennevière.

Photos : Anne de Colbert

Bayou Moonshiners

Tuesday, February 28th, 2017


Alors que Stephanie Ghizzoni et Max Lazzarin s’étaient produits à Villarock en compagnie des Lazy Pirates, ce CD nous les présentent en duo. Contrairement à la prestation live, l’accent est mis ici sur le côté dixie traditionnel de la musique de New Orleans au détriment du funk à la Meters. C’est ainsi que se succèdent Cabbage Head, Jambalya, Down By The Riverside.

L’interprétation n’est pas en cause comme en témoigne une très émouvante version d‘Amazing Grace mais un répertoire plus “moderne” aurait été préférable .

Jean-Claude MORLOT

CDs Reviews

Wednesday, December 7th, 2016


Theo Huff

The New Beginning

Autoproduit (Disponible sur CD baby)

Il est de tradition à Porretta que les différents artistes participants vendent leurs dernières productions à l’issue de leur prestation. La démarche est intéressante car elle permet de découvrir une facette d’un talent détourné par le répertoire imposé par le festival.
C’est ainsi que Theo Huff excellent sur scène dans l’interprétation des classiques propose ici une vision personnelle mélange d’influence traditionnelle et de soul sudiste contemporaine. La voix puissante et chaude rappelle immédiatement une filiation évidente avec Tyrone Davis et Johnnie Taylor qui s’impose. Les ballades It’s Over Now, Nothin’ You Can Do, Something About You en sont de parfaits exemples alors que Just Enuff Rope et le mimétisme de sa tessiture contient tous les ingrédients d’un titre Stax de la grande époque.
Alors qu’il est originaire de Chicago assez paradoxalement l’influence du « chitlin’ circuit » n’est jamais bien loin. Love Jacked de Mel Waiters et Wet Panties dont le seul titre évocateur, et qui se passe de traduction, devraient avec ses allusions y faire fureur .
Figure également une lecture personnelle de Try A Little Tenderness très agréable. Reprise à risque car tellement connotée qu’elle se révèle assez casse-cou pour qui s’y aventure. Force est de reconnaître qu’il s’en sort plus qu’honorablement. On lui pardonnera toutefois d’en avoir crédité Redding/Cropper comme en étant les auteurs !

Jean-Claude MORLOT

Falisa JaNaye’

 This Is Mee 

Autoproduit (Singles disponibles sur CD Baby)

Pour preuve du grand écart qu’elle doit opérer entre son répertoire et sa prestation lors du festival, Falisa JanNaye est venue à Porretta accompagnée de son manager qui est aussi celui du crooner R’n'B contemporain R. Kelly . La remarque faite à propos de Théo Huff s’applique aussi en ce qui la concerne car ici aussi nous sommes en présence de soul sudiste authentique. D’entrée une voix masculine nous prévient que nous allons faire un retour en arrière au son de la « good old smooth music ». Comme à l’accoutumée et comme une marque de fabrique l’accompagnement synthétique minimaliste est de mise. Ce minimalisme assuré permet de se concentrer sur une artiste qui ne me manque pas de qualités. Sans être une Marvin Sease au féminin, la dame n’a pas sa langue dans sa poche. Pour preuve Can You Stand Up In It ? Et ses allusions à peine voilées comme l’utilisation de la formule « Ring My bell » popularisée par Evelyne Champagne King. Emprunt qui n’est peut être pas aussi innocent qu’il n’y paraît car le phrasé des deux chanteuses est assez similaire (Tonight Is The Night). Hormis quelques titres funky dont Shame qui connaît un succès mérité localement, l’album est empreint de charme et de sensualité avec une mention spéciale pour l’inspiration intemporelle de Sweet Love. Ce qui semble être la moindre des impressions après avoir croisé dans les rues de Porretta une femme qui respire la gentillesse et la générosité!

