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Un hommage à l’un des pionniers de la Soul et du label Stax

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Porretta 2012

December 22nd, 2011

Pour annoncer son 25 iéme anniversaire Porretta se souvient des illustres artistes qui ont enflammés le cœur des fidèles de cet événement incontournable

Hommage/Tribute

November 2nd, 2011

Toni Green m’a appris, il y a quelques semaines, le jour même le décès de sa mère. Je me suis abstenu de répercuter la nouvelle par respect pour sa détresse et surtout parce qu’elle ne l’avait pas mentionné dans les réseaux sociaux.
Elle remercie maintenant les proches qui lui ont marqué leur soutien et diffuse l’hommage qu’elle a rendu à sa mère.
Voici la vidéo.

I have received a mail from Toni Green the day her mother passed away. As she decided to keep her pain for herself and not to mention it on the social networks, I have decided in order to respect her distress to remain silent.
Now she thanks all the relatives who gave her support and has published the tribute that she recorded for her
Here is the video

Jean-Claude MORLOT

B.T. Express Live in Paris

October 2nd, 2011

L’ambiance était électrique ces 16 et 17 Septembre au New Morning pour les premiers concerts parisiens de B.T. Express. Ce nom est le raccourci de Brookling Trucking Express et le souvenir d’une époque où les groupes prenaient le nom de compagnies publiques comme Chicago (Transit Authority) ou encore Pacific Gas and Electricity.
Le groupe composé de Andrew Julian Meyers (Saxophone Alto), Samual Manigault (Claviers), Charmel Brian Rogers (guitare), Leroy Chishom (batterie), Louis James Risbrook (guitare basse) Neil Geoffrey Edwards(sax tenor) et Steven Kroon (percussions) qui remplaçait Dennis Rowe hospitalisé soutenait Valarie Adams qui avait pris la place de la chanteuse originale Barbara Joyce Lomas. Ce qui est d’autant plus surprenant puisqu’elle était venue à Paris pour faire une apparition surprise lors d’un concert de Brass Construction au Gymnase en 2006.
Elle s’en démarque vocalement dans ses titres personnels puisque son phrasé s’apparente à celui de Patti La Belle. Mais le public attendait le disco funk qui fit la gloire du groupe. Et c’est ainsi que Do it, Peace Pipe et l’incontournable tube Express firent monter d’un cran la température du lieu pourtant déjà bien élevée.
Ce fut un concert sans surprises mais tellement réjouissant qu’il ne reste plus qu’à espérer qu’il soit suivi par d’autres du même gabarit.

Texte et Photos : Jean-Claude MORLOT

Le Off de Porretta

September 20th, 2011

Porretta c’est aussi croiser un soir Sugar Pie De Santo qui cherche un endroit sympa pour boire un verre. Et c’est ainsi que nous eûmes une longue conversation d’une heure à la terrasse d’Il Califfo.

C’est aussi faire la connaissance du sympathique Marcel Bénédit fondateur du magazine ABS (Arvern’ Blues Society) au contenu qui se définit comme étant « un autre regard sur la musique afro-américaine et son environnement ». La définition se veut un peu sociologique mais l’approche claire des genres soul/blues et une mise en page aérée balaiera toute hésitation d’un lecteur réticent envers la formulation qui trouvera une nouvelle approche moderne d’une presse spécialisée qui semble à bout de souffle.

C’est aussi la deuxième scène située dans la rue principale animée dans la journée par d’excellents groupes locaux comme Remengo Brothers.

C’est aussi, un diner à la Veranda en compagnie de Toni Green et des choristes du Memphis All Star R&B Band Shontelle et Jeanine Norman où elles ont partagé leur passion pour Gladys Knight au point de reprendre a capella des pans entiers de l’album Claudine.

C’est aussi Toni Green qui se voit offrir au nom de toute la bande italo/internationale une bouteille de Sanbuca qu’elle vient de découvrir et d’apprécier. Force est de reconnaitre est qu’elle a su séduire par sa gentillesse, sa simplicité et sa permanente disponibilité l’ensemble de notre petite bande.