Jean-Claude MORLOT

Groove City

Road To Memphis

GC 002 2016

Fabio Zivery et son groupe Groove City sont parmi les chevilles ouvrières qui animent les premières parties à Porretta. Alors qu’ il leur arrive d’ accompagner certains artistes, l’idée à germer de les enregistrer en studio à Bologne. En vieux routiers de la Soul Fabio et ses acolytes en connaissent tous les codes et délivrent un accompagnement qui n’a pas à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’Outre Atlantique.
C’est ainsi que l’on retrouve Wee Willie Walker pour la reprise de deux classiques Who’s Making Love, Breaking Up Somebody’s Home, la puissance de Jerry Jones et sa remarquable version de You Got Me Humming, la voix éraillée de Bruce James est présente sur une composition de Fabio Ziveri à l’influence néo-orleanaise. Le MC de Porretta et liverpuldien Rick Hutton se lance dans des interprétations toutes britanniques de Hard To Handle et Land Of 1000 Dances.
Sax Gordon que l’on pourrait comparer à un Big Jay Mc Neelly contemporain revisite Memphis Soul Stew avec le « Bologna style » et un hommage appuyé à la cuisine italienne. L’exercice de style qui consiste à laisser chaque musicien s’exprimer le temps d’un court solo permet de constater l’étendue du talent de chacun.
En revanche, portion congrue pour les femmes. Elles ne sont que deux pour relever la lourde concurrence masculine. Bella Black (moitié de James & Black) est impressionnante dans son appropriation de Dr Feelgood tandis que la chanteuse de Memphis Susan Marshall est émouvante dans You’re Taking Up Another Man’s Place.

Jean-Claude MORLOT

James Govan (1949/2014) RIP

Wednesday, August 13th, 2014

Ce 18 Juillet 2014 alors que nous étions plongés dans la trépidation du 27 ième Porretta Soul Festival, la nouvelle de la disparition de James Govan nous frappa de stupeur. Cet artiste (né en Septembre 1949) au mimétisme si proche d’Otis Redding au point qu’il était surnommé “Little Otis” avait été au fil des années (1993, 95, 96 et 97) un fidèle animateur de cet unique lieu européen de la Soul Music.
Un CD, compilation de ces différentes participations, était en préparation depuis le début de l’année. Un hasard malheureusement fortuit fait coïncider son édition avec cette triste nouvelle.
Soutenu par la crème des musiciens de Memphis, il y démontre au travers d’une suite de classiques (Shake, Dock Of The Bay, Soul Man…) ses qualités vocales si proches de celles de son inspirateur. A noter également deux remarquables duos Are you lonely baby et Sweet Soul Music (dont le texte à été modifié pour rendre hommage aux artistes Stax) en compagnie de la chanteuse Jackie Johnson. Témoignage de la première décade du festival ce recueil rappellera de nombreux souvenirs à ceux qui chaque année font leur pèlerinage italien.
(Edited by 103 Centrote www.103.it)

Mais la médaille de cette célébrité européenne avait un revers. Ses prestations Outre Atlantique étaient trop connotées de celles de son illustre inspirateur au point qu’il avait du mal à trouver sa place car certains allèrent même jusqu’à dire qu’on second Redding n’était pas nécessaire. Repéré par Rick Hall (Fame Records) il enregistre deux singles où sa voix puissante et rauque donne toute sa puissance à la Soul sudiste à la manière d’un Wilson Pickett.Le succès ne fut pas au rendez vous et il retourna comme batteur dans le groupe Stone Blue à tourner à Memphis et ses environs. Jusqu’à ce que les musiciens de Muscle Shoals lui donne une seconde en lui donnant l’opportunité d’enregistrer l’album I’m in Need en 1982 qui restera inédit jusqu’en 1987 où il sera édité en Angleterre par Charly (CD Charly 113).

C’est ainsi que se créent les légendes de la Soul Music

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD

Friday, October 18th, 2013


J’ai déjà écrit tout le bien que je pense de ce chanteur originaire de Flint, Michigan ( (voir dans Soul Indies dans les Catégories). Cette nouvelle livraison ( New Love) ne déroge pas à un style qui semble devenir une marque de fabrique.
Il sait, s’inspirant des chanteurs du « chittlin’ » sudiste, développer des mélodies langoureuses aux textes empreints de mélancolie à l’instar de Real Love Will Change A No Good Man ou de Good Love.
Artiste aux influences multiples dont je ne relèverai que celles qui semblent les plus flagrantes, il allie la décontraction sophistiquée d’un Tyrone Davis dans la plupart des titres et celle clairement avouée d’Albert King (I Come To Have A Good Time). Il réussit, s’embarquant du côté du blues traditionnel, une relecture du célèbre Rock Me Baby à la manière du roi de la V Guitar alors que Nature lorgne sans complexe sans que personne ne s’en plaigne du côté de James Brown.
Maurice Davis est un artiste à grand potentiel (une vidéo est également disponible dans lesCatégories) et je ne peux qu’encourager les promoteurs et organisateurs de festival européens à être les premiers à s’y intéresser car selon la formule consacrée «  He’s a crowd pleasure »

Maurice Davis peut être contacté via sa page FaceBook.

CD disponible chez CDBaby

Jean-Claude Morlot

La Note de Soul Corner : 4/5

Porretta 2013 (Pt1, 19/07/13)

Monday, August 5th, 2013

Ce vendredi commença avec l’orchestre de Paul Brown qui officiera tout au long du week end. Quelques classiques (Memphis Train, I can’t stand the rain) permirent aux choristes de chauffer la salle avant que le présentateur Rick Hunter annonce Toni Green qui entre en scène tout de blanc vêtue. Le manteau long cache un petit ensemble gilet et short court qui dévoile ses longues jambes. Elle démarre, comme à Valbonne, avec le funky/rock Baby Love. Une surprise lui était réservée à l’issue de ce titre endiablé qui déconcerta un peu les aficionados qui semblaient ignorer qu’il a été créé par Mother’s Finest qui s’est illustré au début de sa carrière en étant peut être le premier groupe black de “Heavy Metal” car à son issue quatorze irréductibles fans (dont je fais partie) surnommés «  Lo Zoccolo Duro » (Le Noyau Dur) portant chacun un T Shirt avec une lettre différente pour écrire TO TONI WITH LOVE se levèrent au sommet des gradins pour lui rendre hommage.L’émotion était à son comble et les larmes furent au rendez vous. Mais le spectacle devait reprendre ses droits même s’il faut reconnaître qu’il eut quelques moments de flottements durant les enchaînements qui lui permirent de glisser une composition originale Just Ain’t Working Out (extraite de l’album Southern Soul Music). S’ensuivit un long changement de robe qui ne dépendit pas de caprice de la chanteuse puisqu’un œil avisé put remarquer à son retour que dans la précipitation la fermeture éclair était à peine fermée ! Force est de reconnaître que le groupe sut remarquablement remplir le long intermède.
Le show must go on et c’est dans une magnifique robe blanche à sequins qu’elle interpréta une version de I, Who Have Nothing qui força l’admiration du public y compris celle du patron d’Ace Records Tony Rounce. Et tout ceci se termina par le classique de Jackie Wilson Loney Teardrops qui fut conclut par une version endiablée de Shout tandis que le rappel fut consacré à un autre classique de Jackie Wilson Higher and Higher.

Même si elle n’est pas une figure emblématique de la Soul sixties Mitty Collier n’en demeure pas moins avec une poignée de singles pour Chess (My Party, Help Me) comme étant incontournable pour les amateurs purs et durs. Nous étions prévenus qu’elle avait abandonné son répertoire profane pour se tourner vers des horizons plus « spirituels » . Le pasteur Calvin Bridges officiait aux claviers tandis qu’une chorale hétéroclite la supportait. Le prosélytisme l’emporta sur tout sens critique lorsqu’elle fit venir sur scène une femme italienne pour traduire ses propos où elle expliqua que son tube I had a talk with my man était à l’origine I had a talk my God ! Même le public italien pourtant féru de religiosité sembla peu réceptif. C’est dire.
Longtemps demandé, rarement présent sur les scènes européennes à l’exception d’un concert dans un Bataclan quasi désert à l’occasion d’une Mississippi Blues Revue le 29 Juin 1993 prélude à un passage à Vienne, Latimore était l’une des têtes d’affiche de ce festival 2013. La longue chevelure brune à laissé place à une crinière blanche qui témoigne de ses 74 ans. Le temps ne semble pas avoir eu d’influence sur sa puissance vocale comme en témoigne sa version de Something ‘Bout ‘Cha ainsi que sa longue et émouvante version de Let’s Straighen It Out. Sa dernière production étant une suite reprises de titres de Ray Charles, il se devait d’en dérouler certains sans trop s’y attarder pour la satisfaction d’un public qui attendait ses compositions originales. Un rapide Hit The Road Jack ponctua le concert tandis qu’ Enchain My Heart concluait un court set d’une heure.
Alors que le son de Miami commence à avoir droit de Cité à Porretta, pouvons nous rêver d’y voir ses figures emblématiques que sont Betty Wright, Gwen & George Mc Rae ou autre Little Beaver.