C’est aussi la messe du Dimanche où contrairement à certains mécréants dont je fais partie certains artistes comme les frères Wiggins participent (merci à Leonardo Landi pour la photo)

Mais ce fut surtout ce mémorable déjeuner au restaurant La Pace. Ce qui ne devait n’être à l’origine que le traditionnel et mémorable déjeuner dominical avec les amis italiens devint un événement qui fit rapidement le tour de la ville. Toni Green nous dit qu’il faut garder une place pour William Bell. Et ainsi de suite, arrivent les frères Wiggins, Swamp Dogg préoccupé par les problèmes de santé de sa femme fait une courte apparition, Chick Rogers se tient à la table derrière la notre. Sugar Pie De Santo arrive dans la foulée de Toni Green, Harvey Scales est là aussi. En résumé et sans que nous l’ayons souhaité la totalité du festival est présente alors que la foule à l’extérieur s’agglutine contre les vitres et que Lepida TV arrive pour filmer le document joint.
Mais ce n’est pas fini. Vito Asta (que les lecteurs de SOUL CORNER connaissent bien puisqu’il est le leader de Bluestray) prends sa guitare et interprète comme à son habitude des chansons napolitaines et siciliennes pour terminer par l’hymne Amen. Sans rien demander Spencer Wiggins lui emboite le pas suivi par son frère, par Chick Rogers, Toni Green et finalement William Bell qui conclura avec une version a cappella de son hommage à Otis Redding Tribute to a King.
Avec l’arrivée de Graziano Uliani, surpris par l’événement, et du présentateur Rick Hutton le festival ne se tenait plus au Rufus Thomas Park mais dans le modeste mais chaleureux restaurant des sœurs Corsini.
Ce moment aussi improbable qu’imprévu restera à jamais gravé dans nos mémoires.
C’est ça aussi la magie de Porretta.

Photos: Anne de COLBERT à l’exception de celles légendées Soul Corner par Jean-Claude MORLOT et Leonardo LANDI pour celle de l’église
Texte: Jean-Claude MORLOT
A noter que l’intégral des concerts de Porretta est disponible sur le site de Lepida TV http://www.lepida.tv

Le diaporama réalisé par Anne de Colbert et son coup de coeur pour ce bon restaurant à l’ambiance inégalable.


la vidéo

Porretta 2011 Pt3 (2/2)

September 17th, 2011

Austin de Leone enchaina après un long entracte. Ce fut l’occasion pour Rick Hutton de saluer la mémoire de Solomon Burke et d’ annoncer le décès d’Amy Winehouse. S’il est toujours triste d’apprendre le départ d’un être de 27 ans, il n’en est néanmoins pas une grande perte pour le monde de la Soul. C’est Caroline De Leone qui fut chargée de lui rendre hommage. Elle n’avait visiblement pas eu le temps de répéter le titre No,No,No puisqu’elle en avait le texte sur une feuille. Elle n’était pas dans le ton et le résultat fut une catastrophe totale qui fut appréciée mollement par le public.
Fort heureusement l’arrivée de la sémillante et toujours juvénile Sugar Pie de Santo effaça rapidement ce moment de nos mémoires. Même si le répertoire fut pratiquement semblable à celui du concert précédent, l’ennui ne s’installe pas car elle sait faire participer le public allant jusqu’à rire de ses propres blagues. Le traditionnel final se termina en délire absolu en déclarant espérer revenir si elle est encore vivante. C’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter.

Sax Gordon, dont les interventions sont souvent comparées à celles de King Curtis, assure l’intermède, pendant que Swamp Dogg se prépare, avec une chanson dont les Coasters n’auraient pas certainement renié l’humour du texte.
Quelques pas de danses et celui qui revendique le fait qu’en dépit de n’avoir jamais eu de « hit records » d’être néanmoins riche s’installe aux claviers. D’entrée sa version de Since I feel for you est remarquablement soutenue par Sax Gordon. Ensuite, s’agissant d’une séance de rattrapage le répertoire convenu est raccourci en trois titres pour se terminer par un gigantesque bain de foule.
La nouvelle marque de fabrique du festival est de réunir la totalité des artistes présents pour un grand final. C’est l’occasion d’un immense moment de convivialité entre eux et le public lors d’un gospelisant Hold On. La communion était des deux côtés de la scène puisqu’il faut rappeler que Porretta doit être le seul festival où il n’y a pas de barrière pour les séparer.
Nul doute qu’il y aura du monde en 2012 pour célébrer la 25iéme édition.

En tout cas, l’équipe de Soul Corner y sera.

Texte : Jean-Claude MORLOT
Photos : Anne de COLBERT

A suivre le “Off” de Porretta.

Porretta 2011 Pt3 (1/2)

September 12th, 2011

Comme chaque année la soirée de Dimanche est désormais consacrée à la révision générale avec la participation de chacun des artistes présents. Le Memphis R& B All Star s’échauffe avec une décontraction désarmante de simplicité et d’efficacité pour accueillir Harvey Scales. Le costume est désormais rose avec chaussures assorties ! il se lance dans une série d’incontournables dont I’ve been loving you too long qu’il relit à sa façon en allant jusqu’à dire qu’il doit désormais prendre sa petite pilule bleue pour continuer d’aimer sa femme ! et bien évidement, il ne pouvait terminer par le tube planétaire Disco Lady. Son bonheur de danser sur la scène avec quelques spectatrices faisait plaisir à voir. L’homme semblait vivre une seconde vie.
Chick Rogers enchaina avec Superstition qui semble moins approprié à son répertoire que la très bonne version qu’elle donna de Dr Feelgood. Percy Wiggins s’empare de l’endroit en démarrant avec le funky Love is a wonderful thing. S’ensuivit un hommage à O V Wright avec une splendide reprise de You’re gonna me cry. Son frère Spencer est plus introverti, la voix semble moins assurée ce qui ne l’empêche pas de rester convaincant dans sa version de Lonely Man. Il n’y a rien de nouveau dans la nuit porrettaine lorsque les deux se rejoignent pour reprendre les classiques de Sam & Dave. Malheureusement, force est de constater que le gospelisant Percy est plus convaincant que son frère.
L’entrée de Toni Green avec You got love n’est pas nouvelle mais toujours aussi surprenante. En un court set de trois titres, elle démontra qu’elle est capable de toutes les fantaisies comme celle de se comporter avec des poses lascives comme dans le chittlin’ circuit ou encore faire la jeune Tina Turner à l’instar de sa prestation à la Donna Summer à Narni dans une reprise de Take a little piece of my heart.
La nuit était bien avancée et loin d’être terminée lorsqu’arriva William Bell. Le répertoire est sans surprise composé de ses succès Everybody loves a winner qu’il enchaina sur Rainbow de Gene Chandler. Inévitablement l’ombre d’Otis Redding qui plane en permanence sur le festival fut présente avec quelques notes de Fa, Fa, Fa. Plus surprenant fut l’hommage à Sam Cooke lors d’une rapide évocation de Cupid.

Photos: Anne de COLBERT à l’exception de Toni Green : Leonardo LANDI
Texte : Jean-Claude MORLOT

Porretta 2011 (Pt2) (2/2)

August 29th, 2011

Mise à jour du 15/09/11

Le présentateur Rick Hutton avait présenté Toni Green comme étant la Reine du festival. Il gravit une marche dans la hiérarchie monarchique en annonçant l’Impératrice du Festival : Sugar Pie De Santo. Il faut dire que du haut de moins d’un mètre soixante et de ses 75 ans celle qui fume comme un pompier et ne dédaigne pas boire un petit coup est une sacrée bonne femme. Elle est consciente qu’est encore en pleine possession de ses moyens et semble déterminée à en profiter jusqu’au bout. Elle est l’exemple même de l’artiste « à l’ancienne » n’hésitant à faire participer le public. Elle est coquine sans être vulgaire c’est ainsi que lors de High Heels Sneakers (qu’elle chante sans chaussures) qu’elle a des croisements de jambes à faire pâlir d’envie Sharon Stone ! Elle revient très vite aux choses sérieuses avec la ballade I don’t care sans pour autant oublier son personnage de « grand-mère indigne »avec force galipettes ou roulades arrières. Son show se termina par son incontournable succès In The Basement. Ce qui me permet de signaler que la revue britannique au titre éponyme et à laquelle j’ai eu le privilège de collaborer cessera de paraitre à la fin de cette année.