Porretta 2013/1 - diaporamas

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos : Barbara GROS-PIRON, Jean-Claude MORLOT

Joe Castellano Super Blues & Soul Band

Thursday, October 18th, 2012

Je me souviens qu’il y a presque dix ans que Joe Castellano lançait son Blues & Wine Soul Festival qui se déroulait en Sicile aux pieds des temples deux fois millénaires d’Agrigento. Ce festival qui dura cinq années fut l’occasion d’y applaudir des artistes internationaux comme Millie Jackson, Kool & the Gang, Howard Tate, les Blues Brothers, Kid Creole, Charles Walker etc.. et etc tant la liste est longue. La torpeur de la nuit était agrémentée de dégustations de spécialités locales. Mais Castellano en manager avisé avait aussi organisé son festival aux fins de promouvoir aussi son propre orchestre.

J’ai déjà écrit tout ce que je pense de lui (voir les archives du site) jusqu’à savoir convaincre certains musiciens américains à venir renforcer sa formation en allant même jusqu’à recruter le français Eric Starczan (maintenant avec General Electric) repéré avec Tony Coleman.
Le festival semblant être arrêté, Joe Castellano se concentre sur une tournée estivale annuelle qui écume l’Italie et la Sicile. Le premier double CD Blues and Soul With My Latin Side chroniqué ici est le reflet de celle de 2008.
Force est de constater que Castellano n’a pas lésiné sur les moyens pour épauler ses musiciens italiens puisqu’il aligne seize musiciens dont Roy Roberts, Sax Gordon, Waldo Weathers et le guitariste Chris Cain. Les instrumentistes locaux étant réputés pour leur qualité, il va sans dire que l’osmose est parfaite. Comme on n’est jamais servi que par soit même ce premier double CD comporte sur les quinze titres neuf signés Castellano. Ce qui n’est pas gênant puisqu’ il possède un sens de l’écriture et de la mélodie original. L’idée innovante est d’avoir demandé à ses invités américains de les interpréter. C’est ainsi que Roy Roberts impulse son énergie et son inventivité dans Lonely and Free (que je considère comme étant la meilleure composition de Castellano) alors que le chanteur de gospel Simone Deis, originaire de Brooklyn interprète Sad Blues ainsi que Let me drive. Et puis lorsqu’on a sous la main deux compagnons de route d’Otis Redding et de James Brown (Roy Roberts pour le premier et Waldo Weathers pour le second) comment se priver de medleys hommage? Le choix des titres est des plus classique de Dock of the bay à Papa’s got a brand new bag en passant par l’inévitable Sex Machine. Les seize musiciens et choristes dont six cuivres apportent le dynamisme nécessaire à un groupe qui semble avoir désormais trouvé sa maturité.

Changement d’attitude pour le second double live Soul Land puisque ne figurent que sept compositions Castellano parmi les vingt deux titres présents. A retenir parmi celles ci The King is Alive émouvante ballade hommage à Solomon Burke au remarquable solo de saxophone d’Ed Wynne et la tendre Juliette écrite pour fêter la naissance de sa fille.
S’agissant de différents titres issus des tournées siciliennes et italiennes s’étant déroulées en 2010 et 2012, il est difficile d’évoquer tous les musiciens pour la plupart américains qui s’y produisirent. Les deux chanteurs Gordon Metz et Cedric Ford tiennent le haut du pavé en assurant la plupart des titres dont l’ensemble ressemble à un « Best of Soul ». C’est ainsi qu’il est surprenant de découvrir une version assez originale de Let’s Get It On transformé en duo entre Cedric Ford et Gavin Christopher.
Un Gavin que l’on retrouve encore en duo avec la chanteuse italienne Daria Biancardi dans une impressionnante reprise du tube de Whitney Houston Saving All My Love For You. Elle semble toutefois plus à l’aise dans les titres lents que dans les uptempo qui manquent de tessiture soul dans la voix. Et ce ne sont pas les versions de Tell Mama et de Bad Girls qui me démentiront.
Il n’empêche que la cohésion et la parfaite mise en place de l’ensemble des chanteurs et musiciens développent grâce aux arrangements originaux de certains classiques une énergie communicatrice.
Cet album est nominé aux Handy Music Awards de Memphis. Il ne reste plus qu’à lui souhaiter bonne chance.
Ces deux albums sont disponibles sur CD Baby et Amazon.
Joe Castellano rends compte régulièrement de l’actualité de son groupe sur le compte Facebook de Soul Corner


Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos : Courtesy Joe CASTELLANO

Maurice Davis : Whipped & Pecked

Monday, July 16th, 2012

Maurice Davis qui n’est pas un inconnu de ces colonnes (Rubrique : Soul Indies) nous livre son nouveau CD qui, comme les précédents, est auto-produit. Ici, l’originalité réside dans le fait qu’il nous présente une série de hui titres inédits qu’il a composé à l’exception de Whipped & Pecked qui est l’œuvre de John Cummings.
Bien qu’originaire de Flint, Michigan son style s’apparente à celui des chanteurs sudistes qui savent combiner avec bonheur blues et soul. Guitariste émérite il s’inspire volontiers d’ Albert King dont il va jusqu’à emprunter la célèbre « V ». C’est ainsi que l’on trouve la combinaison des deux styles dans Whipped & Pecked ou encore dans Never Say What You Won’t Do. Une autre influence majeure qui ce doit d’être signalée est celle de Tyrone Davis que l’on retrouve fréquemment (Pack your bags, Bodily Harm, Hold on To What You got). Et puis il est impossible de citer le titre de clôture Ain’t Got No Money qui est en reprenant tous les codes du Godfather période seventies est un pur moment d’hommage.

Jean-Claude MORLOT

Maurice Davis’ New CD : “Play” Boy

Tuesday, May 24th, 2011

The King of Party Blues n’est pas inconnu de nos lecteurs puisque nous avons déjà évoqué en Septembre 2010 son précédent CD (rubrique Soul Indies). Il nous revient avec une nouvelle livraison qui reprend, puisqu’elle fonctionne dans le chitlin circuit, une formule qui consiste à mélanger titres originaux qu’il écrit avec des reprises Soul et Blues.

Les originaux ne sont que deux Black Cat est parfait dans le registre des titres qui font danser dans les clubs alors que Gone Girl s’inscrit dans le droit fil rythmique de James Brown.
La surprise de ce CD.est qu’une guitare bluesy vient y imposer sa présence. Maurice Davis qui avait déjà enregistré Cold Women de Mack Rice enregistré par Albert King a eu l’excellente idée de retourner aux sources de celui qui doit être son maitre au point d’utiliser la célèbre V Guitar pour le réenregistrer en le renommant Cold Women With Warm Heart . Le son est flamboyant, puissant, aérien et les riffs acérés sont ici respectés à la lettre. Un autre hommage est sa reprise You Gonna Need Me.

Le style oscillant en permanence entre le blues et la soul, il n’est pas surprenant de voir License To Steal (Clay Hammond) côtoyer Got To Give It Up (Marvin Gaye) ou encore le rarissime I Destroyed Your Love (Terry Huff) qui bénéficie d’un étonnant traitement hip hop.
Une paire de titres Malaco (I Could Saved Your Love, Members Only) conclut le recueil.
Maurice Davis a un choix éclectique qu’il interprète vocalement en changeant régulièrement de registre pour pousser jusqu’au falsetto.

Ce CD autoproduit ne donne aucun détail de production ni de musiciens mais la qualité des interprétations et des arrangements donne envie de le voir se produire sur une scène qu’elle soit à Flint (Michigan) ou en Europe.

Jean-Claude Morlot.

Maurice Davis Performing at the 11th Annual Keep On Keepin On Community Afrikan American Festival 2009
Riverbank Park~Downtown Flint,MI

Soul Makossa 2.0

Tuesday, February 8th, 2011

LA NOUVELLE VERSION DU HIT PLANETAIRE

Publié pour la première fois en 1972, Soul Makossa créé par Manu Dibango a été un énorme hit dans le monde entier. Depuis il a influencé de nombreux artistes et inspiré de nouveaux genres musicaux.

Soul Makossa a été interprété récemment par Kanye West sur son dernier album et par de nombreux autres artistes parmi lesquels Rihanna, Akon, Eminem, Jennifer Lopez, Jay-Z et bien entendu par le King of Pop en personne: Michael Jackson.

La nouvelle version a été réalisée par Manu Dibango en personne et le compositeur et chanteur à succès Wayne Beckford.

Disponible en digital le 7 mars 2011.

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