Avec Swamp Dogg, c’est un monument trop méconnu de la Soul qui s’installe sur la scène.
Producteur avisé pour des artistes inconnus (Charlie Whitehead, Wolfmoon) comme connus (Irma Thomas, Solomon Burke) il trimballe aussi une solide réputation d’escroc. Il faisait son retour à Porretta puisque déjà familier des lieux. D’entrée une constation s’impose : l’homme à presque 70 ans n’a rien perdu de sa puissance vocale. Sa marque de fabrique est un style indéfinissable et aisément reconnaissable. S’enchainent des titres qui ne furent pas des succès.
car il ne pratique pas la langue de bois dans sa façon de s’exprimer. Sam Stone/God bless America en est un parfait exemple où il critique la politique américaine qui glorifie la Statue de la Liberté tout en maltraitant les américains natifs. Et il en profita pour rendre hommage aux victimes de la tuerie qui venait d’avoir lieu en Norvège.
L’essentiel de sa prestation se concentre sur ses débuts. Synthetic World ainsi que l’incontournable Total Destruction of your Mind qui ne semblait pas avoir pris une ride malgré le temps passé (1970)
Il ne pouvait s’empêcher dans ce lieu mythique d’évoquer avec The More qu’il écrivit pour Solomon Burke une relation qu’il qualifie de « passion et de haine » mais teintée de respect.


Diaporama Kizoa : Album 2 Festival de Porretta - Diaporama

Photos: Anne de COLBERT
Texte: Jean-Claude MORLOT
A noter que l’intégral des concerts de Porretta est disponible sur le site de Lepida TV http://www.lepida.tv

Porretta 2011 (Pt2) (1/2)

August 22nd, 2011

Le Samedi est le jour où l’affluence est la plus importante et celui qui concentre les têtes d’affiche du festival. C’est donc sans surprises que la soirée débute avec le Memphis All Star R&B Band et la redoutable puissance de feu de sa section de cuivres.
Avec son costume vert pomme quatre boutons semble tout droit sorti des seventies. Il attaque avec Sweet Soul Music puis un hommage à Wilson Pickett qu’il détourne allégrement pour lui permettre d’avoir le public pour complice. S’ensuit Broadway Freeze & Get Down en hommage à la performance de John Belushi dans le film Animal House et à l’un de ses principaux tubes. Il n’était pas peu fier d’interpréter pour terminer le mega hit Disco Lady qu’il a écrit pour Johnnie Taylor. Le son STAX reprenait ses droits.

Malgré ses presque 70 ans, Harvey Scales a démentit ceux qui en France affirment que Porretta est une entreprise de gérontologie, et démontra avec son enthousiasme, son énergie et son bain de foule communicatif que l’âge n’est qu’un chiffre. Il faut savoir rendre grâce à Graziano Uliani qui, un peu comme Ian Levine avec Motorcity Records, a permis de redonner la chance à ces artistes de pouvoir retrouver le chemin des scénes.

Spencer Wiggins, qui n’est pas non plus un inconnu des habitués de Porretta semble porter le poids des ans sur scène et semble ne pas avoir l’aisance physique de son frère Percy. A l’inverse il n’a rien à lui envier vocalement et se trouve très à l’aise dans les ballades comme How much I love you alors qu’il le semble moins dans les titres rapides. il est intéressant de noter qu’il interprète des titres (Love Attack) qui sortent du répertoire habituellement convenu. Et c’est sans surprise qu’il conclue avec son immense tube Uptight Good Woman qu’il fit durer avec une emphase dramatique pour le grand plaisir de son audience. Il est ensuite rejoint par son frère avec lequel il interprétera deux duos de Sam & Dave (When Something is wrong et Hold on I’m comin’)

Mais la soirée était loin d’être terminée puisque le public attendait avec impatience Sugar Pie De Santo et Swamp Dogg. A suivre donc.

Photos: Anne de COLBERT à l’exception des photos légendées Soul Corner : Jean-Claude MORLOT
Texte: Jean-Claude MORLOT
A noter que l’intégral des concerts de Porretta est disponible sur le site de Lepida TV http://www.lepida.tv

Porretta 2011 (Pt 1)

August 14th, 2011

Mise à jour du 15/09/11

Ce Vendredi démarra avec la formation italienne Foundaction conduite par Sergio Cocchi et rejointe pour l’occasion par le batteur des Bar-Kays Carlos Sargeant. Il avait pour tâche d’accompagner Chick Rodgers. La femme est ambigüe, introvertie et guère souriante. Ces handicaps oubliés, il n’empêche que nous sommes en présence d’une excellente chanteuse menue et frêle dont le répertoire est essentiellement composé de reprises d’Aretha Franklin (Natural Woman, Respect, Ain’t no way, Spirit in the dark) de Use my imagination ou encore de Superstition. Elle se déridera dans sa version de Natural Woman où elle exprimera remarquablement la sensualité féminine que contient la chanson.
S’ensuivit Austin de Leone qui interpréta Booker T (Green Onions et consorts) ainsi que des classiques (Philly dog, Hard Times) pour lesquels il s’était adjoint les services de Sax Gordon, Il laissa la vedette à sa fille Caroline qui fut convaincante dans sa lecture de Soul Serenade mais le fut moins avec un titre trop rock pour l’endroit.
Le traditionnel Porretta Music Award fut accordé à Andrea Mingardi, figure incontournable de la Soul à l’italienne, qui gratifia le public de Try a little tenderness et de Satisfaction.
Entre Percy Wiggins.

Percy Wiggins

Percy Wiggins

Il incarne la grande tradition de la Soul sudiste entre profane et sacré. Son hommage à O V Wright en interprétant You’re gonna make me cry fut un grand moment de puissance et de force contenues tandis que son medley Sam Cooke ne manquait pas de charme.
On ne présente plus William Bell puisqu’il fit partie de l’équipe légendaire des pionniers STAX. A 72 ans, il est en pleine possession de ses moyens. Au grand dam des spectateurs son répertoire est essentiellement composé de ballades interprétées avec grâce et délicatesse. A l’inverse les amateurs de deep soul ont été largement comblés par I forgot to be your lover où les sœurs Norman sont intervenues en finesse. William Bell est le son Stax dans toute sa quintessence et ce ne sont pas Ain’t no other way ou You don’t miss your water qui contrediront cet avis. Son hommage à Otis Redding Tribute to a King fut reçu par le public à la hauteur du respect qu’il porte au chanteur disparu. Et le moment que nous attendions puisqu’annoncé ici arriva. Il avait enregistré avec la chanteuse aujourd’hui disparue Judy Clay une série de duos dont le fameux Private Number et c’est en compagnie de Toni Green qu’il en fit la reprise. Reprise amusante qui leur semblait être plutôt un jeu décontracté de complicité plutôt qu’un exercice commandé.
William Bell & Toni Green : The Sweethearts of Soul

William Bell & Toni Green : The Sweethearts of Soul

On pourra toutefois regretter que le medley Ben E King qui suivit tire un peu en longueur et que la présentation des musiciens qui le prolongea le fut encore plus.
Car la soirée n’était finie. Le Memphis All Star Band sort la grosse artillerie pour accueillir Toni Green qui ouvre comme souvent avec sa remarquable version de You Got Love (Chaka Khan). Elle enchaine sur une série de classiques dont Feel like breaking somedy’s home (où ses tentatives à partager la scène avec le public furent désespérées), At last, I say a little prayer pour terminer en beauté avec sa lecture de It’s a man’s man’s man’s world qui aux dires du grand spécialiste de James Brown Alan Curtis en est l’une des plus remarquable version avec celle d’Irma Thomas.



Photos: Anne de COLBERT à l’exception des photos légendées Soul Corner : Jean-Claude MORLOT
Texte: Jean-Claude MORLOT
A noter que l’intégral des concerts de Porretta est disponible sur le site de Lepida TV http://www.lepida.tv


Diaporama Kizoa : Album 1 du Festival de Porretta 2011 - Diaporama